‹ Étude sur les troubles intestinaux consécutifs à la gastro-entérostomieChapitre 6 sur 7 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Nous pouvons résumer la substance de ce travail dans les propositions suivantes :

I. A la suite de la gastro-entérostomie, par le tait même de la déformation anatomi(pie causée par elle, on peut voir apparaitre des troubles de la digestion gastro-intestinale, quel- (juefois véritablement sérieux.

II. (]es troubles digestifs se présentent sous deux lormes clini([ues principales :

I>,a diarrhée intermittente ou continue, ([iiebpieiois extr**mement rebelle ;

Les troubles de digestion intestinale caractérisés surtout [lar des malaises, des douleurs abdominales consécutives aux repas. Ils font, à première vue, penser surtout a des [)béno-

ARCHIVES DES MALADIES DE L’APPAREIL DIGESTIF

mènes dépendant de l’atorfie et de la grande dilatation gastriques.

III. La notion de rintervention chirurgicale antérieure permet au point de vue du diagnostic difîérentiel de restreindre le champ des hypothèses. L’examen radioscopique indispensable en l’espèce, comparé à l’examen clinique, rend relativement facile Félimination des complications post-opératoires susceptibles de se traduire par des syndromes analogues :

La fistule gastro-colique ;

La sténose incomplète de l’intestin grêle ;

L’ulcus du jéjunum avec sténose méso-colique.

IV. L’examen radioscopique montre que les accidents précédents se produisent chez des opérés chez lesquels l’évacuation de l’estomac par l’anastomose gastro-jéjunale se fait avec une rapidité exagérée.

On doit donc penser que l’insuffisance de la sécrétion gastrique, l’arrivée brusque dans l’intestin grêle de substances alimentaires qui n’ont pas subi l’élaboration gastrique normale sont susceptibles de provoquer les manifestations de dyspepsie intestinale précédemment indiquées.

On est ainsi amené, dans Finterprétation pathogénique de ces manifestations, à faire intervenir les facteurs suivants : surcharge et distention douloureuse de l’intestin, irritation chimique et physique, d’où accélération du transit intestinal, sinon entérite, utilisation défectueuse des aliments, viciation consécutive de la nutrition générale, apparition ou exagération des phénomènes névropathiques .

V. La prophylaxie opératoire de ces accidents devrait théoriquement être cherchée dans l’établissement par le chirurgien d’une bouche gastro-intestinale continente et susceptible de fonctionner à la façon d’un pylore artificiel.

La prophylaxie post-opératoire doit être tentée par l’établissement d’un régime alimentaire sévère d’une façon prolongée, sinon définitive, chez les opérés, particulièrement chez ceux dont 1 estomac s évacue avec une rapidité excessive.

VL Pour le traitement, nous avons obtenu, sinon toujours la guérison, tout au moins une amélioration marquée par l’emploi non seulement d’un régime approprié (aliments peu irritants, laissant peu de résidus indigestes, bien divisés

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