‹ Étude sur les variations du Spirife verneuiliChapitre 12 sur 21 · NUMÉROS · texte numérisé non relu

NUMÉROS

LOCALITÉS

Lg

Lr

Lr/Lg

H/Lg

ar

ar/ Lg

ar/Lr

S/Lg

Roux . ...

Nitnes

Bomal

BoussuenFagnc

îl

Moyennes

N* 70 (Planche VII). Cette coquille peut être considérée comme le type du groupe, sa forme plate approche du carré ; sa longueur est de 34 millimètres, sa largeur de 41 et avec Téperon de 45, ce qui donno a = 1,26; Taréa est étroit à bords subtriangulaires ; le crochet recourbé. Le bourrelet est faible, mal limité ; le sinus assez profond, mais également mal limité ; la languette décrit une courbe régulière. Les ailes sont courtes, celle de gauche est tronquée, celle de droite prolongée en éperon. Les côtes des ailes ressemblent à celles du sinus et du bourrelet; elles sont également fines et se multiplient également par bifurcation. Ce caractère est difficile à voir, parce que l'échantillon est usé ou encroûté; mais il suffit de suivre deux côtes et de compter les côtes intermédiaires près du crochet et sur le bord palléal; on trouve par exemple dans le premier point cinq côtes contre douze dans le second. Boussu en Fagne (Belgique). — Frasnien.

N« 71 (Planche VU). Coquille très voisine delà précédente, mais plus basse et à langaette plos étroite. On y dislingue très bien sur Taile gauche la multiplication des côtes par la naissance d'une petite côte contre une côte plus ancienne, dont elle semble sortir. Nimes (Belgique). — Frasnien.

No 72 (Planche YII^. Coquille plus globuleuse et aréa plus ouvert. Le sinus et le bourrelet sont très mal limités. La bifurcation des côtes visible sur un point de la coquille, s'y fait d*une manière plus régulière, les deux côtes qui naissent d'un seul tronc sont égales. On y constate même une Irifurcation, car une côte donne naissance presqu'au môme point à trois côtes. Bomal (Belgique). — Frasnien.

Ji^ 298. Coquille réduite à la grande valve. Le sinus est très large, à peine déprimé, les ailes tronquées, les côtes nombreuses, bifurquées.

Roux (Belgique). — ^ Frasnien.

C'est peut-être à cette espèce que Ton doit rapporter des Spirifères à côtes très fines que j*ai trouvées dans la couche de minerai de fer frasnien à Dave.

i^ Spirifer attenuatus Sow.

^^ 76 (Planche VII). Cette forme se rapproche par sa forme générale du groupe des Spirifer Vemeuili, groupe de&elongati, mais elle en difére par des côtes très fines, très nombreuses, bifurquées. Elle se rapproche sous ce rapport du Spirifer Malaisi^ mais ses ailes sont beaucoup plus étendues. Elle a tous les caractères attribués par J. de C. Sowerby au Spirifer attenuatus du calcaire carbonifère d'Irlande.

Presque tous les paléontologistes, Verneuil (i), Mac Coy (2;, Dawidson (3), etc , réunissent le Spirifer attenuatus au Spirifer striatus. Dé Koninck qui avait contribué le premier à faire prévaloir cette opinion (4) y a renoncé ultérieurement (^). Il a probablement raison; cependant les différences qu'il signale entre les deux Spirifères, sont de même ordre que celles qui séparent les diverses formes

(1) Géologie de la Russie et des Montagnes de TOural p. 167. 1845.

(2) British palœozoic fossils, 1855.

{3) British carboniferous brachiopoda p. 19, 1857.

(4) Animaux fossiles de la Belgique, p. 256, 1843.

(5) Bull. Musée royal d'Hii^toire naturelle de Belgique 1883, et Faune du calcaire carbonifère de

Belgique, 1888.

dtt Spirifer Yemmili, ei Davidson dit, qu'ayant en entre les mains 400 individus de l'espèce, il n'a va entre elles que les différences si communes dans toutes les espèces du règne animal. Dimont. — Famennien ; Schistes d'Etrœungt.

Un autre échantillon a été trouvé à Guersignies près d'Avesnes, également dans les Schistes d*Ëtrœungt.

50 Spirifer bifidus?

Il existe dans les schistes frasniens, de TArdenne; et particulièrement à Waliefs (Nord) dans les schistes de la Chapelle-des-Honts (i), un Spirifer, qui se rapproche du Verneuiliei de Vaperturatm. Il n'a pas les côtes bifurquées de Vaperturatm et il se distingue du Verneuili par ses côtes des ailes plus espacées et surtout par la manière dont naissent les côtes sur le bourrelet et sur le sinus. Tandis que le bourrelet primitif du Verneuili donne naissance par trifurcation à trois côtes, le bourrelet du Spirifère de Wallers se divise en deux par un sillon qui se prolonge jusqu'au front,.. comme dans le Spirifer Bouchardi et ses congénères. Au milieu du sinus nait un pli impairi tandis que dans le Verneuili, il y a production de deux plis latéraux, le centre du sinus restant libre. Donc, quand la croissance se fait régulièrement; il y a chez le Spirifère de Wallers un nombre de plis pair dans le sinus et impair sur le bourrelet, tandis que c'est le contraire dans le Spirifer Verneuili.

Sous ce rapport, le Spirifère de Wallers se rapproche des Spirifer bifidus et zifijc-zack de Rœmer. Hais dans le Spirifer bifidus les côtes des ailes sont dichoiomes et la surface de la coquille est couverte d'une fine granulation irrégulière visible seulement dans les échantillons bien conservés (2). On retrouve ces deux caractères dans un Spirifère en mauvais état, recueilli àCerfontaine dans les schistes à Receptaculites, ils manquent dans le Spirifère de Wallers. Le premier, c'est-à-dire la bifurcation des côtes latérales, est commun, quoique pas général dans les Spirifer bifidus qui proviennent du calcaire à Rhynchanella cuboïdes des environs de Trélon. La figure du Spirifer zick-zaok de Rœmer répond à la forme de plusieurs Spirifères de Wallers (3), mais ceux-ci n'offrent pas Tornementation en lignes brisées uu chevrons, que le géologue allemand donne comme caractéristique. Toutefois l'absence de ces ornements, granulations ou chevrons, peut tenir à la mauvaise conservation des fossiles de TArdonne. Quant à la dichotomie, on a vu, par l'exemple du Sp. aperturatus, qu^elle peut manquer dans certains échantillons, sans que l'on soit peut-être en droit de la considérer comme un caractère

(1) Ardenne, p. 462, fig. 101, g.

(Z) Clarkb. Die fauna des 1 berger Kalkea,

(3) Il n'en est pas de même du Spirifer sick-sack de Hall. Paléont. of. New-York, IV, p. 222, pi. XXXV.

exclusif. Je crois donc préférable, pour ne pas muUîplier les noms, d'inscrire, provisoirement, le Spirifère de Wallers sous le nom de bifidui ?

Caractères woméiriques des Spirifer bifldas?

LOCALITES

Wallers

Willers-en-Fag.

Wallers

Wallers

Wallers (jeune).

Cerfontaine

Wallers

Wallers (jeune).

Wallers

Romedenno

Trélon

Moyennes

N» 73 (Planche VII) . Coquille adulte qui ressemble à cerlaines variétés de Spirifer Vemêuili et de Spirifer aperturatus. 11 est très difficile, pour ne pas dire impossible, de la distinguer de la variété de Spirifer Vemêuili, décrite sous le N» 255 et de la variété de Spirifer aperturatus qui porle le N» 321 .

Le crochet est triangulaire, presque droit; Taréa très ouvert. Les ailes portent treize cotes simples, séparées par de larges intervalles (i); il n'y en a que six sur un centimètre à deux centimètres du crochet. Sur le bourrelet, les côtes sont aussi grosses que sur les ailes; Tencroutemeut de cette partie de la coquille ne permet pas d'étudier leur naissance. Dans le sinus, il y a onze côtes dont une médiane; les autres naissent par bifurcation ou par intercalation. Wallers.

N** 353. Coquille un peu plus petite, à bourrelet usé ; sinus montrant une côte centrale et quatre côtes latérales, deux de chaque côté.

Wallers.

(1) Ce caractère est mal rendu par la figure.

No 361. Coquille de même taille qae la précédente. Bien qa'encroulé, le sinus laisse deviner cinq côtes ; il y en a quatre sur le bourrelet.

Wallers.

N» 74 (Planche VII). Forme jeune qui montre très nettement : sur le bourrelet, deux côtes médianes et deux latérales plus petites ; dans le sinus trois côtes, dont la médiane est la plus longue. Wallers.

N® 356. Coquille également jeune présentant les mômes caractères, avec cette différence que la côte médiane du sinus est moins visible. Les côtes des ailes sont peu nombreuses. Romedenne (Belgique).

N"" 350. Coquille jeune, encroûtée sur le bourrelet; dans le sinus le mode de formation des plis est assez irrégulier ; on voit trois côtes qui se détachent des bords à des distances variables ; celle du milieu naît la première, et peut être considérée comme une côte médiane. Wallers.

N» 357. Coquille dont le bourrelet est usé et dont le sinus montre les trois côtes caractéristiques de Tespëce ; la côte médiane est de beaucoup la moins nette. Villers-en-Fagne (Belgique).

No 75 (Planche VII). Cette coquille, qui vient du calcaire frasnien, répond parfaitement à la caractéristique du Spirifer bifidus deRoemer. Elle montre sur le bourrelet quatre côtes dont deux médianes partent du crochet et deux latérales naissent de celles-ci par bifurcation ; dans le sinus, il y a trois côtes, celles du milieu va jusqu'au crochet. Sur Taile gauche les côtes extrêmes, à partir do la quatrième, sont bifurquées. L'aile droite est cassée (^) et ne permet pas de reconnaître si elle présente le même caractère. Cette coquille est certainement un Spirifer bifidus. Je la donne comme exemple, mais je n'ai aucunement l'intention de décrire les diverses formes du Sp. hifidus typique, du calcaire à Rh. cuboïdes de TArdenne.

Trélon ; carrière du Château-Gaillard.

N^ 355. Coquille trop fruste pour être figurée, ovale oblongue, à crochet court, et à aréa très rétréci ; il occupe à peine un peu plus de la moitié de la largeur de la coquille. Le bourrelet est partagé en quatre côtes par trois sillons, un médian et deux latéraux. A ces sillons, sont opposés dans le sinus, trois côtes, une médiane et deux latérales. Les côtes des ailes sont très grosses (5 sur un centimètre à deux centimètres du crochet par trois sillons, arrondies et toutes ou presque toutes

(1) Ce caractère est mal rendu par la figure.

bifurqaées. La surface de la coqaille est couverte sur une petite étendue de granulations irrégulières. On doit encore appeler cet échanlillon Spirifer bifidus.

Cerfontaine (Belgique). — Frasnien; couche à Receptaculites .

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