janvier 750 gr. par la sonde
45 — 850 — 5-6 — 1000 — 6-7 — 1000 — 7-8 — 1000 — g —- On retire la sonde urétérale.
La malade quittele service, complètement guérie, le 22 février 1899.
Remarques. — Le capitonnage, de la poche n’a pas, seul, suffi à amener la guérison. L’orifice d’abouchement de l’uretère dans la poche était trop étroit ou fermé par une valvule. L'anostomose latérale paraît être l'opération de choix.
OBsERvATION VI (Inédite) due à l’obligeance de M. ALBARRAN.
Hydronéphrose intermittente. — Néphrostomie. — Fistule lombaire. Anastomose latérale de l’uretère. — Guérison.
Mne G..., âgée de 36 ans, de Liège (malade de la ville),a subi en juin 1899 la néphrotomie pour une hydronéphrose intermittente à gauche.
Toujours bien réglée, elle a eu un accouchementnormal il y a 7 ans. Elle avait toujours eu une bonne santé, mais elle est sujette à des embarras gastriques fébriles.
C'est en avril-mai 1899, que débutèrent les accidents urinaires. Pendant et après un voyage à Paris, fait à cette époque, elle a présenté des accès douloureux dans le flanc gauche (jamais dans le droit); en tout trois ou quatre accès, à intervalles de plusieurs jours, avec troubles digestifs. Jamais d’hématurie, urines toujours limpides, Bientôt se constitue dans le flanc gauche une tumeur fluctuante, dépendant manifestement du rein. Avant que cette tumeur fût appréciable, le professeur Masius avait trouvé le rein gauche légèrement mobile et sensible, En juin, l’hydronéphrose était intermittente, la poche se vidant partiellement d’une façon spontanée ou au moyen d’une sorte de massage de la région que la malade pratiquait ellemême. À cette époque Mme G...., maigrit rapidement sous l'influence des douleurs, de l’insomnie et surtout d’une intolérance gastrique à peu près complète pour les liquides aussi bien que pour les solides. Cette intolérance durait depuis 17 jours et le docteur Hogge, consulté, pratiqua le 18 juin la néphrostomie. >
L'ouverture du rein gauche donna issue à environ un demi litre d'urine très claire. Il n’y avait pas de calcul. Le cathétérisme rétrograde de l’uretère fut vainement tenté ce jour-là et dans les jours sui. vants, Les suites opératoires furent simples,
La quantité d'urine qui était tombée, la veille de l'opération, à 750 gr. augménta bientôt et la malade reprit rapidement des forces.
Deux ou trois fois dans le cours du traitement, surveillé par le doc-
teur Hogge auquel nous devons ces renseignements, des élévatons thermiques se produisirent, en rapport yraisemblablement avec des troubles digestifs amenés par des imprudences de la malade,
Les urines qui avaient toujours été claires avant l'opération devinrent troubles après, il y eut de la cystite que des lavages vésicaux eurent vite améliorée et guérie,
Le rein qui avait été fixé le plus haut possible futlargement drainé pendant deux mois. En août, des tentatives de cathétérisme CyStOsCO= pique de l’uretère gauche furent à cinq ou six reprises vainement pratiquées, .
En septembre, à l’aide de solutions colorées on put se convaincre de la perméabilité de l’uretère gauche, sans être pour cela, obligé de recourir à de fortes pressions.
Depuis fin septembre, le drain avait été supprimé. La fistule se fermait de plus en plus, ne laissant plus écouler qu’une légère quan. tité. d’urine.
La santé générale est, en octobre 1899 — lors de l’examen de M. Albarran — aussi bonne que possible. La malade mange et digère fort bien, La quantité d'urine émise par la vessie en vingt-quatre heures oscille entre 1.500 et 2.000 gr. La palpation abdominale du rein et de l’uretère ne révèle aucune douleur. La malade d’ailleurs vaque à ses occupations et se promène sans difficulté.
Elle vient,envoyée par Hogge, demander à Albarran de lui fermer la fistule lombaire. Elle se plaint aussi de temps en temps d’accès de
rétention.