Deux sur le plan dorsal
N. B.—:.—Entreces quatre noyauxest le noyau unique médian qui sert à l’accommodation d’après Bruce d’Edimbourg cité par M. Frenkel (87, p. 11).
8. — En avant des noyaux dorsaux est Le noyau d'Edinger-Westphal qui donne naissance aux fibres faisant contracter la pupille.
Cette masse, de un centimètre de longueur environ,sur trois millimètres de largeur et parallèle à lPaqueduc de Sylvius, part du noyau du pathétique pour atteindre la
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partie postérieure du 3 ventricule. Elle est située sous les tubercules quadrijumeaux qui sont, comme on sait, un centre coordinateur des mouvements oculaires, et occupe la calotte du pédoncule cérébral.
D’après M. Testut « Hensen et Vôlkers sont arrivés, en outre, à découvrir en avant du noyau de l’oculo-moteur commun deux nouveaux centres, savoir : {° Sur le bord postérieur du troisième ventricule et sur ses faces latérales, le centre des mouvements de l'iris ou centre prhotomoteur, qui préside aux variations de l’orifice pupillaire ; 2° plus en avant encore, vers le sommet du ventricule, le centre des mouvements produits par le muscle ciliaire ou centre accommodateur.
Les deux centres phoito-moteur et accommodateur envoient, eux aussi, des filets radiculaires au nerf moteur oculaire commun et constituent ainsi, pour ce dernier nerf, deux nouveaux noyaux d’origine. Ces filets, à attributions physiologiques spéciales, sont placés vraisemblablement en avant de ceux qui proviennent du noyau classique : Hensen et Vôlkers, en effet, après avoir sectionné à leur émergence des pédoncules cérébraux les radicules les plus antérieurs, ont constaté que l’excitalion des origines de Poculo-moteur commun était alors sans effet sur l’état de la pupille et sur le muscle de l’accommodation ». Les résultats expérimentaux de Hensen et de Vôlkers ont été reconnus exacts et concordent très bien avec les recherches auxquelles s’est livré Starr au
moyen de la méthode anotomo-clinique.
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Nerfs ciliaires. — 2. Ganglion ciliaire. — 3. Anastomose avec le sympathique du plexus carotidien. — 4. Ophtalmique (branche du trijumeau). — 5. Plexus carotidien. — 6. Moteur oculaire commun. — 7. Pédoncules cérébraux. — 8. Ganglion de Gasser. — 9. Lobe frontal. — 10. Noyau du M. O. C. et noyau pupillaire. — 11. Pont. — 12. Noyau du trijumeau. — 13. Ganglion cervical supérieur. — 14, Centre cilio-spinal inférieur. — 15. Ganglion spinal. — 16. Courte racine. — 17. Plexus carotidien. — 18. Ophtalmique (branche du trijumeau). — 19. Pédoncules cérébraux. — 20. Anastomose sympathique. — 21. Tubercules quadrij. ant. — 22. Lobe temporal. — 23. Lobe occipital. — 24. Longue racine.
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10. Les mouvements de la pupille n’ont pas toujours été attribués à des réflexes. Fabrice d’Aquapendente (7) pensait qu’ils étaient dus à un phénomène de turgescence assimilable à la turgescence des tissus érectiles. Il avait été amené à cette opinion par la grande vascularisation de l'iris. Mery et Sœmmering adoptèrent cette manière de voir. En 1840, Grimelli (106) parvint à contracter la pupille en obtenant la réplétion des vaisseaux de l'iris par injection de cadavres d'enfants. Enfin Portal (212) prétend que la lumière en tombant sur la rétine l’anémie et en expulse le sang qéi irait remplir les vaisseaux de l'iris, d’où contraction pupillaire. Pour Van Biervliet (85), Grünhagen, Rogow (223) les mouvements de l'iris seraient dus à des variations dans la pression intra-oculaire.
Fowler, Longet, Nysten et Reinhold ont fait contracter l'iris sous l'influence du courant électrique, ce qui suppose l'existence detissu musculaire, Ce tissu musculaire, ces muscles de l'iris, Bocrhave, Hueck, Krohn (149), Maunoir de Genève (176), Ruysch, Valentin (258), Why, Winslow en admirent l'existence. Aujourd’hui cela ne fait plus de doute et les savantsse contentent de batailler sur l'existence d’un muscle dilatateur et d’un muscle constricteur, sur celle d’un muscle à la fois constricteur et dilatateur (Chauveau) où simplement sur l’existence d’un muscle unique consiricteur.
Dans ce cas là les mouvements de dilatation de l'iris seraient dus à une substance élastique.
Arnold (10) attribueles mouvements de Piris à un tissu contractile.
On sait que, dans certains Cas, l'iris est propulsé en
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a vant, dans l’accommodation ou dans la vision des objets très éclairés par exemple.
Helmholtz attribue ce mouvement à la pressionexercée par le cristallin sur la face postérieure de l'iris pendant l’accommodation, Ribes (218) à la constriction de la pupille qui, en se resserrant, provoquerait laccumulation de l'humeur aqueuse dans la chambre postérieure.
Toutes ces théories contiennent certainement une part de vérité, car toutesles influences auxquelles elles attribuent les mouvements de l'iris ont certainement une action qui vient s’ajouter aux mouvements d’origine réflexe. Pourfour du Petit (211) et Biffi (86) avaient obtenu la dilatation de la pupille, le premier en irritant, le second en électrisant le sympathique. Mais ce n’est que grâce aux travaux de Fr. Franck, Donders, Valentin, Budge, Waller, Œhl, Schiff... que nous possédons l’explication exacte des mouvements pupillaires.
11. D'après Picqué (201), les mouvements de la pupille reposent sur un dualisme musculaire, et il n’y a pas d’action inhibitoire exercée sur le sphincter pupillaire par les fibres irido-dilatatrices selon l'opinion de Fr. Franck.
Pour démontrer cette façon de comprendre les mouvements pupillaires, Picqué fit diverses expériences. Il se rendit compte que l’excitation du sympathique seul produit toujours une dilatation maxima. Cette dilatation est indépendante du degré d’intensité de lexcitation : seul,
le temps nécessaire pour l’obtenir varie. De plus, et c’est
là qu'il trouva la preuve de l'erreur de Fr. Franck, il constata que la dilatation persiste quelle que soit la durée de l'excitation. Cette dilatation persistante est, en effet, un phénomène contraire au phénomène de l’inhibition dont la durée est passagère, quelle que soit la durée de l’excitation. En outre, Picqué ayant excité simultanément avec l’électrode combinée les deux nerfs oculomoteurs communs, constata, sur des chiens de 6 semaines, une contraction maxima sans dilatation. François Franck pensait que l’excitation combinée des deux nerfs oculomoteurs avec l’électrode bifurquée produit une contraction passagère ne tardant pas à être suivie d’une dilatation provoquée par l’action inhibitrice du grand sympathique.
Mais cette différence des résultats expérimentaux est probablement due à ceci que ce dernier observateur opérait sur des animaux plus âgés. Picqué, en effet, sur des chiens plus âgés, a toujours constaté une contraction suivie de dilatation.
A la suite de ces expériences, Picqué admit qu'il y a deux actions antagonistes, avec résultat variable, de l’excitation combinée, selon qu'il y a prépondérance du sphincter ou des fibres antagonistes. Chez les jeunes sujets il ya prépondérance du sphincter disparaissant ensuite par le développement des faisceaux antagonistes.
Les résultats étaient constants quand Picqué meltait la
pupille en position d'équilibre.
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12. Etudions maintenant le mécanisme du rétrécissement et de la dilatation pupillaire.
Le rétrécissement de la pupille est obtenu par l'excitation du moteur oculaire commun qui agit directemen sur les fibres circulaires de liris (Schiff). Il est produit encore lorsqu'on coupe le grand sympathique (Petit, Molinelli) ou quand il est paralysé ou inhibé. D’après Schiff, la paralysie du sympathique qui a une influence si nette sur le diamètre de la pupille, n’en aurait aucune sur Îles amouvements physiologiques de l'iris.
La dilatation est obtenue par excitation du grand sympathique (Pourfour du Petit, Biffi) qui agit sur les fibres musculaires radiées ; par section du moteur oculaire commun comme dans la syphilis cérébrale par exemple. Ce sont les travaux de Valentin en 1839, et ensuite ceux de Budge et de Waller qui ont établi tous ces faits. Plus tard Œhl démontra que quelques fibres dilatatrices se trouvent dans la branche ophtalmique du trijumeau et ne proviennent pas de la partie inférieure de la moelle cervicale. L’extirpation du ganglion cervical supérieur ne les paralyse pas.
En 1859, Schiff a montré que la section du grand sympathique n'empêche pas les divers mouvements pupillaires alors que la paralysie du moteur oculaire commun les paralyse tous. Pour lui, l’élasticité de Piris suffirait, sans intervention des nerfs, à produire tous les degrés de dilatation physiologique. Pour Schiff, la contraction pupillaire représente seule un état actif, et le sympathique aurait uniquement la mission, non de changer mais de
maintenir le diamètre de l’orifice pupillaire, Cest lopinion