ROMA
Teemas de Antonino Caracalla
Anàïisis y Composiciôn de Yiollet-le-Duc, para los alumnoa de la Escuela Especial de Arquitectura, de Paris,
nouvelles d’une époque ou l’ordre politique, par exemple, repose non plus sur l’autorité, mats sur la liberté. Il est réservé a un autre style évolutif, comme le croyait Monsieur Daly, au style eliptique du premier et du deuxième ordre, de marquer le progrès de notre époque, en adoptant l’ellipse comme ligne constructive et esthétique, et dans les élévations, les surfaces planes, cylindriques et les coupoles. Dans les moulures, on trouve la même ligne droite, et la forme principale, si ce n’est l’unique, est le plan ou le chanfrein renversé, produisant un effet de lumière et d’ombre bien combiné, et faisant un excellent effet, comme on le contaste, dans les édifices du Yucatan; s’ils n'existent pas a Mitla, on doit supposer qu’ils ont existé: là, nous voyons aussi les formes les plus rudimentaires et primitives, bien en harmonie avec le style auxquelles elles appartiennent. Si nous considérons l’ornementation elle est aussi des plus primitives car elle n’est, composée que de combinaisons de la ligne droite, sans que la ligne courbe en fasse jamais partie, et, si on la rencontre par hasard dans les travaux de Mitla, elle est toujours incorrecte, laissant voir l’hésitation de l’artiste et son manque de pratique en ce qui concerne ce genre de travail. Les dessins sont ceux employés pour les tissus et ils présentent une plus grande variété géométrique à Mitla, tandis qu’au Yucatan, la composition de ces dessins est fantaisiste et sans ordre. Ici nous constatons le même manque de pratique au sujet de 1’ emploi de la ligne courbe pour la représentation de formes appartenant au règne végétal et au règne animal et même des formes humaines. Quant aux anciens ornements du Mexique, ils se ressemblent tous, comme on peut s’en convaincre en étudiant la poterie de tous les points du pays. On voit aussi que la même ornementation lut employée par les habitants de la vallés de Mexico, par ceux de Oaxaca et ceux du Yucatan. Tous ces procédés d ornementation ont leurs similaires dans l’ancien continent, et Orves Jones dit ce qui suit dans sa «Grarnaire de l’ormentation. » «Les grecques et les ornements mexicains dont nous avons déjà donné quelques dessins tirés des poteries du British Muséum, ont une grande ressemblance avec les dessins grecs. Dans les dessins de 1 architecture du Yucatan, de Mr. Catherwood, il y a quelques variétés de grecques semblables a celles des Grecs. Une d’elles spécialment est grecque pure, mais en Général elles ressemblent davantage aux travaux des Chinois. 11 arrive parfois qu’on trouve au Yucatan une grecque avec une ligne diagonale propie et caiac-
téristique de l’ornementation chinoise.»
En résumé, on voit que les édifices de Mitla, appartenant a un style pri-
mitif do premier ordre, répondait parfaitement aux conditions sociales de son époque, caractérisées par le polythéisme religieux et même par les sacrifices humains; et, en politique, par l’absolutisme et le manque de liberté chez le peuple. Par conséquent, ce style reste en arrière des styles secondaires et évolutifs qui marchant d’accord avec le progrès des sociétés, répondent a l’espèce des matériaux employés, aux besoins domestiques, créés, et aux idées politiques et religieuses développées. Sans avoir la moindre prétention d’écrire l’histoire de 1’ architecture, nous devons considérer ses diverses transformations; puis nous basant sur le résultat de nos observations, étudier l’architecture actuelle et prévoir celle de l’avenir, non seulement dans notre propre pays, mais encore dans le monde entier. Nous avons dit qne le style romain et le style de la renaissance sont mixtes et que, par conséquent, ils ne sont pas formés d'éléments propres, mais de motifs, comme on dit générahnent, ou de thèmes appartenant aux autres styles, comme dirait un harmoniste. On doit donc diviser l’architecture en trois écoles qui sont: l’école historique, qui est pour ainsi dire morte et qui s’efforce de copier ou de ressusciter l’antiquité; l’école éclectique qui, comme l’ind:quc son étymologie, choisit, soit, sur un terrain particulier, soit dans le monde entier, pour forme le néo-grec, le néo-romain, l’éclectisme universel; et enfin l’école rationaliste, qui, sans s’en rendre compte, exclut l’art et, ne considère que les applications de la science. L’architecture comme représentation constructive, a pour base la science, et comme représentation esthétique d’une époque ou du beau absolu, c’est un art. Ainsi, pour produire une œuvre architecturale vraiment artistique il faut réunir les deux facteurs science et art: tel doit être le but auquel doivent tendre les efforts des sociétés modernes pour marcher dans la voie du véritable progrès et elles ne doivent jamais réparer ces défections comme on a voulu le faire dernièrement.
Ainsi donc, soit que l’on considère l’école historique, l’école éclectique ou f école rationaliste, c’est l’architecte qui doit produire le progrès dans l’architecture, car sans la connaissance des styles, et sans celle des éléments constructifs, comme les colonnes avec leurs bases et leurs chapiteaux, les supports isolés, ainsi que les moulures et les autres parties des ordres d’architecture, l’éclectisme est absurde et faux, ainsi que le rationalisme qu’on recherche et qu’on s’efforce de réaliser. Sans une connaissance approfondie du sujet, on court à un échec certain. C’est, ainsi que nous voyons, entre autres cas semblables, employer la colonne, non plus comme soutien, mais pour être soutenue elle-même par des
pierres d’attente; et devenant ainsi un ornement futile qui, n’étant nécessaire, n’a pas de raison d'être et n’étant plus une vérité, n’est qu’une charge sans aucun objet. Elle ne peut pas non plus être belle, car elle ne réunit pas les conditions nécessaires pour impressionner. Au milieu de cet éclectisme universel si vanté, qui indique la transition la plus marquée, l’architecte se montre autant que possible fidèle à l’art, et ses créations tendent à la réalisation du beau, en suivant les meilleurs modèles de l’architecture classique et de celle de la renais¬
sance.
Malgré tout, la création d’un style nouveau n’est pas très facile, et comme nous l’avons dit en citant le témoignage si autorisé de César Daly, c’est un style nouveau et évolutif, basé sur l’emploi d’une nouvelle ligne courbe qui est appelé a réaliser l'évolution désirée. C’est d’autre part aux architectes modernes d’ étudier ce problème et d’essayer les nouvelles formes constructives et décora¬
tives.
En attendant, contentons-nous de suivre les sains et droits principes du beau absolu, et tachons de les maintenir dans les limites de l’utile, du vrai et du beau, afin de ne pas laisser éteindre le feu sacré de l’art.
En résumé, nous pouvons établir les conclusions suivants.
1° Il est évident que les édifices de Mitla étaient voués au culte à l’époque de la conquête et non en ruines depuis plusieurs siècles comme on 1 a supposé; mais datant de quelques siècles avant l’arrivée des conquérants espagnols, comme pour les ruines du Yucatan suppose Mr. Charnay, ou au plus du VII
ou VI siècle selon Mr. Doutrelaine.
2 ’ Les anciennes ruines mexicaines semble appartenir a 1 arquitecture primitive assyrienne et principal mente à celle du temple de Korsaback.
3° Suivant la méthode de classement si savant et si rationnelle établie par Mr. César Daly l’architecture des édifices de Mitla appartient au type du style primitif du premier degré évolutif, auquel appartiens aussi le type assirien.