‹ Étude sur les torrents des HautesAlpesChapitre 10 sur 59 · CAUSES BT RÉSULTATS DE LA FORME DES LITS DE DÉAICTIOB · texte numérisé non relu

CAUSES BT RÉSULTATS DE LA FORME DES LITS DE DÉAICTIOB

Deux causes concourent à former les lits de déjection.

D'abord , le torrent qui sort d'un lit encaissé dans la montagne, tombe dans une vallée où les berges lui manquent tout à coup. Là, sa section transversale peut s’étendre sur une largeur presque indéfinie, puisque cette largeur n’est pas autre chose que la longueur meme de la vallée. Alors ses eaux s’épanchent dans tous les sens : de là, perte de vitesse, et exhaussement.

Ensuite le torrent passe delà pente rapide qu'il avait dans la montagne , à la pente douce de la plaine : nouvelle cause de perte de vitesse et d’exhaussement.

Il y a donc deux causes qui font qu’un torrent dépose des matières dans son lit et qu'il l'exhausse: i° l'élargissement de section ; a 0 la diminution de pente. Ces deux causes sont uniques; elles sont distinctes, bien indépendantes l’une de l’autre , et cette remarque est essentielle. Dans les torrents, dont le lit de déjection a déjà pris la pente limite , les dépôts ne se forment plus qu’en vertu de la première cause; on peut donc les faire cesser en rétrécissant le lit. Sur d’autres torrents, au contraire, où la pente n’est pas encore arrivée à cette limite qui correspond à l'entrainement des matières, celles-ci continueront toujours de se déposer, en vertu de la seconde cause.

DES TORRENTS

On voit déjà , par tous ces faits, qu'il est possible d’encaisser certains torrents, et qu’il est impossible d’en encaisser d’autres. — On voit aussi que le succès d’un encaissement, toutes choses égales d’ailleurs, sera d’autant plus assuré que l'abaissement des pentes, à la sortie de la gorge , se fera d’une manière plus continue. Car celte continuité est une présomption que la courbe du lit est définitivement créée, et. partant, que les déjections ont pris la limite.

C’est un fait à peu près constant , dans tous les lits de déjection , que les eaux se tiennent sur la région la plus élevée du lit , et en suivent l'aréte culminante (i ). Cela vient de ce que cette arête, aboutissant au débouché de la gorge , est placée dans le prolongement même de sa direction. Les eaux, qui sortent de la gorge avec violence, suivent pendant longtemps la ligue que ce premier mouvement leur a imprimée. On conçoit qu’abandonnées à elles-mêmes, sur un lit aussi indéterminé, et dont les pentes sont tou jours fortes , elles doivent obéir surtout à leur force d'impulsion , et se détourner plus difficilement de la direction qu’elles ont une fois prise — l)elù résulte celte singulière disposition : que le profil en travers du lit forme une courbe convexe, dont les eaux occupent les points les plus élevés. Une légère dépression, creusée en forme de lit, leur permet de se tenir en équilibre sur ce faite (a).

Un autre résultat de cette forme est de faire divaguer les eaux sur toute la superficie du lit avec une mobilité incroyable. Il suffit du moindre bloc , de la moindre toufle de broussaille, placés d’une certaine manière au sommet de leveiilail , pour dévier les eaux , et les jeter sur des points fort éloignés de leur lit. habituel, et, partant, fort peu préparés à leur résister. La mobilitedu sol meme îles déjcctionsaugmcnte encore l'instabilité des eaux. Dansces graviers dénués de cohésion, le moindre frottement suffit pour amener de grands changements, et le lit se creuse et se détruit à chaque crue.

La meme forme détermine aussi les eaux à déposer, même sur des pentes très-fortes ; car, en s’étalant sur des surfaces si larges, elles perdent toute leur vitesse : c’est ce qu’on a vu plus haut. Cette remarque explique pourquoi il se forme encore des dépôts , même dans les torrents qui ont déjà pris la pente limite.

(I) Figura 3 cl ♦.

(9) Cria est surtout remarquable dans le torrent de Conibe-ta-Boulc (Veynes).

DESCRIPTION

Enfin, quand une route est assujettie à traverser un pareil lit , elle est soumise a de grands inconvénients. Elle est forcée de gravir d’un côté le faite de l'éventait, puis de s’abnisser de l’autre côté vers lo plaine; ce qui l'assujettit à une rampe et à une descente , dont les pentes sont assez fortes. Comme les eaux coulent dans la partie culminante, qui sépare la pente de la contre-pente, c’est I à qu'il faudrait établir un pont : or cela est tonjours fort difficile, parce queles berges manquent totalement, et qu’elles sont même , en quelque sorte , négatives. D'autres difficultés s’élèvent encore quand on essaie de protéger la route par des défenses ; on ne sait comment les disposer sur ce lit convexe, où les eaux, au moindre obstacle, s’échappent en suivant les pentes transversales , et où des épis ne peuvent être enracinés nulle part(i).

Toutes ces causes concentrent les plus grands maux des torrents dans leurs lits de déjection ; et ceux-ci , par une circonstance malheureuse , se trouvent précisément placés dans les vallées , où les cultures sont les plus précieuses : aussi forment-ils le caractère le plus redouté des torrents. Des dénominations d’un grand nombre d’entre eux se rapportent aux propriétés des lits de déjection : plusieurs même les caractérisent par des termes si énergiques , qu’on n'oserait pas les traduire (a).

Il reste à indiquer les modifications qui allèrent quelquefois la forme générale de ces lits.

H y a des torrents dans lesquels les lits de déjection n’ont plus que des formes diffuses (3). Il y en a même dans lesquels ces formes sont complètement oblitérées (4). Cela arrive toutes les fois que le terrain s’abaisse

(1) Comme un exemple de cette difficulté, ou peut citer le pont du ton tnt de Bel- Air ( a Serres) , dont te projet a été remanié par quatre ingénieurs, et n’esl pas encore arrêté.

(2) Torrents des Graves ( des graviers ) , — de Combe-la- Boute , — de Rioubourdoux , { Ruisseau bourbeux ■■ il y en a plusieurs de ce nom , à Prunières , à Orçieres , à Barcelonnette , etc. ).

Il y a un grand nombre de torrents nommés Merdanel ou Merdarrl[h Saint-Crépin, su Monestier, à Chadenas , à Rèmollon , à Orçieres, cto. ) . Dans les Jïasscs-Alpes, on a plusieurs Merdarics. Ce terme est devenu , dans quelques localités, générique . et l’on dit un merdanel, pour dire un torrent.

(2) Torrents de Crevoulx , de Brnma/am , de la Couche.

(4) Torrents de la Grande-Queylanne ( à Vittollcs) de Maunand ( à la Grave), — dr Rabioux, — du Pas de- la- Tour, dans ia vallée de V U baye ( Basses- Alpes).

DES TOIIRE.NTS.

vers la rivière, suivant des pentes à peu près continues, et suffisamment rapides. Si les eaux , qui suivent ces pentes , prennent assez de vitesse pour entraîner leurs matières jusques dans la rivière , cl si celle-ci est assez forte pour les emporter, à mesure que le torrent les lui amène, elles lie pourront jamais s'entasser, et le lit de déjection ne pourra pas se former. Dans ces torrents , le lit de déjection est remplacé par un long canal d’ccoulement, qui conduit les eaux depuis la gorge jusque dans le cours d’eau principal. — La courbe du lit s’est formée ici tout naturellement, en suivant le relief que lui offrait le terrain de la montagne . et elle n'a pas exigé , pour devenir régulière, que certaines parties du fond fussent exhaussées. En comparant cette courbe à celle que donnent les lits de déjection arrivés à la pente limite, on voit que les deux courbes ne diffèrent pas entre elles : cc fait est digne d’attention, et il confirme tout ce qui a été dit dans le précédent numéro (»). — Ajoutons encore que les torrents qui sont encaissés ainsi jusqu'à leur embouchure , et ne présentent pas des lits de déjection , n’en sont pas moins de véritables torrents. Leur bassin de réception est trés-bieu caractérisé; ils Xaffouillent , et en tirent une grande masse de matières , qu’ils entraînent avec eux, et qu’ils déposent ensuite réellement dans un lieu déterminé , qui est le sein de la rivière. Mais ils ne peuvent plus divaguer sur leurs dépôts , parce que ceux-ci sont engloutis aussi vite qu’ils sont formés. Les deux premiers caractères , qui spécifient les torrents , se retrouvent donc ici , aussi apparents que partout ailleurs. Et le troisième s’y montrerait de même, si la rivière ne l'avait pas . pour ainsidire , efTacé après coup.

En général , pour que les déjections se disposent suivant la forme normale que j'ai décrite , il faut que le torrent les dégorge dans une plaine , où elles puissent s'étaler en liberté. Aussi les torrents les plus remarquables par l'étendue et la régularité de leurs lits de déjection, sont ceux qui débouchent dans les bassins des vallées principales.

Il arrive souvent que plusieurs torrents jettent à la fois leurs alluvions dans le même lit de déjection , qui leur devient commun (a).

(t) Voyei 1rs planches et leur explication.

(2) Le lit du torrent de Boscodon reçoit le torrent de Combe-Barre ; — celui du Dcvizet reçoit le Rcaton ,- — celui de Dèoul, le Briançon.

DESCRIPTION

il y a aussi (les torrents qui , au lieu d'aboutir à des cours d'eau principaux , sont reçus par des vallées sèches , ou par des ruisseaux insignifiants. Alors il semble qu’il ne puisse plusy avoir de limite à l'exhaussement (i).

Mais la plupart se déchargent dans des cours d'eau volumineux et rapides. Ils les rejettent sur la rive opposée; et, quand celle-ci est basse et cultivée, ils les forcent de la ravager et deviennent ainsi une nouvelle cause de dévastations. Quand elle présente, ou contraire , des berges hautes et solides, la rivière s'encaisse entre elles et les déjections. S'il survient dans le torrent une crue subite, qui ne soit point partagée par la rivière , les déjections, arrivant eu masse, font barrage; la rivière gonfle et déborde à l'amont. La meme chose arrive encore quand deux torrents se déchargent dans la rivière sur les deux rives opposées, l’une eu face de l'autre, et qu'ils débordent en même temps (a). Mais, au bout d'un certain temps, la rivière, qui travaille sans relâche , finit toujours par balayer les matières. Celles-ci ne pouvant ainsi jamais s’amonceler, il en résulte que les rivières maintiennent à l’extrémité des lits des torrents une sorte de repère stable , tandis que les autres points de ce lit subissent de continuelles variations dans leur hauteur. Ne perdons pas de vue cette observation , dont nous tirerons parti par la suite.

(1) Torrents des Moulâtes (à Chorges ), du Devizel, de Saint- Pancrace , du Ruisseau- Blanc (au Lautaret).

(2) Le torrent de Couleaud et le torreut de Pals , sur la Durance ( près du village de Saint- Clément }. — Le torrent de Theus et celui de Rochcbrune , sur la même rivière.

DES TORRENTS

CHAIMTRE Vil.

XATURI DBS MATIÈRES AMBRÉES EAU LES TOBKSETS.

J'ai dit que la pente des lits de déjections variait avec la nature des matières que le torrent y déposait, et qu’elle était à très-peu prés constante pour les mêmes matières.

On peut les diviser en quatre classes :

î” Boue; a 0 Graviers ; .

3* Galets;

4" Blocs.

La boue accompagne les alluvions de In plupart des torrents , mais surtout de ceux qui sortent d'un calcaire feuilleté uoir, appartenant au lias, et formant les bases de beaucoup de ces montagnes. Dans ce cas la boue elle-même est noire. D’autres fois elle est grise : elle sort alors des calcaires schisteux à posydonics , qui appartiennent au même étage. Dans tous les cas, elle imprègne les eaux et leur communique sa couleur; elle constitue souvent la plus grande masse de l'alluvion. Il arrive alors , et surtout vers le commencement des crues, que les eaux , surchargées de cette boue , coulent sous la consistance d'uu liquide épais et visqueux. Elles s'avancent lentement, comme avec peine, se ramifient en plusieurs coulées, et surmontent les obstacles peu élevés qui gênent leur cours,

DESCRIPTION

en s'exhaussant derrière eux , par une sorte de remou. On reconnaît dans cette description la marche des laves volcaniques. L'analogie est si frappante que ces sortes d'nlluvions portent cil effet le nom de laves dans ce pays(i).

Cette bouc empoisonne toutes les propriétés sur lesquelles le torrent la répand. Elle forme , en séchant , une espece de ciment tenace, qui empêche 1 action de l'air sur les racines, et fait périr les arbres. Effondrée et abandonnée pendant quelque temps à l’action atmosphérique, elle devient d'une fertilité remarquable. — Ainsi certains torrents compensent en partie leurs ravages par une action bicufaisantc. Ils dissolvent les calcaires durs et incultes, qui forment la substance de ces montagnes, et ils les déposent dans la vallée, convertis en terre végétale. Mais quel pauvre dédommagement à tant de maux qu’ils causent!

Quand les eaux charrient, en même temps que la boue, des galets ou des blocs, il se forme , du mélange de toutes ces matières, une espèce d c béton , qui prend, par l'ocLion du temps, une grande dureté. Beaucoup de brèches ou de poudiugues, dans ce département , ont été formés de cette manière.

La boue se dépose sur des pentes très-variées , suivant que sa dissolution dans les eaux est plus ou moins épaisse.

Le gravier comprend des pierrailles de toutes natures, depuis la grosseur d’un grain de sable , jusqu’il celle des matériaux servant à l’empierrement des chaussées. Il se dépose sur des pentes qui n’excèdent pas a i centimètres par mèLre. Ces dépôts sortent principalement des terrains appartenant à la formation des grès verts, qui sont superposés au lins (a).

Les galets sont formés par des pierres comprises entre les graviers et les blocs ; ceux-ci comprenant toutes les pierres qui ont plus de a5 centimètres de diamètre ou de côté. — Les galets sont plus fréquents dans les lits des cours d'eau qui sortent des terrains primitifs ou des roches d’é-

(I) Torrent» des Houlettes, — du Devizet , — de Sainte-flarthe , — tous Ira torrent» de la vallée de Barcelonnette {Basses- Alpes ) , et surtout celui de Bioubourdoujc ; ce genre de déjections y est aussi connu sou» le nom de laves.

(9) la. 1 » torrent» entre Briançon et le Monestier , — ceux de Veynes.

DES TORRENTS

mission (i). Ils se déposent sur des pentes qui varient entre a ; et 5 centimétrés par mètre.

Les blocs , jusqu 'à la grosseur d un demi-mètre cube, se déposent sur des pentes comprises entre 5 et 8 centimètres. Au delà , ils atteignent souvent des dimensions énormes, et, à cause de cela . on les rencontre sur les pentes les plus rapides. Le torrent les abandonne ordinairement au sommet de l’éventail, et il n’est pas rare de trouver, en remontant la gorge d’un torreiNg d« quartiers de roc, cubant au delà de 5o mètres cubes. Ceux-là sont presque toujours tombés des berges mêmes, ou de quelque casse voisine , et le torrent , quelque puissante qu’on suppose sa force , ne peut guère les déplacer. Plusieurs torrents sont exploités comme de véritables carrières, qui ont sur les autres l’avantage de présenter des blocs déjà détachés de la masse, et d’ètre d'un accès iiioius pénible. C'est avec des pierres de taille, exploitées de cette manière, que sont construits la plus grande partie des monuments du département. Il existe même «les natures de pierre de taille qui n’ont pu , jusqu'à présent, être rencontrées ailleurs que dans les torrents: tel est le beau calcaire saccharoide, dont on a fait les sculptures de l’ancienne cathédrale A' Embrun, à une époipic antérieure au onzième siècle, et qui n’a pu être tiré que du torrent de Boscndon. — Quant aux blocs qui roulent avec le torrent , et sont mêlés à la masse de ses eaux, ils deviennent, dans les crues, un élément terrible de destruction. Lancés avec violence contre les obstacles qui heurtent le courant, ils les mutilent, et même iis les brisent ; c’est ainsi ipie des ponts en charpente ont souvent été mis en pièces. Quelquefois ces blocs sont chassésavec une telle force qu'ils sautent horsdu lit , et tombent à droite ou à gauche sur les rives. D'autres fois ils s'engagent dans la charpente des ponts, après que ceux-ci ont été démembrés par la crue. On peut voir alors, apres la retraite des eaux, des masses cubant au delà de i mètre cube. suspendues en l’air, à plusieurs mètres au-dessus du lit (a)- Le phénomène de ces projections sera mieux compris tout à l’heure.

Ce q non appelle limon est une boue très-fine, mêlée de sable fin. J.e

.té'

(I) Torrents du Queyra s, — du Champsaur.

(2,1 Torrent de Sainte-Marthe , au pont du même teron , au pont «lu meme nom , sur la route 91 , en

torrent de Outnuta-

DESCRIPTION

limon ne se dépose guère dans les torrents, à moins qu'on ne favorise son dépôt par des ouvrages d’art. Il est généralement charrié jusque dans les rivières : celles-ci ne reçoivent ainsi que la partie la plus ténue et la plus fertilisante des alluvions. Voilà pourquoi les alluvions de la Durance et du Buech sont si recherchées par l’agriculture. — Ce limon est encore entraîné l par les canaux d'arrosage qui s'alimentent dans les torrents, et il leur

communique des propriétés fertilisantes diverses (i).

On peut demander quelle est la nature géologique des matiâtes déposées • par les torrents? Elle varie avec celle des terrains qu’ils traversent. Chaque nature de terrain est accusée par une nature particulière d'alluvions formées de ses débris, et l’on y remarque une grande variété (a). — Les tnrreuls facilitent ainsi les recherches du géologue, en amenant sous sa main les indices des terrains, souvent inaccessibles, au milieu desquels ils ont passé.

L’examen des matières déposées par les torrents devient important, lorsqu'on les étudie dans le but de les encaisser. — Elles restent après les crues comme des témoins de l'action plus ou moins violente des eaux, et elles donnent une certaine mesure de cette action. Elles ne sont, en effet , guère amenées que par les crues, et les eaux ordinaires ne déponent pas ou déposent peu de matières.

Voyons maintenant de quelle manière se passent ces crues. Il y a encore là quelques phénomènes particuliers qui doivent être connus, pour bien ae rendre compte de faction des torrents.

(1) Par exemple , on estime , à cause de leur limon , les eaux dérivées du Rabioux , du Crv vouLx , du Boscodon , du Pals.

Ou n estime pas celles du Pachtres, du Bramafam , du Sainte-Marthe.

Dans le Valgodcmard , on préfère la Siveraisst au Drac.

Ces diflcrtnccs dans les qualités des eaux sont telles que le bourg de GuilUstre est à la veille de faire une dépense de i 5.000 francs pour chercher au loin le ruisseau de Chagne , tandis que sou territoire est traversé par celui de Rif-Bel , mais dont les eaux sont moins bonnes.

(î) Yojei la note 5.

DES TORRENTS

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