‹ Étude sur les œuvres de PuzosChapitre 12 sur 33 · BASSIN NORMAL. — BASSIN VICIÉ · texte numérisé non relu

BASSIN NORMAL. — BASSIN VICIÉ

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Suivant le système que nous avons exposé plus haut, nous ne relèverons que les particularités dignes de remarques; ainsi nous noterons que Puzos a fort bien entrevu, après Mauriceau, Dionis, Deventer, etc., les différences qui existent entre le bassin de la femme et le bassin de l'homme. « Il y a dans la conformation « du bassin des femmes et celui des hommes une très « grande différence, et cette différence est bien impor- « tante pour la grossesse et pour l'accouchement. « Dans les femmes, la cavité du bassin a plus d’éten-

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« due, en tous sens, la face interne de l'os sacrum est « plus enfoncée et forme une cavité plus profonde. « Par devant, les os du pubis et de l’ischion sont plus « écartés les uns des autres. » |

Puzos signale l’écartement des symphyses pubiennes pendant la grossesse; il croit qu'il peut être utile dans les cas de rétrécissements légers du bassin. Les diamètres et les axes ne sont pas plus ctudiés que dans l'ouvrage de Deventer. Cependant Puzos dit que l'inclinaison du bassin est telle que, prolongée, sa cavité aboutirait à l'ombilic.

L'étude du bassin pathologique est beaucoup plus intéressante pour le lecteur, car on y trouve une esquisse déjà assez complète des pelvis viciés, dont Deventer avait ébauché la description, ainsi que nous l'avons dit plus haut.

Il commence par distinguer deux sortes de bassins anormaux : 1° Les bassins trop larges ; 2° les bassins trop étroits. À propos des bassins trop larges, dont on a si fort exagéré pendant longtemps le défaut, notre auteur ne signale que la possibilité des procidences, mais il va jusqu'a parler de la rupture des ligaments de la matrice, dans certains cas particulièrement défavorables, sans en citer du reste d'exemples.

Bassins viciés par ctroitesse. — Puzos commence par montrer que la notion du bassin vicié est toute relative : « Le bassin normal peut être trop étroit pour « un gros enfant, et le bassin vicié suffisamment large « pour un médiocre. » De cette considération sur

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laquelle Puzos n'appuie pas, malheureusement pour

la science, naïîtra plus tard la doctrine des accouchements prématurés artificiels.

D'ailleurs l'étroitesse de la filière pelvienne peut ne pas mettre un obstacle absolu à l'accouchement : « Les efforts, le temps, les attitudes favorables, l'al- « longement de la têle, feront précipiter à la fin l’en- « fant dans le bas bassin. » Puzos avait reconnu que dans ces cas de travail difficile la non-rupture prématurée de la poche des eaux, dont il montrera l'importance mécanique plus loin, peut rendre des services éminents. « J'ai mieux réussi dans les accouche- « ments suivants, en laissant entière la membrane « des eaux, quoique sortie en dehors, sans la rompre, « jusqu'à ce que la tête de l'enfant, descendue à la « faveur des eaux conservées, suivit presque leur « découlement, en sorte que j'avais par cette manœuvre « un travail ordinaire, après en avoir eu un ou deux « auparavant d'une extrême difficulté. »

Quzos signale, comme Deventer, une des variétés du bassin justo-minor, la variété masculine, chez des femmes en apparence bien conformées, mais dont la cavité pelvienne est arrondie et les os très gros. Les bossues et les boiteuses peuvent accoucher fréquemment d'une façon normale, et cela malgré toute apparence : « Il est vrai que dans ces cas les enfants se « trouvaient d'une grosseur médiocre. » Si les bossues n'ont pas toujours un bassin vicié, cela tiendrait, suivant Puzos, à ce que chez les unes la déformation est survenue quand le pelvis était déjà ‘ossifié «et résis

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tant, etchez les autres à un âge tel que le squelette était encore mou et cartilagineux.

Il a vu, chez quelques boiteuses, la cavité pelvienne déformée de telle sorte que toute une moitié du bassin était atrophiée.

Le paragraphe qu'il consacre aux bassins aplatis est des plus intéressants et des plus nets.

« Enfin, il y a des bassins dont la cavité est trop « étroite, même pour un enfant d'une grosseur « moyenne ; la face intérieure de la dernière vertèbre « des lombes et celle du sacrum font une saillie si « considérable en avant que la tête de l'enfant y est « arrêtée dans l'accouchement, et ce n'est qu'avec des « peines infinies que l’on vient à bout de lui faire « franchir le détroit. » Il avait remarqué dans ces cas que la symphyse est plate (barrée) au lieu d'être saillante en avant. Il savait même que parfois les pubis sont comme retournés en arrière : « L’accouche- « ment même devient absolument impossible, s'il y a « en même temps vice de conformation dans leg os « pubis, c’est-à-dire si la face interne de cet os est « convexe au lieu d’être concave. »

Enfin il avait rencontré des cas dans lesquels l'aplatissement est extrême. « Il arrive quelquefois que « la distance de la partie postérieure du bassin à l’an- « térieure n'ait pas plus d'un pouce et demi; dans « ces Cas, qui heureusement sont très rares, on est « obligé de recourir à des moyens extrèmes, quelque- « fois même à l'opération césarienne, pour sauver l'en- « fant et la mère, qui tous deux périraient sûrement, si

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