‹ Étude sur les troubles intestinaux consécutifs à la gastro-entérostomieChapitre 3 sur 7 · IT · texte numérisé non relu

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Elles s'étendent aussi parfois vers rahdonien et si elles sont plus vives, on les voit alors présenter Tallure de véritables coli(jues (obs. VIII). Et pour peu (pie la diarrhée survienne à ce moment, on voit (juele syndrome prend l’aspect (bun troulile nettement intestinal.

Ohseuv. VIII. — Pin... (Léontine). Sténose pylorique probablement néoplasi(jiie. (iastro-entérostomie le 17 mars 1911.

En avril 1912. Ajirès le repas, pesanteur, nausées de temps en

temps.

Parfois le matin fortes coliques abdominales, suivies (juelquefois de diarrhées (4-5 selles) ou de vomissements bilieux.

Radioscopie; pylore conqilètement fermé et région pylori(|ue douloureuse.

Evacuation très rapide, en cpielques instants.

Examen extérieur : rien de perceptible au niveau de reslomac.

bai septembre 1912. Va bien. Pas de douleurs. QueUiuefois nausées sans vomissements. La diarrhée et les vomissements bilieux ont disparu. Pas de coliques abdominales. Très bon appétit. Pas de régime.

Examen. Pas de douleur provoquée. Clapotage très bas deux heures après une lasse de café.

Nous devons maintenant étudier le deuxième élément du svndrome, la diarrhée.

Habituellement, la crise évolue de la façon suivante : le malade a pris son repas ; il éprouve, à la suite, celte sensation de gène, de poids péri-ombilical (jue nous avons décrit ci-dessus. puis les douleurs irradient dans 1 abdomen, des coliciues apparaissent et le malade va à la selle une, deux ou trois lois.

Les selles sont molles, pâteuses, plut(')t aérées. Nous en avons du reste énuméré tout à 1 heure les caractères a propos de la forme diarrhéique.

Il peut n y avoir qu’une selle, comme il peut y en avoir cincj, six et plus. C.es selles si nombreuses ne viennent alors (pie par [)ériodes. Dans l’intervalle de ces crises paroxysticpies, il y a une ou deux selles seulement. Il peut même y avoir de la constipation, mais c’est un lait plus rare.

D’ailleurs, les selles ne se produisent pas toujours a la suite des douleurs. Certains malades ont de prélerence la crise sous forme de douleur cl les autres sous (orme de diarrhée, (.elle-ci peut même ne se produire ({ue le malin seulement.

ARCHIVES DES MALADIES DE L’APPAREIL DIGESTIF

Un caractère assez spécial à ces accidents c’est que, si on prescrit aux malades qui en souffrent des alcalins, on ne les améliore pas, et parfois même on provoque une aggravation de leurs malaises. Au contraire, radministration de préparations acides ; acide chlorhydrique , gastérine , képhir a presque toujours une très heureuse influence sur les douleurs et la diarrhée.

Les deux malades des observations VI et IX présentent une histoire typique à cet égard. Ils ont été très améliorés par Tusage de l’acide chlorhydrique ou du képhir.

La malade de l’ohservation IX a fini par ne guère vivre que de képhir. C’est grâce à lui qu elle peut supporter les quelques autres aliments qu elle prend et qu’elle a pu maintenir son poids.

En tout cas, les malades sont toujours amaigris et fatigués. Dans les formes intenses et chroniques, ce sont de véritables infirmes, incapables de travail et d’effort, dont la vie est un supplice, d’autant plus que s’ajoutent à leurs malaises tous ceux qui sont la conséquence de l’inanition avec sa répercussion habituelle sur le système nerveux. On peut dire que l’opération leur a fait plus de mal que de bien. Quand les accidents ne se produisent que par périodes, les malades se remettent un peu entre chaque crise ; mais ils n’en restent pas moins des impotents, des valétudinaires. Il est des formes plus sévères, dans lesquelles les malades tourmentés par les douleurs, affaiblis par la diarrhée et par les vomissements bilieux ou alimentaires qui se surajoutent aux douleurs tombent dans un état très grave. Amaigris, déshydratés, la langue sèche, les urines rares, ils en arrivent à un état de véritable cachexie qui les met à la merci d’une complication ou peut les emporter peu à peu dans le marasme.

Le jeune malade de l’observation VI a été, un certain moment,

la gastérine, il ne serait probablement plus en vie à l’heure actuelle.

Quand on examine un malade présentant les symptômes subjectifs ci-dessus relatés, on constate peu de chose à la simple inspection abdominale. Tout au plus, quelquefois, le ventre est-il un peu distendu, un peu ballonné dans la région péri

ou sous-üiiibilicale. Par coiilre, on trouve toujours uu certain degré de sensibilité. Il est très rare que ce soit une douleur bien \i\e, c est [)lutot une soi te d endolorissement (jue |)i'ovo(|ue la palpation dans toute la région ombilicale. Le [ilexiis solaire, les plexus mésentéri(]ues peuvent être douloureux.

Le signe le plus important, le plus caractérisipie (pion rencontre dans les cas les plus typiipies, c’est à la succussion digitale un bruit de clapotage très net, et un bruit de flot étendu, étalé et facile à la succussion bippocratiipie. Il donne l’impression du flot des vastes dilatations gastriques avec le([uel il peut être confondu. Pourtant il s’en dillérencie en ce (pi’il est généralisé à rabdomen tout entier, à maximum sous-ombilical et à timbre plutôt intestinal c[ue gastrique. Mais il faut avouer qudl est des cas où le tubage, ou mieux, la radioscopie jieuvent seuls tirer la chose au clair.

Ln meme temps que ce clapotage et ce bruit de flot, on peut percevoir de la matité déclive vers les flancs quand on fait se coucher le malade sur le côté. On retrouve alors là le svndrome de la fausse ascite qui, on le sait, est un signe éventuel d une réelle valeur dans certains cas d’occlusion intestinale.

Examen radioscopique. — (ihez les anciens gastro-entérostomisés qui présentaient les accidents (jue nous venons d’étudier, nous avons toujours constaté une évacuation hâtive du contenu de l’estomac. Le sel de bismuth se précipite dans l’intestin grêle dont les anses paraissent assez souvent dilatées et leur masse se dessine sous forme d’un nuage grisâtre plus ou moins foncé et pinson moins également réparti dans l'abdomen. ^Schémas IV et V). Assez souvent il se localise à gauche, dans la région de la fosse iliaque gauche; mais il est parfois médian sous-ombilical et parfois inférieur et pelvien. Lt cela correspond évidemment au clapotage et au bruit de flot (pie provoipient la succussion digitale et la succussion hippocrati([ue.

Au point de vue du diagnostic diflerentiel et de l'interprétation physiologicjue des accidents, ce passage tro[) rapide du contenu de l estomac dans l intestin grêle présente un grand intérêt : nous serons donc amenés à l’étudier à ces deux points de vue dans les chapitres (jui vont suivre. Aussi ne nous paraît-il pas utile d'y insister davantage dès maintenant.

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