‹ Étude Sur Les Variations De La Glycémie Au Cours Des NéphritesChapitre 3 sur 23 · A MON PÈRE LE DOCTEUR LÉON VIDAL · texte numérisé non relu

A MON PÈRE LE DOCTEUR LÉON VIDAL

Avant d'entreprendre l'exposé de notre travail, nous voulons dire à notre Maître, le Professeur VEDEL, toute notre reconnaissance pour l’inlassable amabilité avec laquelle il nous à aidé de ses conseils. C'est auprès de [ui que nous avons pris conscience de notre véritable orientation, à l'heure où il faut savoir choisir. Nous avons été, dans son service, successivement son externe et son interne; nous avons, chaque fois, retrouvé, avec la même satisfaction intime, le charme indéfinissable qui se dégage à la fois de sa profonde science clinique et de son indulgente et délicate bonté. Qu'il nous permette de lui affirmer aujourd'hui notre très affectueux attachement.

M. le Professeur agrégé GIRAUD nous à donné bien souvent des marques d'intérêt. Nous n’oublierons pas l’aide efficace qu'il ‘à bien voulu nous apporter au début de notre préparation à l'internat. Il nous a guidé dans le difficile choix d’un sujet de thèse et nous lui en exprimons notre sincère reconnaissance.

Que M. le Professeur DERRIEN, qui nous à toujours très aimablement accueilli dans son laboratoire, que:M. le Professeur HÉDON, qui, à plusieurs reprises, s’est distrait de ses travaux pour nous aider de ses conseils, trouvent ici l'expression de notre respectueuse gratitude. | |

Nous garderons-aussi une toute particulière reconnaissance à ceux de nos maîtres qui ont dirigé notre préparation au concoufs de l'internat. M. le Doyen EUZIÈRE, qui savait donner aux heures

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passées auprès de lui l'attrait d’un heureux délassement venant, à propos, rompre la monotonie d’un long travail, M. le Professeur agrégé ETIENNE, qui nous à toujours soutenu par le témoignage de son indulgente confiance, M. Je Professeur agrégé J. DELMAS, et M. le Docteur VINON, qui, l’un et l’autre, par la vivacité et l’acuité de leurs Justes critiques, apportaient, parmi nous, la stimulation nécessaire à l'étude de l'anatomie, nous ont donné, par leur enseignement, la possibilité de le compléter par celui de l’internat.

Notre pensée se porte alors tout naturellement vers ceux de nos camarades qui, après avoir partagé les vicissitudes de cette longue et laborieuse préparation, ont vécu avec nous les trop brèves années de cet internat.

À l'hôpital, dans les services de MM. les Professeurs DE Rou- VILLE, LEENHARDT, RIMBAUD, VALLOIS, FORGUE, VEDEL, DUCAMP, MARGAROT et MOURET, nous avons successivement recueilli les éléments nécessaires à une éclectique éducation médicale.

Elle avait été préparée à la Faculté par des Maîtres auxquels il nous est agréable d’adresser un Juste hommage. À M. le Professeur GAUSSEL vont tout spécialement nos sentiments de reconnaissance et d’affection. Admis à travailler auprès de lui, nous avions déjà apprécié la valeur de ce Maître, auquel nous avons été bientôt plus affectueusement attaché. :

Et maintenant, que ceux dont 1a précieuse et rare affection m'a toujours entouré, et que, par un sentiment de sectète ‘préférence, j'ai mieux aimé ne Pas nommer ici, sachent mon impuissante reconnaissance et mon infinie tendresse.

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GLICÈMIE AU COURS DES NÉPHRITES

Les relations de l'Hyperglycémie et de l'Acidose Rénale

‘L’ELEMENT RENAL DANS LA GLYCEMIE

Si, dans les variations de la glycémie, il faut d’abord voir l’indice d’un trouble du métabolisme, il est cependant nécessaire de considérer l’état du fonctionnement rénal, qui peut, dans bien des cas, constituer un facteur important de ces variations.

- Le rein dispose de deux moyens d’action sur le taux de la glycémie: mobilité du seuil d’élimination du glucose et valeur de sa constante sécrétoire.

On sait, depuis Claude Bernard, que le rein, en dehors de toute néphrite, retient le glucose; il ne l’élimine que lorsque la teneur du sang en hydrates de carbone dépasse un certain taux, auquel Ambard donne le nom de « seuil ». Ce taux critique avait été évalué à 3 % par Claude Bernard ; il est, en réalité, inférieur à ce chiffre, et l’on peut admettre, d’après les récents travaux allemands et américains (Jacobséh (1): 1 gr. 70; Hamman et Hirschman,

(1) JACOBSEN. — Untersuchungen über den Einfluss verschiedener Nahrungsmittel auf den Blutzucker. Biochem. Zeïtschr., 1913, t.1wr, p. 471. Pour les références suivantes, cf. Bibliographie.

Bailey, Williams et Humphreys : 1 gr. 70 à 1 gr. 80), que Sa valeur moyenne est de 1 gT. 70 %o.

Certains auteurs, S’appuyant sur le fait, déjà anciennement signalé, que les urines normales contiennent des Substances réductrices de Ja liqueur de Fehling, dont la présence n’est révélée que par une ébullition suffisamment prolongée, se sont demandé si le seuil d'élimination du glucose ne devait pas être considéré comme étant inférieur à la glycémie normale, c’est-à-dire inférieur à 1 %. Mais, outre qu’il est loin d’être démontré que les substances réduetrices contenues dans les urines normales soient constituées par du glucose (Baudouin dit à dessein « 21ycurie » et non glycosurie), si on augmente expérimentale ment et d’une façon progressive la glycémie, on s’apercoit que la réduction par les urines de la liqueur deFehling ne s'effectue pas d’une façon plus intense, tant que la glycémie n’a pas atteint un certain taux qui est en moyenne de Lor070:

‘A ce moment-là seulement, la réduction est brutale: manifeste, la glycosurie indisentable, Tout se passe en définitive comme si le seuil était égal à 1 gr. 70 %. Telle est done sa valeur pratique, si ce n’est sa valeur réelle (1).

(1) Nous venons d’aborder ici une question sur laquelle l'accord ne semble pas encore être fait. Chabanier, dans sa thèse récente (Du rôle du rein dans le diabète, Thèse Paris, 1995, n° 111), résume ses idées personnelles sur ce sujet, à. l'étude duquel il s’est consacré depuis longtemps déjà. Son argumentation ingénieuse et souvent séduisante mérite d’être tout particulièrement examinée et discutée. I] y à d’ab6rd cette proposition qui, dans l’œuvre de Chabanier, nous paraît être fondamentale: « Chez tous les sujets, même normaux, dit-il, le seuil est toujours à tous moments inférieur à la glycémie ».

En partant de ce principe, äl prétend explquer la présence normale, dans les urines, de Corps réducteurs, En effet, si on se

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