LOUE
dans lalcool éthylique à 900, insoluble dans l'éther anhydre et aqueux, le sulfure de carbone, l'acétone, la benzine, le tétrachlorure de carbone, l’éther de pétrole.
ETUDE DE LA DÉSHYDRADATION. — Nous avons ensuite étudié la déshydradation de ce sel. Le séjour prolonoc dans un dessiccateur à acide sulfurique n’a pas d'action : après 48 heures le poids est rigoureusement constant, Il enest de même dans le vide en présence d'acide sulfurique ou même d’anhydride phosphorique.
Si l’on essaie de le déshydrater en faisant intervenir une élévation de température, on voit qu’un séjour même très prolongé à l’étuve ne produit aucune variation de poids à 1000-110°, à condition toutefois que le sel soit préalablement séché sur l'acide sulfurique. C'est ce que nous montre le tableau suivant :
(1) (2) (3) Echantillon contenant 1,75 0/, d'eau d’interposition Echantillon sec Echantillon sec ROIS NA LEE RS —112113 6,1760 1,5070 Apres 21heures%. — 191860 6,1730 1,5055 0 0 heures re 191268 6,1730 1,5055 — 6 heures...... —= 1,1329 6,1730 1,5055 — 10 heures...... 1411925 6,1736 1,5062 — 16 heures...... 11925 6,1730 1,5057 — 19 heures...... 111229 6,1730 1,5057 20 Jeuress Hoi 6 1728 1,5057 Perte totale de poids. — 0,0792 0,0032 0,0013 Perte) DRE MRATE 10,00 0,0005 0,0008
Les échantillons 2 et 3 sont parfaitement stables à 100° ; par contre, avec un sel humide, comme c'est le cas de l'échantillon, il y a une altération qui entraine une décomposition partielle du corps ; ainsi, dans cette expérience, nous voyons que la perte de poids s’est élevée à 6,53 °/et qu'elle s’est produite presque entièrement dans les trois
HO tE
premières heures. En retranchant de 6,53 0/, la quantité quantité d’eau contenue primitivement dans le sel, c’est-àdire 1,751/,, la perte de poids devient sensiblement 4,780/,. De plus, le produit provenant de cette opération a donné une teneur en uranium qui, exprimée en U°OS est de TON
Si on rapproche ces nombres de ceux qui correspondraient au formiate anhydre, soit pour 100 : H20=— 4,75 et U*0$= 77,98 1/,, on serait tenté de conclure à une simple déshydratation. Il n’en est rien, car le composé ainsi obténu a perdu la propriété d’être complètement soluble dans l’eau.
À 150-1609, la perte de poids atteint après deux heures 4,80 9/, (une partie de sel prélevé à ce moment est entièrement soluble dans l’eau), puis elle augmente dans la suite, excessivement lentement, entrainant alors la décomposition du sel par perte d’acide formique.- Un coup d’œil sur les chiffres ci-dessous nous montre la marche de cette déshydratation et de cette dècomposition ultérieure :
1 2 Borde nié eee mere OO D re 1,5057 Aprés? heures. ...,.... 0 00h .. 1,4334 coeurs. re. — 5,8755 — 10 heures.......,... — 0 0725 li heures 17... —09,8105 D lOTNOUTeS. 5-1... — 8,8690 095 NeUTBS!, ee — 5,8690 Perte de poids ap. 2 heures — 0,2969 soit 4,800/, 0,073 soit 4,80 0/, Perte totale de poids..... = 0,3080 soit 4,980),
Par calcination directe à l’air en creuset ouvert ou fermé, il donne toujours l’oxyde UŸOS, contrairement à ce que MM. Œscouner pe ConiNok et RayxaAUD (22) ont ob-
(22) Si ces auteurs admeltaient au contraire avec nous qu’il se forme U3OS$ dans la calcinalion de leur formiate et s'ils comparaient alors le pourcentage d'oxyde trouvé par eux dans ce sel (75,08 0/, et 74,45) à celui d'oxyde USOS fournit théoriquement par le formiate monohydraté
servé dans la calcination de leur formiate anhydre qui leur fournit en creuset fermé l’oxyde UO*?, et en creuset ouvert ce même oxyde souillé d'oxyde uranique. L’oxyde que nous obtenons ainsi a l’aspect cristallin, présente une couleur noire et parait être une pseudo-morphose du formiate primitif. Nous avons réduit un échantillon de cet oxyde dans l'hydrogène à 1100° jusqu’ à poids constant et voici les résultats que nous avons trouvés :
{ Poids de UO? calculé Poids initial d'oxyde — Poids de UO? trouvé — pr 0,7035 d'U?O8
Cela nous montre nettement que l’oxyde obtenu par calcination directe du formiate à l'air est bien l'oxyde U*OS et non l'oxyde UO*.
D'autre part, après calcination du formiate à l'air, nous avons repris l’oxyde obtenu par l'acide azotique, puis après concentration au bain-marie, nous l'avons calciné de nouveau et nous avons comparé les chiffres d'oxyde obtenus dans les 2 cas :
edissolution dans
Prise d'essai Calcination direcle AzOSH et 2e calcination 0,6127 oxyde 104501 U3O8 = 0,4550 0,7061 oxyde —10,5287 U5O8 = 0,5235
Nous voyons encore que l’oxyde obtenu après calcination est bien constitué par de l’oxyde U*O.
ACTION DE LA CHALEUR ET DE LA LUMIÈRE SUR LES SOLU- TIONS DE FORMIATE D'URANYLE., — Une solution aqueuse saturée de formiate, abandonnée à elle-même, laisse déposer au bout de quelques heures un abondant précipité blanc (74,28 0/6), ils concluraient avec nous qu'ils ont analysé non pas le formiate anhydre, mais un formiate monohydraté ayant subi une décomposition semblable à celle que nous avons signalée plus haut pendant le
séjour de 2 heures à 100° qu’ils lui ont fait subir dans le but de le déshydrater. :
Mr
jaunâtre cristallisé en prismes tronqués aux angies, réagissant fortement sur la lumière polarisée. Ce précipité, recueilli, lavé, essoré et séché sur l'acide sulfurique est un formiate basique répondant à la formule : (HCO*RUO?,H°?0 ; UO*2H20, ainsi que l’établissent les deux analyses suivantes :
Calculé pour
1. 2 (HCO2}UO2,H20,U03,2H20 COLLE 3,23 3,38 3,43 PONREREER 1,17 1.19 1,14 U308 0), 80,15 80,05 80,21
C'est ce même composé qui se produit lorsqu'on soumet à l’ébullition, pendant quelques minutes, une solution concentrée de formiate, comme le prouvent les combustions ci-dessous :
Calculé pour
1° 2 (HCO?}UO?,H?0;U03,2H20 AIRES 3,17 5,2) 3,12 Ho aveue 1,22 1,21 1,14 U3080/.... 80,01 80,00 80,21
Ce sel, maintenu pendant une heure au plus au sein de la solution en ébullition, donne finalement de l’acide uranique UO#,IP0, comme l'établissent les résultats qui suivent :
Calculé pour