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que lé sucre-et en particulier'à la créatinine; chez le sujet
normal, la cause d’erreur est négligeable mais s’il existe une insuffisance rénale, le taux de la créatininémie risque d’être suffisamment élevé pour fausser le dosage.
Nous avons en définitive adopté la microméthode molybdomanganimétrique de Fontès et Thivolle (3); elle dérive de la technique proposée par Folin et Wu (4) et considérée par ces auteurs comme insensible à des doses, même élevées, de créatinine ou d’acique urique. :
Voici dans quelles conditions nous avons effectué nos recherches :
Echantillons de sang et d'urine. — Le malade est à jeun depuis la veille. Nous prenons sa tension artérielle avec l’appareil de Vaquez-Laubry puis, par ponction veineuse, nous recueillons du sang et nous réservons les premiers centimètres cubes pour le dosage de la réserve alcaline, recherche que nous avons toujours effectuée avec l’appareil et suivant la technique de Van Slyke (1).
Ensuite, nous recueillons une quantité de sang suffisante pour le dosage de l’urée sanguine; puis, 2 ou 3 ce., rendus incoagulables par la présence d’oxalate de sodium, nous suffisent pour la recherche du glucose. Nous pensons qu’il
(3) Fonrès (G.) et Tæivozue (1i.). — Mierodosage manganimétrique du glucose sur un centimètre cube de sang’ou de liquide céphalo-rachidien. €. BR. Soc. Biol, 8 avril 1921, t. LXxxIV, p. 669-672.
(4) Forum (O.) et Wu (H.). — À system of blood analysis. Jour .of Biot. Chem., 1919, t. xxxvunr, p. 81-110.
(1) On trouvera tous les détails concernant cette méthode, dans Jour. of Biol. Chem., 1917, t. xxx, p. 347-369. Van Slyke (D.-D.), Studies of acidosis. IL. À method for the determination of: CO? and carbonates in solution.
est nécessaire, pour obtenir des résultats rigoureusement
exacts, de doser la quantité d’oxalaté employée. Au début
de nos recherches, nous nous contentions d’en déposer
quelques parcelles dans le petit flacon destiné à contenir le sang; nos résultats ont été, à plusieurs reprises, entachés d’erreur, sans que nous puissions en trouver une explication. Il nous à suffi de faire une solution d’oxalate de sodium à 1 % puis d’en verser dans chaque flacon une quantité équivalente à celle du sang que nous devions recueillir et de laisser évaporer le contenu de nos petites fioles dans une étuve à 50° environ, pour voir disparaître toute cause d’erreur.
La prise de sang, une fois faite, et après nous être assuré que le malade avait déjà-uriné une demi-heure ou une heure auparavant, nous prenons un échantillon d’urine sur lequel nous recherchons la présence de sucre.
La désalbumination. — Contrairement au principe adopté dans la plupart des travaux récents (Bordet Froment), nous dosons le glucose sanguin en opérant sur le sang total. C’est la technique que Claude Bernard employait mais qui avait été abandonnée à la suite de discussions théoriques que Baudouin a résumées dans son rapport. Nous ne voulons en retenir que ses conclusions qui sont, aussi celles de Lépine: « Il est indiqué de faire porter le dosage sur le sang total ». :
Ce procédé a l’avantage, en supprimant la centrifugation, de permettre une désalbumination immédiate, au lit du malade. Aussitôt que le sang est recueilli dans le petit filacon, que l’on ne cesse pas d’agiter doucement, on en prélève, avec une pipette de précision, 1 ce, qu’on laisse écouler dans un ballon jaugé de 10 ce. au fond duquel on a eu la précaution de verser au préalable 1 ce. environ d’eau
distillée; de cette façon, on évite la formation possible de petits grumeaux fibrineux, retenant un certain nombre de globules rouges ; l’hémolyse commence aussitôt. On re duit, toujours avec la même pipette, 5 ec. d’eau distillée et on agite le petit ballon jusqu’à ce que l’hémolyse soit complète. Il suffit alors d’ajouter 1 ce d’ume solution de
tungstate de soude à 10 0/0, puis 1 ce. d’une solution
d’acide sulfurique aux 2/3 normale. On complète enfin à 10 ce. avec de l’eau distillée. Les abumines sont précipitées; on agite à plusieurs reprises le ballon et, au bout de quelques minutes, on peut èn filtrer le contenu.
Dosage du glucose. — On verse dans un tube de centri-
fugeuse 2 cc. de filtrat et on y ajoute 1 cc. de liqueur cupro-
tartrique alealine ainsi préparée :
Solution A.— Sulfate de cuivre cristallisé... 17 gr. 5 Acide sulfurique ....... SRCARÈNE 2 ec.
HA dE Die nu Rae 1.000 cc.
é d Solution B.— Carbonate de soude anhydre... 80 gr.
Ajouter 200 ou 300 cc. d’eau
distillée pour dissolution, puis
acide tartrique ............. Re re ani es Dee he HR, 1.000 ce.
Au moment de l’usage, on mélange une quantité égale de solution A et de solution B et on porte à l’ébullition pendant 1 minute.
Le tube ainsi préparé, ainsi qu’un autre, servant d’étalon et contenant ? ec. d’une solution titrée de glucose (à O gr. 25 p. 1.000) et 1 ec. de liqueur eupro-tartrique, sont plongés dans de l’eau en ébullition, pendant 6 minutes. On doit alors très rapidement (en moins d’une demi-minute) ajouter dans chacun des tubes V souttes d’une solution
EUR saturée de sulfate de magnésie, puis IV gouttes d’une solution saturée de carbonate de soude. On facilite ainsi la dissolution ultérieure du précipité d’oxydule de cuivre qui vient de se former. On replonge les tubes dans le bainmarie bouillant, puis, après les avoir remplis presque jusqu’au bord avec de l’eau en ébullition (Jet de pissette), on centrifuge. On décante alors suivant le procédé d’Ambard (décantation à la pissette) et on verse immédiatement dans le tube qui vient d’être décanté 5 cc. de réactif phospho-molybdique. (Délayer 20 gr. d’acide molybdique dans 500 ce. d’eau distillée. Ajouter peu à peu, sans cesser d’agiter, 250 ce. d’acide phosphorique pur. Laisser digérer 12 heures, Faire bouillir 15 minutes. Refroidir. Compléter à 1.000 cc. avec de l’eau distillée.)
Le précipité se dissout très vite; le liquide prend une teinte bleue due à la formation de sous-oxydes de molybdène. On décolore.par le permanganate de potasse (solu- tion à 0 gr. 08 p 1.000). C’est là la modification Importaute de Fontès et Thivolle, qui. ont transformé une méthode colorimétrique (Folin et Wu) en une méthode titrimétrique, c’est-à-dire plus exacte.
Connaissant le nombre de centimètres cubes de solution de permanganate qui ont été utilisés pour obtenir la décoloration complète du liquide à doser et le nombre de ventimètres cubes utilisés pour la solution titrée de glucose, il est facile, par une simple règle de trois, d’en déduire le taux de la glycémie (1).
Ambard et Chabanier, qui ont utilisé cette méthode, se servaient d’une table qui leur permettait de lire, d’après
(1) Pour des taux inférieurs à 0 gr. 50 de glucose % où supérieurs à 9 gr. %e, il est nécessaire d'apporter quelques légères modifications à la technique que nous venons de résumer. Mais ce sont là des conditions que nous n’avons jamais trouvé réalisées.
A PENSER ST Vos le nombre de centimètres eubes de solution de pérmanganate utilisés, le taux de glucose contenu dans le liquide étudié. Mais le titre d’une solution de permanganate est variable, les corrections ne peuvent pas être faites assez souvent; aussi est-il préférable de prendre un terme de comparaison, c’est-à-dire une solution étalon de glucose.
. Résultats. — La méthode de Fontès présente l’avantage de n’exiger qu’une minime quantité de sang, avantage qui est appréciable, puisqu'il permet de mener de front diverses recherches (réserve alcaline, uréoémie) sans qu’il soit pour cela nécessaire de pratiquer chaque fois une véritable saïgnée.
D'autre part, bien que le dosage ne porte que sur d’in- “fimes quantités de glucose (un demi milligramme, et très souvent beaucoup moins encore), l’exactitude de la méthode n’en paraît pas affectée. Nous avons, en effet, pratiqué des dosages portant sur des solutions de titre variable et connu: au cours de ces diverses expériences de contrôle, nous avons pu nous rendre compte que l’erreur relative était inférieure à 3 %; 1l est rare qu’une méthode de dosage réalise une semblable approximation et apporte une telle précision dans ses résultats.