‹ Étude sur les œuvres de PuzosChapitre 14 sur 33 · ORGANES GÉNITAUX EXTERNES · texte numérisé non relu

ORGANES GÉNITAUX EXTERNES

« Les parties naturelles et externes de la femme « sont le pénil, les grandes lèvres, l'entrée du vagin, le « clitoris, le méat urinaire, les nymphes, la fosse navi- « culaire, le corps glanduleux appelé par quelques-uns « prostate de la femme et les caroncules. » Nous ne suivrons pas Puzos dans la description qu'il donne de ces différentes parties de l'organisme, parce qu'elle n'offre rien d'original. Notre auteur s'est contenté des notions que lui fournissaient ses contemporains, principaälement Dionis. Disons cependant qu'à propos des grandes lèvres, il a signalé l'œdème dont elles peuvent

on DS Saites

être atteintes vers la fin de la grossesse. « Sur la fin

des grossesses, les grandes lèvres enflent assez souvent, mais ce n'est ordinairement qu'après que les jambes et les cuisses l'ont été considérablement. Si l'enflure est modérée et ne peut s'opposer au passage de l'enfant et que la femme grosse puisse soutenir jusqu’à la fin de son terme une enflure qui rend ordinairement Sa respiration pénible et son sommeil laborieux, On n’y fera aucune opération ; mais si une oppression trop forte demande un prompt soulagement, on fend les lèvres jusqu'au corps graisseux dans lequel il faut entrer et on voit incontinent couler l’eau et très peu de sang. » Puzos signale ensuite un point

de déontologie médicale sur laquelle a insisté avec tant de raison de nos jours M. le professeur Fournier.

C'est sur la face tant interne qu'externe des grandes lèvres que paraissent, dans les femmes infectées d’un virus vénérien, des chancres, des poireaux et autrés symptômes véroliques. Quand l'accoucheur aperçoit ces symptômes dans une femme qu'il vient d’accoucher, il doit empêcher qu'on ne fasse allaiter l'enfant par une nourrice étrangère et conseiller qu'on le nourrisse avec du lait de chèvre et de vache.Autrement, il donnerait infailliblement la vérole à sa nourrice qui la communiquerait à son mari et aux enfants qu'elle pourrait avoir dans la suite. » On peut être sûr que

la rigide honnêteté de Puzos savait mettre en pratique ces conseils, même lorsqu'il s'agissait de ces familles riches et puissantes chez lesquelles la syphilis n'était que trop répandue.

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