LS PORTÉE DU PRIVILÈGE
rielle *. Le droit de visite continua d’être exercé par les
successeurs d'Eudes Rigaud ".
4° En septembre 1232, l'archevêque Maurice casse l’é-
lection d'une abbesse, dont il avait examiné la validité « comme il devait le faire et comme il en a le pouvoir»;
15. Ibid., p. 515. Eudes Rigaud réglemente, le g mai 1265, l'habit des religieuses: il ordonne qu'elles soient toutes pourvues de pelisses convenables, mais défend les broderies, parures ou orneiments aux manches et au col; il prohibe aussi les ceintures d’acier, réglemente l'heure du lever des sœurs, qu'il désire plus matinale qu'elle n’est.
En 1260, les religieuses prétendirent que ce n'était pas le monastère, mais seulement l’abbesse qui était soumise à la visite de l'archevêque. L'affaire n'alla pas très loin, et Eudes Rigaud, dont le meilleur argument fut la bulle d'Innocent III du 13 mai 1219 (cf. supra, p.47, n. 9), triompha complètement ; les religieuses reconnurent « que l'archevêque avait sur elles droit de visite pleno jure » {ibid., pp. 383-384). Il est d’ailleurs à remarquer que, jusqu'à 1260, Eudes Rigaud emploie toujours l'expression : « visitamus abbatissam » ; ce n'est qu'après qu'il écrit : « visilamus abbaliam ». Mais on ne peut, semble-t-il, tirer aucun argument de la distinclion, car, avant comme après 1260, les interventions de l’archevêque pendant ses visites concernent aussi bien les religieuses que l’abbesse : ainsi, en 1256, il ordonne que les confessions soient plus fréquentes (ibid., p. 266); en 1257, il prescrit la confession et la communion mensuelles (p. 293). Au surplus, la bulle de 19 mai 1215, qui avait réglé le droit de visite de l’archevêque, n'avait pas introduit pareiïile subtilité (bulle « Cum inter venerabilem », Arch. $. I, série H, Montivilliers: cf. LE CAcHEUX, op. cil., p. 9). Nous ne croyons pas, contrairement à M. Le Cacheux (op. cil., p. 8), qu'il y ait eu grand'chose de changé en 1260.
16. Voir le relevé, fail au milieu du XVIIE siècle lors du procès entre l'archevêque et l'abbesse, des visites effectuées à l’abbaye par les vicaires généraux entre 1440 et 1534 (Arch. S. I., G 5350). La liste est exacte et peut être vérifiée sur les registres cités, dont la plupart existent encore : 1440, »o décembre (G 43); 1447, 17 décembre (reg. perdu); 1451-1452 (G 50); 1469, 24 août (G 65); 1470, 10 mai (G 66); 1470, 23 septembre (G 69); 1475, 26 septembre (G 50): 1476, 27 septembre (G 71, £° 14 v°); 1494-1495 (G 8r); 1497, 5 août (G 83); 1498, 12 mai (G 84); 1901, 14 avril (G 86); 1503, 25 septembre (G 88); 1504, 3 juillet (G Ro, f° 22); 1505, 25 mai (G go); 1506, h mai (G gr) ; 1507, 17 avril (G 92) ; 1507-1508 (G 93) ; 1513-1514 (G 95) ; 1915-1516 (G 96) ; 1518, 23 mai (G 98) ; 1519-1520 (G roo) ; 1920-1921 (G 102); 1529-1580 (G 116); 1530-1531 (G 118): 1532-1533 (G 119); 1533-1534 (G 190). Voir aussi les procès-verbaux des visites de 1500, 1529, 1667 (G 5369) : en 1500, le vicaire général ordonne aux religieuses d'observer plusieurs ordonnances de l'archevêque, sous peine d'excommunication:; en 1667, il constate que la réceplion d’une religieuse n'a pas été régulière, car il manquail deux voix pour atleindre le quorum requis des deux tiers, et il à accordé les dispenses nécéssaires.