Supra, pp. 10-r
- 6. Geoffroi, abbé de Vendôme (1093-1136), est partisan de l’exemption, non seulement comme chef d’un monastère exempt (Compas, Étude sur Geoffroi de Vendôme, pp. 231-238), mais comme théoricien, dans ses écrits (ibid., pp. 239-253).
7. Il l’a développée tant par l'octroi de privilèges nouveaux (Fricue, Le règne de Philippe I", pp. 482-484) que par l'introduction, dans les bulles, d’une clause qui allait aboutir à réputer exempts tous les monastères placés en la propriété du Saint-Siège et lui payant le cens (P. FaBre, Étude sur le « Liber censuum », PP. 94 sq.), et aussi par une tendance à vouloir rattacher directement à Rome les monastères alléguant un privilège antérieur, quel qu'il fût : c’est ainsi qu'il écrit aux chanoines de Saint-Martin de Tours, qui prétendaient avoir eu un évêque claustral : « Et quia in quibusdam vestrae ecclesiae privilegiis proprium vobis habere episcopum concessum est, nos, eius vice, Romano vos sancimus specialiter adhaerere pontifici et graviores vestri causas ex eius pendere iudicio » (JArrÉ, 5631, cité d’après FRANx, Die Klosterbischüfe, p. 65).