Urines claires, deuxième pansement, drain supprimé
15 janvier. Plaie fermée totalement. La malade est sortie depuis, souffrant encore, mais plutôt améliorée depuis l'intervention. Toujours pyurie.
OBSERVATION XX (Résumée)
Incision lombaire exploratrice, gcupuncture dans la substance rénale. Nephrorrhaphie. Réunion sans drainage, guérison, par le D" CHapuT, chirurgien des Hôpitaux.
Madame Defer, veuve Rousset, âgée de 42 ans, femme de ménage, entre le
12 mars, salle Chanaignac n° 8.
: Elle a été soignée antérieurement dans le service de M. Broca Bo des
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coliques néphrétiques et des douleurs lombaires persistantes. Comme il existait une tuméfaction de la région lombaire proéminant nettement vers l’abdomen, M. Brocq s'était décidé à la faire passer dans le service de chirurgie.
A son entrée à la salle Chassaignac, la malade se plaint de douleurs persistantes dans l’hypocondre droit; l'inspection ne révèle rien de spécial, ni tuméfaction, ni asymétrie. Mais la palpation méthodique du ventre, faite à deux reprises, la seconde fois sous le chloroforme, montre nettement que le rein est mobile dans tous les sens, surtout transversalement; il paraît bosselé à sa face antérieure; son extrémité inférieure paraît se continuer avec un RIPOSTE en forme de queue.
La sensation du ballottement rénal est nettement ADBEeE par SERRES que M. Guyon a rendue classique. à
L'examen des urines pratiqué avec le plus grand soin par M. Bourgougnon, interne en pharmacie du service, ne fait reconnaitre ni sang, ni pus, ni albumine, ni calculs, ni sels en proportion anormale.
En présence des symptômes éprouvés antérieurement par la Habae en pré: sence de ses douleurs persistantes et des symptômes révélés par l’examen local, le diagnostic paraît très difficile à poser d’une façon précise, on hésite entre le calcul du rein, tumeur du rein très au début, et rein mobile.
Etant donnés les avantages considérables de l'intervention hâtive, surtout
our les deux premières affections, l’incision exploratrice est décidée. Le 18 mars M.Chaput fait une longue incision à sept centimètres environ des apophyses épineuses ; elle empiète sur les dernières côtes ainsi que sur l'os iliaque. Le grand dorsal, l’aponévrose lombaire sont sectionnés, la masse commune est réclinée en dedans, on déchire les aponévroses du transverse et le carré lombaire; on tombe enfin sur l'atmosphère celluleuse du rein. Ce dernier est facilementénucléé avecles doigts et attiré dans la plaie. Ilest à remar-
quer que son extrémité inférieure touche la crête iliaque. Le rein est un peu
plus gros que normalement, mais d'apparence saine. Vers la partie moyenne de son bord externe, se produit sous nos yeux une grosse ecchymose du diamètre d’une piece de 2 francs environ.
Le rein est exploré avec les doigts, sa consistance est saine. Le bassinet et
luretère ne paraissent contenir aucun corps dur. Enfin à l’aide d’une aiguille .
fine, montée sur une pince hémostatique, on le pique en six ou huit endroits, sans rencontrer de calculs. Ces explorations ayant parusuffisantes, onarrivé à cette conclusion que le rein est simplement déplacé. On pratique alors la néphrorrhaphie; six fils de soies sont passés à travers la substance même du rein et les lèvres de la boutonnière musculaire, trois fils en dehors et trois en dedans.
Des sutures profondes, au nombre de NA sont passées à l’aide de lagrande aiguille à périnéorrhaphie. 4
Une multitude de sutures permaelle sont L'bidbées elles sont PPPAGÉSS les unes des autres par une distance d’un demi-centimètre environ.
Pansement iodoformé. \
Les jours suivants, température absolument HOnmale: pas de douleurs.
Le 27 mars, ablation des fils, la réunion est parfaite, | ; Le Z avril, Second pansement, la réunion persiste. La malade part le 13 avril, guérie au Vésinet.
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