VIII AVANT-PROPOS
la conclusion de notre étude, par la coupure qu’elle marque dans l'histoire des privilèges — aussi bien que dans l'histoire générale du droit de l'Église.
Nos sources sont abondantes. Ce sont essentiellement des chartes, des chroniques d’abbayes et quelques textes conciliaires. Nous donnerons plus loin la liste des ouvrages imprimés, des cartulaires inédits et des fonds d’archives où nous les avons puisés.
Mais il nous faut préciser sur un point la méthode que nous avons suivie pour leur utilisation. La matière des privilèges monastiques est l’une de celles où l’on rencontre le plus d'apocrypkhes ; et cette observation vaut, plus que pour tous les autres siècles, pour le XI° qui a pu être appelé « l’âge d’or des faux ». Il nous a semblé que, dans certains cas du moins, la critique d’un acte faux ne devait pas avoir pour objet et-pour résultat d'éliminer un document; qu'elle devait tendre à fixer l’époque et à faire comprendre les motifs de la fabrication; et que l’apocryphe, si ce traitement lui était appliqué, pouvait devenir un élément de premier ordre dans la masse des textes.
J'ai à cœur, en achevant ma tâche, de remercier tous ceux qui m'ont aidé à la mener à bien.
Ma reconnaissance très émue va tout d'abord à mes maitres regrettés, Paul Fournier et Robert Génestal, qui n'auront malheureusement vu ni l’un ni l’autre la fin d'un travail qu'ils avaient daigné conseiller et encourager.
Je dois à mes maîtres, et en tout premier lieu à M. Gabriel Le Bras, Professeur à la Faculté de Droit de l'Université de Paris, à M. Louis Halphen, Membre de l’Institut, et à M. Ferdinand Lot, Membre de l’Institut, des conseils et des critiques qui m'ont été d’un grand secours ; tous trois ont bien voulu lire cette étude en manuscrit el me communiquer d'utiles observations ; qu'ils veuillent bien trouver ici l'expression de ma très profonde et très respectueuse gratitude.