Infra, n
dessous et à droite; tout à fait à droite, un sceau plaqué. Toutes ces mentions et tous ces signes, ainsi que, d'une façon générale, les formules de protocole et d’eschatocole, n’offrent pas de prise au soupçon *”.
>° Aussi bien, certaines circonstances historiques auxquelles le texte fait allusion sont confirmées par d’autres témoignages irrécusables. D’après l’acte, Robert le Magnifique était à Fécamp le 13 janvier 1035; il était entouré de sa cour, et s’apprêtait à partir pour Jérusalem . Tout ceci peut être vérifié. Il est établi que Robert fit le pèlerinage el mourut à Nicée le > juillet suivant, très probablement au retour ?, Il dut donc quitter la Normandie vers le mois de mars. Guillaume de Jumièges nous raconte qu'il avait fait part. de son projet de pèlerinage aux évêques et aux grands réunis à Fécamp ; que ceux-ci avaient tenté de l'en dissuader, mais que Robert ne suivit pas leurs conseils, et leur fit reconnaître pour son SuCcesseur le jeune Guillaume le Bâtard, alors âgé de sept ans *. Cette assemblée de Fécamp ne peut avoir eu lieu que quelques semaines avant le départ, c’est-à-dire aux environs de la date de notre diplôme. Il est évident que l'annonce du projet de voyage et l'octroi du diplôme doivent être rapportés à la même session de la cour, sans doute celle de Noël, prolongée jusqu’à la mi-janvier LÉ
Examen diplomatique et rapprochements historiques con-
10. Dans le corps même du texte, certaines formes vulgaires, telles que La Haia de Telloïl, Karolomaisnil, maisnil Richardi, Daniel maisnil, pourraient surprendre. Mais M. Lot a déjà relevé que, « dans un acte authentique de Richard IT, on trouve des formes telles que Bosmesnil, Braimoustier » (Lot, Études cril. sur l'abbaye de Saint-Wandrille, p. Lvn).