‹ Étude sur les Tests d'Intelligence, de Caractère et d'Aptitude ProfessionnelleChapitre 9 sur 19 · LES TESTS DE CARACTERE · texte numérisé non relu

LES TESTS DE CARACTERE

Par rapport aux tests d’intelligence, les tests de caractère ou d'adaptation sociale sont très peu évolués. Cependant, leur importance pratique serait immense. On s’imagine, en effet, l’avantage qu’on pourrait tirec si l’on pouvait distinguer dès le jeune âge les individus dont l’activité serait bienfaisante pour la société de ceux qui présentent des tendances anti-sociales. Il importe d’insister sur l’absolue indépendance de ce facteur de l'intelligence et de l’aptitude professionnelle.

Des essais en vue de l’étalonnage de l’adaptation sociale ont été surtout tentés en Amérique. Dans une série de travaux L. N, Yepsen a mis au point un tableau de tests appelé « Adjustement Score Card » dont le but est d’évaluer en chiffres « le comportement social de l'individu vis-à-vis de son milieu ». Ce tableau sroupe quatorze tests principaux, subdivisés en 4 à 7 sous-tests, le tout formant un ensemble de 75 questions.

Dars chaque test principal, le pointage va de 1 à

10 ou 12. L'enfant normalement adapté doit avoir au moins 100 points, mais peut aller jusqu’à 150. Les moins bien adaptés ont au moins 24 points.

Son utilisation est préconisée de manière à ce qu'aux mêmes questions concernant chaque sujet on demande des réponses aux maîtres d’école et aux condisciples. Il est étonnant de constater à quel point les deux séries de réponses sont souvent parallèles.

Ces tests ont permis de confirmer l’indépendance du caractère et de l'intelligence, car leurs résultats sont tout à fait différents de ceux des tests de Binet et Simon.

Les résultats donnés par le Score Card de Yepsen cadrent assez bien avec les divisions qualitatives établies à l’avance sur un grand nombre d’enfants. Ceuxci étaient divisés en trois groupes : les bons, les moy: et les mauvais.

Les bons appréciés par les maîtres donnent une moyenne de 112,5.

Appréciés par les élèves, 111,5 .

Les moyens appréciés par les maîtres, 92,3.

Les moyens appréciés par les élèves, 99,0.

Les mauvais appréciés par les maîtres, 54,5.

Les mauvais appréciés par les élèves, 57,0.

Ces tentatives méritent donc d’être encouragées,

mais leur application pratique ne semble pas immédiate.

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