‹ Étude Sur Les Variations De La Glycémie Au Cours Des NéphritesChapitre 4 sur 23 · FRE 1 AE · texte numérisé non relu

FRE 1 AE

Ce seuil n’est ni immuüuable ni fixe chez un même sujet: les recherches récentes des auteurs scandinaves (Knud

*ÿ a plus aucune difficulté à admettre,

puisque le seuil est considéré comme étant toujours inférieur à la glycémie, que les corps réducteurs contenus dans l’urine sont constitués par du glucose dont l'élimination doit être tenue désormais pour normale, puisqu'elle est réglée par un excès sur le seuil qui, lui-même, est physiologique.

Fe la question se pose toujours de sayoir si précisément ces corps réducteurs contenus dans l’urine normale sont bien du glucose. Quoique certains auteurs l’admettent, Grimbert et Bernier (Bernier, Thèse Paris, 1910) élèvent de graves objections. Ils pensent que la petite quantité de glucose que l’on trouve dans les urines normales est due à l’action des déféquants acides sur l’acide glycuronique ou sur le saccharose. Chabanier essaye de combattre cette opinion, mais il abandonne vite le côté technique de la discussion et il va jusqu’à reconnaître que « les seules donfñées d'ordre chimique ne paraissent pas permettre, dans l’état actuel, de nier ou d’affirmer la présence du glucose dans les urines normales, tant est délicate l’application des techniques ‘analytiques lorsque de si faibles quantités de substances sont en jeu ». Comment s’y prend-il alors pour démontrer l’existence d’une olycosurie normale, dont la réalité serait susceptible de corroborer ses opinions sur la position du seuil par rapport à la glycémie? Abandonnant le côté chimique et technique du problème, il pense que « ce sont plutôt des considérations d’ordre physiologique qui peuvent actuellement fournir quelque directive sur la solution de cette question ». Et voici sur quelles bases il établit sa conception personnelle, pierre angulaire de tout son travail: en soumettant « des diabétiques au jeûne, leur glycémie s’abaisse, le pouvoir rédueteur de leur urine diminue, leur seuil présentant ainsi une valeur progressivement décroissante, restant tou-

rallie à sa conception, il n

jours inférieur à la glycémie, et se rapprochant de plus en plus

de cette dernière: lorsque la olycémie parvient au niveau du taux de 1 %, qui caractérise les sujets normaux, le pouv oir rédueteur de l’urine des diabétique présente une valeur qui est également de même ordre de grandeur que chez les sujets normaux, si bien que le seuil des diabétiques présente alors une valeur comparable à celle que l’on peut calculer chez les sujets normaux

4 me ' Faber et Norgaard [1], Hansen [2], Hatlehol [3]), malgré

si l’on admet que le pouvoir réductewr des urines de ces derniers est dû, au moins pour une part, à la présence de glucose ». En effet, chez les sujets normaux, Chabanier, admettant, à priori,

que les corps réducteurs contenus dans leurs urines étaient cons-

titués par du glucose, a calculé leur seuil. Partant de ce prin-

cipe, il a fatalement trouvé des seuils inférieurs aux glycémies

correspondantes êt d’un ordre de grandeur comparable à ceux qu'il relevait chez les diabétiques, dont les glycémies avaient été

ramenées par le jeûne à un taux normal. Chabanier trouve ce . rapprochement suffisamment démonstratif, pour lui permettre

de conclure au bien fondé de sa conception.

Nous ne comprenons pas très bien quel est l’élément nouveau

que peut apporter dans la discussion l'examen de ces cas parti-

culiers de diabétiques, dont la glycémie a été ramenée par le jeûne à un taux normal. Rien ne permet, en effet, de supposer que chez eux les conditions ne se retrouvent pas alors identiques à celles réalisées chez l’individu sain et que les corps réducteurs éliminés par eux à ce moment-là ne soient pas les mêmes que ceux qui se trouvent, en quantités sensiblement égale, normalement contenus dans l'urine. : ;

Nous ne savons voir, dans les faits que Chabanier rapporte, en les comparant, aucune présomption ‘en faveur de ce qu'il avance, En effet, repérant le seuil par son procédé, dit indirect, il est amené à le calculer, en tenant compte dans la formule destinée à le mesurer, du taux de la glycosurie. Il arrive bien ainsi à trouver des valeurs du seuil inférieures aux glycémies correspondantes, mais ce n’est pas là un fait suffisant pour nous convainere de la réalité d’une glycosurie normale puisque chez les individus sains, Comme, d’ailleurs, chez les diabétiques, il à été amené, dans son calcul des seuils, à tenir compte des substances réduetrices normalement contenues dans l’urine; il les assimile donc ainsi, à priori, à du glucose, alors qu'avant toute chose il s’agissait précisément de déterminer leur véritable identité chimique.

(1) K, FAger et À. NorGaarp. — Studies on the threshold for glycosuria. Acta Med. Scandinavwica, t. Lxv, 1921, p. 289.

(2) K. FaBer et K.-M. HANSsEN. — The determination of the

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