‹ Étude sur les PyonéphrosesChapitre 19 sur 24 · ANALYSE DES URINES · texte numérisé non relu

ANALYSE DES URINES

Urine rénale

Quañtité, 60 cent. cubes.

Aspect légèrement troublé (dépôt floconeux).

Couleur jaune clair.

Odeur normale.

Réaction légèrement acide.

Densité, 1,011.

Urée, 9 gr. par litre.

Chlorures, 8 gr. 50.

Acide phosphorique, 0,94.

Albumine, 0,80.

Glucose, o.

Urine vésicale -

Quantité, 1000 cent. cubes.

Aspect légèrement trouble.

(dépôt floconneux).

Couleur jaune clair.

Odeur normale.

Réaction légèrement acide.

Densité, 1,014.

Urée, 14 gr. 70 par litre.

Chlorures, 10 gr.

Acide phosphorique, 1 gr, 20.

Albumine, 0,70.

Glucose, o,

Néphrolithotomie le 28 septémbre 1898 par M. ALBARRAN. Incision lombaire, recourbée en bas parallèlement à la côte iliaque. Après écartement de la graisse péri-rénale le rein apparaît gros, rougeñtre, irrégulier, bosselé, de consistance flasque; léger degré de périnéphrite en avant et en arrière. Enucléation du rein, A sa surface, sont de grosses bosselures, surtout aux deux extrémités et au niveau du bord convexe. La poche supérieure a le volume d’une grosse orange, l'inférieure, celui d’une orange ordinaire et la poche moyenne atteint à peine le volume d’une noix. 11 y a fluctuation évidente au niveau des bosselures. La longueur totale du rein est

de 20 centimètres et sa largeur de 12 à 15 centimètres. Le rein étant couché sur sa face postérieure l'exploration du hile permet de sentir l'extrémité de la sonde urétérale qui a buté contre un obstacle et n’a pu pénétrer dans le bassinet.

On incise alors la poche inférieure. Il s’en écoule un jet de liquide blanchâtre, trouble. De la poche supérieure incisée, sort un liquide sanguinolent. La quantité totale de liquide évacué atteint 5 à 600 grammes.

Le rein est maintenant flasque et affaissé sur lui-même, L’exploration des poches, combinée à la palpation, permet cependant de sentir des portions de parenchyme rénal demeurées saines. De plus, dans l’intérieur des cavités vidées de leur contenu, on peut sentir des calculs petits, dont la grosseur varie du volume d’une lentille à celui d'un pois.

Avec un doigt introduit dans la poche supérieure et un autre dans la poche inférieure, M. Albarran sent un calcul profondément engagé dans l’uretère. Avec beaucoup de difficultés, on parvient à l'extraire. Il ala forme d’un Ÿ dont la branche unique ést engagée dans luretère, et dont les deux autres branches pénèrent dans les

deux calices, supérieur et inférieur. Ce calcul est de couleur noirâtre, lisse et dans l’angle des deux branches de l’Y, est un fragment

de substance rénale que M. Albarran a dû enlever pour permettre Pextraction.

La poche qui répond à la partie moÿenne du bord externe du rein, est située entre les deux autres, et elle ëst séparée de ses voisines par d’épaisses cloisons de substancé rénale. Elle saigne abondamment : on la tamponne.

De l’eau boriquée injectée dans les poches entraîne la poussière calculeuse. Injectée par la poche inférieure, elle pénètre dans la supérieure.

M. Albarran, qui veut conserver le rein, s'occupe alors de diminuer les deux grandes cavités des extrémités. La poche inférieure est plissée en dedans etles deux bords de la substance rénale suturés par quatre fils d'argent. La partie supérieure, plus considérable, est réduite par le même procédé.

Drainage au moyen de deux tubés de caoutchouc dé la dimension du petit doigt, introduits jusque dans le bassinet. Un troisième drain est placé dans la poché moyenne. L'opération est alors complétée par une néphropéxie. Trois anses de catgut traversant le parenchÿme rénal au niveau des eloisons plus résistantes qui séparent lés poches, fixent le rein aux lèvres musculaires de la plaie lombaire Le fil supérieur ne prend point d'appui sur la côte, Le volume du rein se trouve de cette façon considérablemént réduit. Au dessous

et en avant de lui, existe une cavité qui est drainée par un tube et par deux mèches de gaze stérilisée.

Finalement on a ainsi quatre drains superposés. Suture de la plaie au niveau des deux extrémités.

Le 29, température — 3608. Urine== 500 gr. en 24 heures. Pansement.

Le 30, urine — 750 grammes. Les mèches de gaze sont changées. Il stagne au niveau de la plaie un peu de liquide sanguinolent, légèrement fétide.

1 Octobre — Urine — 750 grammes. Temp. de la veille 38, le matin, 36° 6.

Suites opératoires simples.

Le 10, cathétérisme de l’uretère droit et enlèvement des drains. Comme l'urine ne s'écoule pas par la sonde, celle-ci est enlevée dans l'après-midi et les drains sont replacés.

Le 11, cathétérisme de l’uretère par M. Albarran. Le liquide injecté par la plaie rénale sort goutte à goutte par la sonde, surtout quand on exerce une certaine pression sur la plaie. Les drains sont - enlevés.

Le 12, la sonde urétérale n’a pas fonctionné; les drains sont remis.

Le 27, la plaie est en partie refermée, les drains ont du être plusieurs fois changés, parce qu'ils étaient devenus trop gros. Le cathétérisme de l’uretère pratiqué par M. Albarran, ne permet pas de conduire la sonde jusque dans le bassinet. La sonde s’arrête dans l’uretère. Le liquide injecté par la plaie lombaire ne sort pas par la sonde.

Le drainage urétéral est impossible. Aussi M. Albarran pratique une seconde intervention.

1er décembre. Opération. — Avant l’anesthésie, on lee une sonde n° 6 dans l’uretère droit. Incision lombaire. Isolement du rein. Le rein est revenu à des dimensions normales, les grandes cavités kystiques ont disparu grâce au capitonnage, on ne voit plus trace des plicatures du capitonnage.

L’incision étant prolongée en bas, on isole l’uretère, on constate qu’il vient s’aboucher à la partie toute supérieure du rein, il ne semble pas yavoir de rétrécissemmentau point où est arrêtée la sonde urétérale. On pratique alors à l'uretère, au niveau du pôle inférieur du rein, une ouverture longitudinale ; on essaie par cette ouverture et au moyen d’une pince à disséquer de faire remonter la sonde et de la faire pénétrer dans le rein.Elle remonte bien jusqu’au rein,mais là s’ar-

rête. Par le toucher intra-rénal, il est impossible de sentir ni la sonde, ni l'ouverture de l’uretère.

M. Albarran pratique alors l’anastomose latérale de l’uretère à la partie déclive de la poche, suivant le procédé que nous avons décrit (V. Traitement).

2 décembre, la sonde urétérale n’a pas fonctionné. Elle est bouchée,

on la débouche au moyen d’un mandrin, et on fait un léger lavage du bassinet à l’eau boriquée.

3 décembre, 12 gr. d’urine par la sonde.

4 décembre, la sonde donre 40 gr. d'urine.

5 — — — 90 — 6 — — — 220 — 5h — — — 32 — 8 — — —— 425 — 9 re = Æ ARTS 10 — — — 330. — 11 —— — — 500 — 12 —- —— — 400 —

Le 13 décembre, légère élévation de température. M. Guyon fait rouvrir la plaie rénale. L’urine ne passe plus par la sonde,

Le 17, on change la sonde urétérale qui est couverte de quelques incrustations phosphatiques.

Le 18,la sonde à permis l'écoulement de 8 à 10 gr. d’urine.

Le 19, la sonde donne 375 gr. d’urine.

Le 22, la sonde donne 600 gr. d’urine.

Le 23, on change la sonde.

Le 28, on change la sonde.

Le 29, M. Albarran avive les bords de la plaie, les suture. Sonde urétérale à demeure.

3 janvier, légère élévation de température, On commence par la sonde les lavages au nitrate d’argent. Il y a toujours un peu de rétention qu'on ne peut vider qu’en exprimant le rein par pression profonde.

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