DS EUX
pagne de pertes de sang parfois fort abondantes,
quoique l'expérience m'ait appris qu'il est rare de voir périr des femmes dans ces sortes d’avortements. Je conseille alors de faire tout son possible pour les délivrer. »
Quant à la Mole, c'est une masse de chair fongueuse,
plus ou moins grosse, suivant le plus ou moins de temps qu'elle est restée dans la matrice, « mais toujours
plus considérable en volume que le faux germe qui lui donne origine, car la mole n'est qu'un faux germe que la matrice n'a pu expulser dans le temps de la sortie ordinaire de faux germe, en sorte qu'attaché à son fonds, il en tire suffisamment de nourriture pour acquérir quelquefois, dans l’espace de six ou sept mois de séjour dans la matrice, un volume de trois ou quatre livres. La mole prend en même temps une figure plus irrégulière et moins déterminée que le faux germe : quelquefois, c’est une masse de chair mollasse avec quelques membranes ou bien ce sont des caillots de sang entrelacés dans des fibres charnues ; plus communément elle est en forme d'une grosse grappe de raisin parsemée d'hydatides ou petites vesicules remplies de lymphe et qui couronnent sa superficie comme autant de graines. » Puzos croit que dans certains
ças la durée de la mole peut être très longue : « Paré
Le
La
et Mauriceau font mention de moles restées dans la matrice plusieurs années. » Les signes de la mole
sont d'abord à peu près les mêmes que dans la grossesse, mais à partir du quatrième mois, on la
reconnait à la grosseur du ventre, à l'absence des mouvements, aux douleurs, aux pertes : « Le toucher « pratiqué selon la méthode que j'ai indiquée peut « aussi faire connaître si la femme est grosse d'une « mole en faisant sentir, soit au doigt introduit dans « le vagin, soit à la main appliquée sur le ventre, une « matrice pleine sans inégalités et sans mouvements. »
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