‹ Étude sur les réflexes pupillairesChapitre 13 sur 65 · BR · texte numérisé non relu

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nerf moteur oculaire commun. Après sa section, en effet, les influences physiologiques rétrécissant la pupille n’ont

plus d'action.

Il y aurait encore un arc réflexe pupillo-dilatateur qui passerait par le grand sympathique. En effet, d’après Hutchinson fils (482), la pupille des deux côtés ne se dilate plus dans l’obscurité quand le sympathique cervical a été lésé. Néanmoins il »’y aurait pas myosts réel. Cela est très facile à comprendre. L’action du sympathique est une action tonique qui, en s’exerçant sur les fibres radiaires de l'iris, s’ajoute à l’élasticité de l'iris pour en augmenter la dilatation quand le sphincter est au repos. Le sympathique cervical étant lésé, la dilatation de la pupille ne relève plus que de l'influence de l’élasticité de liris. Voilà pourquoi elle est moindre, mais aussi, voilà pour-

quoiil n’y a pas de myosis réel.

Daprès Darskchewitsch (59) la glande pinéale ferait parte de Parc réflexe conduisant les impressions lumineuses de la rétine aux noyaux du moteur oculaire commun. Elle communiquerait directement, d’après cet auteur, avec les noyaux du nerf moteur oculaire commun grâce à quelques fibres de la commissure cérébrale postérieure (fibres de la partie ventrale). En sectionnant ces fibres on

rend le moteur oculaire communinexcitable par la lumière.

D'un autre côté, la glande pinéale recevrait des fibres venues de la bandelette optique au niveau des corps genouillés qui, au lieu d’aller se perdre dans les tubercules quadrijumeaux, se dirigeraient vers le ganglion habenulæ

du même côté, seréuniraient à sa périphérie aux fibres

Si des pédoncules antérieurs du conariun et là, pénétreraient avec ces dernières.

En colorant un cerveau de lapin à l’hématoxyline d’après la méthode de Weigert, Darkschewitsch (58) a démontré que sur des coupes horizontales on pouvait suivre les fibres de la bandelette optique à travers le corps genouillé externe, le pulvinar et les tubercules quadrijumeaux. C’est au niveau des corps genouillés qu'il en aurait vu quelques fibres allant au conarium et à la glande pinéale.

Darkschewitsch s’est demandé si ce faisceau avait une action quelconque sur l'iris. Pour répondre à ce point d'interrogation, il agit par la voie expérimentale. Il énucléa l’œil chez un lapin de trois jours et après avoir conservé l’animal 4 mois, il le sacrifia. Ayant alors durci le cerveau il en fit des coupes, les colora d’après la méthode de Weigert. Il constata alors l’atrophie du tubercule quadrijumeau antérieur, du pulvinar, du corps genouillé externe et de la bandelette optique du côté opposé à l'œil enlevé, ainsi qu’une diminution de volume considérable du faisceau des fibres pupillaires qui paraissent donc continuer les fibres du nerf optique.

D'après ce même äuteur, quand la partie postérieure des couches optiques et la partie postéro-externe du 3° veutricule sont lésées,si toutefois la commissure postérieure n’est pas alteinte, on observe des troubles de la réaction pupillaire du côté opposé. Dans ces conditions, par l'éclairage simultané et direct des deux yeux on note une égalité pupillaire sensible. Mais si on éclaire seulement

l'œil du côté opposé à la lésion, le diamètre de la pupille

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de cet œil est plus grand que si, avec la même source lumineuse et dans les mêmes conditions, on éclaire seulement l’œil du côté de la lésion.

Aussi, fort de ces constatations expérimentales, Darkschewitsch ne craignit pas d'exposer à la séance de la Société de Biologie du 27 novembre 1886 qu'il faut admettre que les « fibres pupillaires » de la bandelette optique sont le point d’origine de l’arc réflexe par lequel les impressions photo-rétiniennes sont transmises au moteur oculaire commun.

Il exposa encore que la lésion de la commissure cérébrale postérieure entraîne toujours une abolition complète de la réaction réflexe des deux yeux. Cette abolition se produit malgré l'intégrité du plancher dutroisième ventricule et du noyau du nerf moteur oculaire commun. Aussi, cet auteur n'hésite pas à placer la commissure postérieure dans le trajet parcouru par les excitations lumineuses qui, de la rétine, vont au noyau du moteur oculaire commun.

. En outre de ses propres observations et de ses propres théories, Darkschewitsch décrivit encore le trajet des fibres pupillaires d’après divers auteurs. L'exposition en est si précise, la critique si judicieuse, que nous ne pouvons résister à la tentation de lui en faire l'emprunt.

I. — Théorie de Meynert (189). — On observe dans la région des tubercules quadrijumeaux antérieurs des fibres radiées faisant communiquer les cellules de la substance qrise des tubercales quadrijumeaux avec les cellules de la substance grise tapissant l’aqueduc de Sylvius.

Or, c’est dans cette dernière que se trouve le noyau du

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nerf moteur oculaire commun et c’est dansles masses ganglionnaires des tubercules quadrijumeaux que vont se perdre les fibres optiques, donc, pense Meynert, ilest fort possible que les excitations du nerf optique soient transmises aux noyaux du moteur oculaire commun par l’intermédiaire des fibres radiées des tubercules quadrijumeaux, aussi bien les excitations destinées à la vision que celles destinées à l'iris (Meynert 179).

Cette façon de voir est combattue par Darkschewitsch. Pour lui, en effet, le faisceau pupillaire de la bandelette optique n’a aucun rapport avec le tubercule quadrijumeau antérieur, mais, après s'être réuni aux fibres des « pedunculi conarii » il irait se terminer dans la glande pinéale. Il étaye son opinion, en outre de ses propres observations, sur les expériences de Gudden et de Bechterew (18). Ces savants auraient noté qu'après la destruction des tubercules quadrijumeaux antérieurs il se produit bien de la cécité mais que la photo-réaction pupillaire n’est pas influencée pourvu, toutefois, que la commissure postérieure soit intacte. Kuoll professerait la même opinion.

IT. — Théorie de Stilling (252). — D'après cette théorie, que Darkschewitsch se refuse à admettre, il y aurait une « racine descendante » du nerf optique formée de fires de la bandelette optique. Cette racine pénétrerait dans le pédoncule cérébral, soit entre le pied du pédoncule et le corps genouillé externe, soit immédiatement en arrière de ce dernier. Une partie de ces fibres, qui iraient rejoindre le noyau du moteur oculaire commun, auraient

des fonctions pupillaires,

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