‹ Étude sur les privilèges d'exemption et de juridiction ecclésiastique des abbayes normandes: des origines jusqu'en 1140Chapitre 75 sur 342 · Proul debuil el competil » (référence note suivante · texte numérisé non relu

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PORTÉE DU PRIVILÈGE h9

puis il prive le chapitre du droit d'élire et désigne luimême l'une des religieuses ; après diverses péripéties, l’abbesse finalement choisie est bénie, en 1236, dans la chapelle du successeur de Maurice, Pierre de Colmieu, archevêque élu, mais non encore consacré *. De même, en 1256, Eudes Rigaud examine et confirme l'élection d'une autre abbesse qu'il bénit trois jours après °, et il recommence en 1298 *?.

5° Dans le pouillé du diocèse de Rouen de 1337, l’abbaye de Montivilliers n'est pas considérée comme exempte *'; et, au XVIII siècle, Dom Toussaints-Duplessis et la Gallia Christiana ont formellement dit qu'elle ne l'était

pas **.

Les diplômes de 1032 et 1035 ne sont donc à l’origine d'aucune exemplion, et ce premier point permet d'en

comprendre un autre : ils n'ont pas été confirmés par le

pape.

On s'en est beaucoup étonné, pour deux raisons. La

première, c'est l'erreur commise sur la véritable nature des privilèges concédés en 1032 el 1035, où, trompé par

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