AVANT-PROPOS
2, L'étude des réflexes pupillaires est certainement une des plus intéressantes et des plus utiles que nous connaissions. Toutes ou presque toutes les maladies retentissent sur les mouvements de l'iris qui sont alors pour nous un indice précieux nous mettant bien souvent sur la voie de la cause perturbatrice de lharmonie physiologique et nous permettant encore de prévoir quelle sera la destinée pathologique du malade.
Les réflexes pupillaires sont, en effet, de trois ordres : 1° visuels, 2° cortico-cérébraux,; 3° sensitifs-sensoriels. Or, chaque fois qu’une anomalie se produira dans leur
fonctionnement, en se basant sur cette donnée, on sera
Us amené à penser qu'il y a quelque chose d’anormal du côté de l’organe et des centres de la vision, du côté de l'écorce cérébrale, du côté des voies sensitives et des organes sensoriels. De plus, l'examen des réflexes pupillaires est facile et procure au clinicien un signe très accessible et très utile.
Nous exposerons comment fonctionnent ces réflexes en nous basant sur les opinions et les travaux des divers savants, et 1ls sont nombreux, qui se sont occupés de cette question si importante et si utile à connaître.
Les documents sont nombreux, mais ils sont épars.
Il fallait les réunir. C’est ce que nous avons essayé de faire. Si, en effet, de chaque observation :l s’élance un rayon de lumière, 1l n’en est pas moins vrai que ce rayon de lumière aura une portée et une puissance bien plus grandes s1 on le réunit à d’autres rayons de manière à former un faisceau capable d'éclairer au loin une vaste étendue.
Aussi ne saurai-je trop remercier mon maître et ami M. le D' H. Frenkel, ancien chef des travaux de clinique ophtalmologique à la Faculté de Lyon, professeur agrégé à la Faculté de médecine de Toulouse, qui m’a honoré de sa confiance en me donnant l’idée de faire ce travail dans les premiers Jours du mois de novembre 1899, époque à laquelle j'ai commencé à en rassembler les matériaux.
Je l’ai rédigé consciencieusement avec l'espoir d’être utile à ceux qui viendront après moi. Si je n'ai pas réussi à le traiter comme il le méritait, cela tient à ce que J'ai
dû payer mon tribut à imperfection humaine.
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2 bis. Dans un premier chapitre, après avoir donné une idée générale des réflexes, nous étudierons la pupille et l'iris, les nerfs qui y aboutissent et les centres nerveux qui [es actionnent, et enfin les divers mouvements de la pupille au point de vue physiologique et pathologique.
Dans un second chapitre nous étudierons le réflexe de la pupille à la lumière, dans un troisième le réflexe à l’accommodation et à la convergence et,dans un quatrième, les rapports du réflexe à la lumière avec celui de l’accommodation et de la convergence.
Un cinquième chapitre sera consacré aux réflexes sensitifs et sensoriels, un sixième au réflexe à l’attention de O. Haab, un septième à celui de Gifford et un huitième à celui de Piltz.
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