‹ Étude sur les variations du Spirife verneuiliChapitre 11 sur 21 · NO 334 — Ç · texte numérisé non relu

NO 334 — Ç

Od peut diviser les Spirifer Orbelianus en deux séries, les uns de taille moyenne à côtes nombreuses et étroites, les autres de taille considérable et à côtes plus larges. C'est ce dernier groupe, où la longueur est supérieure à 35 mm. , qui m'avait fait donner à la couche où on les trouve^ le nom de zone des monstres.

Le Spirifer Orbelianus se trouve uniquement dans une zone spéciale vers la base du frasnien inférieur. J'en faisais anciennement la limite du frasnien et du givetien (i).

N<^ 60 (Planche VI). Coquille obovale, globuleuse, presqu'aussi haute que longue (p =1.12). Bec peu recourbé, aréa médiocrement élevé, triangulaire; bourrelet assez nettement limité ; sinus large peu profond, avec bombement central nettement accusé. Languette trapézoïde. Ailes tronquées, légèrement arrondies. Côtes fines, égales sur le bourrelet et sur les ailes. Givet.

No 331. Celte coquille présente les mêmes caractères que la précédente avec une taille un peu moindre, et un aréa plus ouvert.

Foische.

No 65 (Planche VI). Coquille plus petite encore et à aréa encore plus ouvert. Givet.

No 339. Coquille exagérant ce caractère de Taréa qui devient presque plan ; le bombement du centre du sinus n'est plus visible, mais la languette est trapézoïdale. Foische.

No 335, Coquille présentant les mêmes caractères que le n» 60, mais avec une taille plus petite et des ailes plus tronquées, terminées par de légères pointes. Peut-être est-ce un jeune âge. Hartousin (Belgique).

No 61 (Planche VI). Coquille présentant la même taille et les mêmes caractères que le n^^ 60, à aréa beaucoup plus ouvert. Dans l'ouverture deltoidienne, on voit un deltidium formé de pièces imbriquées, qui s'appuie sur le bord cardinal et se termine en pointe vers la moitié de Touverture. Ce caractère serait important, sMl était constaté d'une manière normale; mais ici on peut supposer que la portion supérieure du deltidium a été brisée ou enfoncée. Beaulieu près Ferques.

N<> 62 (Planche VI). Coquille à ailes tronquées, terminées par de légères pointes ; sinus très peu

(1) Ardenne, p. 459 et Ann. soc. géol. du Nord^ III, p. 36.

profond, présentant encore un bombement central manifeste ; langaette décrivant à sa sutare nne courbe régulière ; aréa médiocre. Côtes moins fines que chez les précédentes. Virelles.

No 328. Coquille plus grosse et plus globuleuse que la précédente ; aréa plus élevé ; languette de forme trapézoïde- Ce Spirifëre et les suivants appartiennent à la série de grande taille. Virelles.

N<> 327. Coquille élargie, trapézoïde, de grande taille ; aréa largement ouvert, triangulaire. Bourrelet relevé; sinus large, peu profond, présentant un bombement au milieu ; languette élevée^ trapézoïde, mais à sommet étroit.

Dourbcs.

N** 63 (Planche VI). Coquille un peu plus étroite que la précédente, s'en distinguant surtout par son aréa très ouvert, terminé par un bec pointu ; la languette est très haute, triangulaire. Le bombement du centre du sinus est très développé. Les côtes sont larges. Virelles.

N° 340. Forme très voisine du n* 327 ; aréa plus ouvert. Doarbes.

N<> 338. Autre forme voisine. La languette décrit une courbe très régulière. Dourbes.

No 64 (Planche VI). Coquille de grande Uille, globuleuse à ailes tronquées, à côtes très larges; languette arrondies: sinus bombé en son milieu. Ce Spirifère est le plus volamineux de ceux que j'ai rencontrés (Lg = 44"»").

Dourbes.

N<» 334. Coquille qui se rapproche des précédentes par la taille, la largeur des côtes, l'ouverture de Taréa, mais les caractères AnSpirifer Orbelianus lui manquent. Le bord de la languette décrit une courbe régulière et le sinus n'est pas bombé au milieu. Ce Spirifère a été trouvé au niveau du Sptfifer Orbelianus et il diffère bien peu du n» 338. Si son attribuiion à la même espèce était erronée, il faudrait le considérer comme une variété de Spirifer VemeuUi du groupe des hemicycli. Bailièvre.

2» SPIRIFER APERTURATUS ScHLOTiiEiM. Nachtrag, pi. XII, fig. 1.

Le Spirifer aperturatus ressemble au Spinfer Vemeuili par sa Torme générale ovale ou subovale, qui rappelle le groupe des ohovati, par son bourrelet et son sinus couverts de côtes plus fines que celles des ailes. Il s'en distingue essentiellement parce que les côtes des ailes sont plus espacées (l'intervalle qui les sépare est plus lar^e que les côtes elles-mêmes), et parce qu'une ou plusieurs de ces côtes sont blfurquées. Le nombre des côtes bifurquées est très variable; il dépend de la taille de la coquille. Généralement, quand une côte est birurquée sur une valve, celle qui lui répond dans Tautre valve Test aussi. La biHircation donne presque toujours naissance à deux branches inégales ; la plus petite, celle qui semble se détacher de l'autre, est à Tintérieur. L'aréa est toujours ouvert, triangulaire.

Caractères womélriques des Spirifer aperturatus

Lg

Lr

Lr/Lg

H/Lg

ar

ar/Lg

ar/Lr

S/Lg

LOCALITES

Glageon

Foische

Glageon

Glageon.

Glageon

Glageon

Moyennes

Classés au point de vue de l'aréa, les Spirifer aperturatus se rangent de la manière suivante :

No 68 — ç = 0,16 » 321 — ç = 0,17

No 6S =- ; -= 0,23 » 69 - ç - 0,22

Xo 67 — Ç - 0,26 » 325 — Ç — 0,37

Par leur forme générale, ils se subdivisent en deux groupes; l'un qui est en quelque sorte le type de l'espèce, l'autre composé des deux formes 67 et 325 que Ton ne peut y rapporter qu'avec doute.

Le Spirifer aperturatus se trouve avec le Spirifer Orbelianus; mais peut-être s*élève-l-il dans les couches à Receptaculites (i).

N^ 66 (Planche VII). Coquille obovale ayant sa plus grande largeur, bien en-dessous de sa charnière. Aréa ouvert triangulaire. Bourrelet faible, couvert de neuf côtes bifurquées, plus étroites que celles des ailes. Sinus peu profond, orné de dix côtes, également plus fines que celles des ailes. Languette basse. Ailes portant des côtes dont quelques-unes sont bifurquées : la seconde, la quatrième et peutêtre la cinquième de Taile gauche ; la troisième, la quatrième et la cinquième de Taile droite au moins sur le dos (sur la face les deux dernières côtes sont trop encroûtées pour que Ton voit la division). Glageon.

Jio 69 (Planche VU). Forme semblable à la précédente, les cinq premières côtes sont bifurquées sur Taile de gauche, et seulement des deux premières sur Taile de droite. Foische.

N^ 68 (Planche VII). Forme trapézoïde, ailes tronquées ; la troisième côte de l'aile droite est seule bifurquée Une portion de test parfaitement conservée sur le côté du bourrelet (fig. 68 b), montre des stries longitudinales très fines croisées par des stries horizontales plus fines encore. Glageon.

No 321. Coquille ressemblant au Spirifer aperturatus, par son aréa, son bourrelet, son sinus, sa languette ; mais les côtes, qui sont aussi larges que celle des formes précédentes, sont plus serrées et ne sont jamais bifurquées. Il lui manque donc les caractères essentiels de l'espèce, et cependant on ne peut Ten séparer.

Glageon.

Ro 67 (Planche VII). Grande coquille qui a tout à fait Taspect d*un grand Spirifer Orbelianus ^formes 327, 338 et 334, et qui doit peut-être leur être réunie, mais sa septième côte de droite est bifurquée, et elle ne possède, ni la languette trapézoïde, ni le bombement du sinus du Spirifer Orbelianus. Glageon.

N^' 32;5. Grande coquille ressemblant à la précédente; les bifurcations ; sont nombreuses. Dourbes.

La ressemblance de ces formes avec celles du Spirifer Orbelianus et particulièrement avec la coquille n<^ 334 que Ton a rapportée avec doute au Spirifer Orbelianus, et qui n'est peut-être qu'un Spirifer Vemeuili pourraient conduire i supposer que les Spirifer Orbelianus et aperturatus dérivent

(1) Ardenne, p. 459 et Ann. Soc. gèol. du Nord, III, p. 36.

du Spirifer VemeuilL En toas cas ils possëdenl dans leurs lypes des caractères très nets et les passages ne sont que des cas extrêmes, où ces caractères sont atténués.

30 Spirifer Malaisi nov. sp.

Cette espèce très voisine du Vemeuili s'en distingue parce que les côtes des ailes sont bifurquées, très fines et semblables à celles du bourrelet et du sinus.

La forme se rapproche du carré, le rapport a étant plus petit que chez tous les Spirifer Vemeuili^ L*aréa est toujours fermé ou peu ouvert.

Tous les échantillons que je possède viennent du Frasnien.

Je dédie cette espèce à mon ami, M. Malaise, si connu par ses beaux travaux sur le silurien de Belgique; je lui dois Téchantillon de Bomal. qui porte le n^» 72.

Caractères zoomélriquet des Spirifer Malaisi

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