‹ Étude sur les sels organiques uraniquesChapitre 3 sur 48 · ER · texte numérisé non relu

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1° Combinaison d’un acide dilué avec le produit de décomposition de l’azotate par la chaleur vers 3009, concentration de la liqueur obtenue jusqu’à cristallisation ; 2° déplacement de l'acide azotique par un autre acide ; 3° double décomposition, entre deux solutions, l’une d’azotate d’uranyle et l’autre du sel alcalin voulu, pour l'obtention des sels insolubles ou peu solubles, |

Nous avons refait l'étude dela plupart des sels organiques d’uranyle, mais nous tenons à donner dans cet historique l’état de la question au moment de la rédaction de, notre travail, et cela en suivant l’ordre chronologique. Pour ceux d’entre eux qui ont été l’objet de recherches nombreuses, nous ferons dans la suite une bibliographie plus complète.

Tout d’abord, BERZÉLIUS signale dans son traité de chimie, l'existence d’un certain nombre de composés, comme le formiate, le valérianate, le malate, le citrate et les décrit comme des sels jaunes, plus ou moins solubles et plus ou moins facilement cristalhsables, sans insister d’avantage sur leur véritable nature.

C’est P£riGor (1} qui le premier prépare des sels organiques d’uranyle purs. En 1842, il isole l’acétate et l'oxalate d’uranyle qui lui servent à la détermination du poids atomique de l’uranium. Il attribue à l’acétate d'uranyle la formule d’un sel neutre à 2 molécules d’eau : (CH*CO?}RUO? 2H°0, et à l’oxalate celle d'un composé également neutre à 3 molécules d’eau : (CO?}?UO?,3H20.

La même année et presque en même temps, EBELMEN (2)

(1) PeziGor. — C. R. XII, p. 735. Ann. Phys. et Ch. (3), V, p.39 (184). (2) EBELMEN. — Ann. Phys. el Ch. (3) V, p. 189 (1842). “

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prépare et étudie l’oxalate d’uranyle auquel il assigne la même formule que PELIGOT.

En 1843, WERTHEIM (3) reprend les recherches de ses prédécesseurs sur l’acétate dont il prépare l’hydrate à 2H20 déjà obtenu, et un autre hydrate à 3H°0, stable à une température inférieure à 10°. Dans le même mémoire, il étudie un certain nombre d’acétates doubles dont nous parlerons ultérieurement.

PéLiGor (4) donne, en 1844, la préparation de deux tartrates d’uranyle : le premier, qu'il considère comme anhydre et qu'il représente par la formule : (C*O6HS)UO* : en fait ce sel retient une molécule d’eau,qui est énergiquement fixée et ne peut être arrachée ni dans le vide, ni même à une température de 200° ; le second, qui cristallise avec 3 molécules d’eau de plus que le précédent, les perd soit par dessiccation dans le vide, soit par exposition à la température de 150°, pour donner le sel précédemment cité, Dans le même travail, il prépare aussi une combinaison complexe entre l’émétique d’antimoine et l’azotate d’uranyle, à laquelle il attribue la formule suivante : (C4O6H6P (Sb?O%){UO:), 7H?0. Ce composé perd ses 7 molécules d’eau dans le vide ; porté à la température de 200°, il abandonne une nouvelle quantité d’eau pour donner le produit suivant : (C4H?01P(SB*OS)UO" ; enfin, ce dernier, à plus haute température, se détruit en répandant une forte odeur de caramel.

RAMMELSBERG (5), en 1855, isole le succinate d’uranyle,

(3) WerrHeiM. — Ann. Phys. el Ch.(3) XI, p. 49 (1843).

(4) PELIGOT. — An Phys. el Ch. (3) XIT, p. 463 (1844). (5) RAMMELSBERG, — Jahersb. der Chemie 467 (1855).

LPO corps neutre, cristallisant avec une molécule d'eau et insoluble dans l’eau. ù

En 1858, Wesezsxy (6) entreprend l'étude d’un assez grand nombre de sels doubles formés à partir de l’acétate d’uranyle et détermine leur formule de constitution. Puis il faut attendre une dizaine d'années pour voir apparaitre de nouvelles publications. En 1872, RammeLsBEeRrG (7, établit la formule et le système cristallin de l’acétate double d'uranyle et de cobalt et de l’acétate double d’uranyle et de cuivre ; puis, en 1884, ce même savant (8) publie un mémoire dans lequel il reprend et complète l'étude générale des acétates doubles d’uranyle. Pour préparer ces composés, on a indiqué les 3 procédés suivants :

1° Quand le carbonate du métal qu’on veut combiner à l'acétate d'uranyle est soluble, on verse la solution dans la solution chaude de l’acétate, jusqu'à ce qu'il commence à se former un précipité d’uranate, puis on ajoute de l'acide acétique pour le redissoudre et on évapore jusqu’à cristallisation.

2° Quard le carbonate est insoluble, on le mélange à la solution bouillante d’azotate d'uranyle Jusqu'à ce que tout l’oxyde uranique soit précipité, puis on dissout ce précipité dans l'acide acétique et on fait cristalliser.

3 On mélange 2 molécules des acétates simples et on fait cristalliser à plusieurs reprises dans une liqueur acidulée par l'acide acétique.

(6) WESELSKY. — J.f. pr. Ch., LXXV, p. 55 (1858). — Rép de Ch. pure 177 (1859).

(7) RAMMELSBERG. — Pogg. Ann. (CXXXXV), p. 158. — B.S.C. (XVII

(8) RAMMELSBERG.— Ann. Phys.'Ch., t. XXLV, p. 293 (1884).

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Les sels que l’on obtient ainsi sont bien cristallisés, Jaunes et solubles dans l'eau. Ils répondent aux 2 types suivants : (dans lesquels À représente le radical acétyl) 1° AÂ2UO?, AM’, nH°O pour les métaux monovalents ; 20 AA2UO?), ÀM” nH°?0 pour les métaux bivalents, sauf cependant pour les acétates doubles de cadmium et d’uranyle, de plomb et d’uranyle et de glucinium et d’uranyle qui possèdent une composition donnée par la première formule.

Voici d’ailleurs la liste de ces sels, classés ainsi que nous venons de l'indiquer, avec le nom des auteurs qui les ont étudiés spécialement :

1° — UO2À2 M'À nHO.

83H20 (Wertheim (3).

2 À2 4 À ou UE anhydre (Rammelsberg (8). Zehenter (9).

UO?À2 KA. … H20 (Wertheim, Rammelsberg).

1/2 H20 (Zehenter).

UO?2À2,NaÂ.... anhydre (Wertheim, Rammelsberg, Zehenter). ENRE 83H20 (Rammelsberg.

2À2 INECRRREE 5H?0 à température inférieure à 15° {Wyrouboï (10).

ÜUO2Â2,AgÀ.... H?0 (Wertheim).

UO2À2,G1À2.... 2H20 (Rammelsberg).

UO?2À?,CdÀ?... 6H20 (Weselsky (6), Rammelsberg).

+ + 6H?20 (Wertheim).

JO2A2,PbA?...

PRE 4H20 (Rammelsberg).

(9) ZEHENTER. — Monatsheîte f. Chimie, 21, p. 235 (1900). (10) WYROUBOFF. — B. Soc. Min., 8, p. 115 (1895).

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2e, — AUO?2À3,M”À?,nH°0,

2U02À2,BaÂ2... 6H20 (Wertheim).

2UO?2À2,StÀ2... 61H20 (Wertheim, Rammelsberg).

8H?20 (Weselsky).

6H?20 (Rammelsberg).

74H20 (Weselsky, Rammelsberg).

12H20 à température inférieure à 0° (Rammelsberg).

a%27n32 | 3H°0 (Wertheim).

MU | 7H20 (Weselsky, Rammelsberg).

2UO?2À2,NiÂ2... 7H? (Weselsky, Rammelsberg).

2UO?2À2,COÂÀ2.. 7H20 (Weselsky, Rammelsberg). 2UO2ÂÀ2,FeÂ2... 7H20 (Rammelsberg).

aUO2À2, Mg}.

12H20 (Weselsky, Rammelsberg).

6H20 (Rammelsberg).

SUO?À2,CuÂ?.. 4H20 (Rammelsberg).

2UO?2À2,MnÀ?..

Bien que ces acétates doubles aient été le sujet de travaux assez nombreux, on voit qu'il existe encore quelques doutes sur l’état d’hydratation de certains d’entre eux. L'acétate d'uranyle peut aussi fournir des acétates triples qui ont été l’objet de recherches de la part de Wyrou- BOFF (11). Ce savant a montré que les combinaisons qui contiennent, à côté de l’acétate d’uranyle et de l’acétate de sodium, un autre acétate d’un métal du groupe du magnésium, ont toutes la même teneur en eau, appartiennent au même système cristallin, et présentent les mêmes transformations à des températures déterminées. Leur formule générale est la suivante : AG(UO?},À2M”,AM’,9H20, dans laquelle M” représente un métal de la série du Mg,

(11) WyROUBOrFF.— B. Soc. Chim. (3), t. XI, p. 531 (1894).

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