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III. — Théorie de Bechterew (22). — La voie suivie par l’arc réflexe pupillo-constricteur serait la suivante :
a. — Voie centripète.— Rétine, tronc du nerf optique, substance grise du troisième ventricule, noyau du moteur oculaire commun.
8. — Voie centrifuge. — Tronc du moteur oculaire commun sans qu'il y ait entrecroisement en route dans la substance grise centrale.
Darkschewitsch fait ses réserves sur certaines opinions de Bechterew et entre autres sur celle-ci qu'il n’y a pas de fibres pupillo-constrictrices dans la bandelette optique et dans le corps genouillé externe. Il ne l’admet pas et cependant on n’observe pas detroubles de la photoréaction pupillaire dans les lésions de ces organes. D’ailleurs Bechterew (19) a abandonné cette opinion. Enfin, Darkschewitsch,d’accord avec Gudden (109), ne peut admettre que les fibres pupillo-constrictrices ne se décussent pas avec celles du côté opposé pendant leur trajet de la rélinc au noyau de l’oculo-moteur. En effet, il aurait produit expérimentalement la dégénérescence de cesfibres du côté opposé à l’œil énucléé. Il pense qu'elles doivent s’entrecroiser au chiasma avec les autres filets nerveux du nerf
optique.
22. Déjà Heddœus (119) se plaignait de la pénurie des détails sur la technique de la recherche du réflexe pupillaire à la lumière et commençait sa très intéressante monographie par une description de la manière dont il
faut procéder pour examiner ce réflexe,
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Etant donné que souvent cet examen est mal fait, nous croyons devoir en dire quelques mots.
Un premier point sur lequel doit se porter l’attention du médecin, c’est que la personne examinée n’exécute aucun mouvement des globes oculaires pendant qu’on recherche la réaction à la lumière. En effet, tout changement dans l’état de convergence ou d’accommodation de l’œil examiné s’accompagne d’un changement correspondant dans le diamètre pupillaire, d’où une cause importante d'erreur. M. Frenkel (86) a beaucoup insisté sur les conséquences que cette cause d'erreur a eu pour l’interprétation de la réaction à la lumière. Nous yreviendrons ailleurs.
Il faut donc engager le malade à regarder tout droit (position primaire des globes oculaires) et à ne pas déplacer l’axe du regard pendant toute la durée de l’examen.
Un deuxième point qui n’est pas dépourvu d'intérêt est celui qui concerne l’éclairage des yeux pendant l’examen. Faut-il placer le malade devant une fenêtre ou devant une autre source de lumière, ou bien faut-il l’examiner avec un éclairage moyen ? Le point essentiel est que la différence entre les deux moments d’éclairage soit sensible. On peut obtenir des bons résultats partout, pourvu qu’on réalise les alternatives d'éclairage minime et d'éclairage intense.
Si l’on examine au grand jour, on placele sujet devant une fenêtre et, après lavoir engagé à regarder devant lui et à ne pas fermer les yeux, on lui couvre hermétique-
ment les deux yeux avec le paume de la main, sans toute-
ie
fois exercer de pression sur les globes oculaires. Sous l'influence de l’obscurité ainsi créée, et sans que le malade ferme les yeux, les pupilles se dilatent. On enlève alors, au bout de quelques secondes, la main droite, et on peut constater, lorsque le réflexe existe, que la pupille gauche du malade se contracte. On note si cette contraction est vive ou paresseuse. C’est là le réflexe direct. Si l’on enlève ensuite la main gauche, la pupille droite du malade doit se trouverinitialement dans un état de dilatation moindre que celle de la pupille gauche, parce qu’elle s’est déjà contractée par l’éclairage de l’œil gauche (réaction consensuelle à la lumière); il sera donc plus difficile de surprendre la contraction de la pupille droite qui est due à la réaction directe de cette pupille à la lumière.
Pour constater l’existence de la réaction consensuelle on peut recouvrir de nouveau l’œil tout en observant l’œil droit, et l’on constatera la dilatation de la pupille droite par l’obscurcissement de l’œil gauche.
Si l’on examine dans l’obscurité, on approche une source de lumière (bougie, lampe) des yeux du sujet, tantôt du côté droit, tantôt du côté gauche. Ou mieux, on dirige la lumière sur ses yeux au moyen d’un miroir concave. Ce second procédé, également très commode,donne peut-être des résultats plus rigoureux que le précédent, mais il est surchargé d’un impédimenta : il faut le miroir concave.
Mais quand on a le miroir, peut-être, il vaut mieux l’employer, car on produit à volonté l'éclairage ou l’obscurité des yeux par un mouvement imperceptible de la
main qui le tient, tandis qu’avec le procédé précédent,