Voy. p. ex. Henzen n
3. Llnscription de Cornutus et ce que Pline rapporte de ce personnage
de Pline cette charge prend place entre le consulat et le gouvernement de la Bithynie ; elle convient donc parfaitement aux années 105, 106 et suivantes ^ — Il n'est jamais question de Trajan comme étant à Rome*; c'est en eflTet l'époque de la seconde guerre de Dacie, qui commença probablement en 105 et fat terminée en 107, peut-être déjà en 106. — A la même époque commença le procès de Yarenus Rufas, qui avait administré la Bithynie comme proconsul et qui, ayant été accusé devant le Sénat, fat défendu par Pline ; le Sénat décida que la faculté, accordée par la loi au plaignant seul, de forcer des témoins à comparaître, devait appartenir également à l'accusé. On n'a pas d'indications précises sur la date de ce procès ^ ; mais on voit qu'il dut avoir lieu peu après la fin de celui de Bassus, ce qui concorde assez bien avec les déterminations que nous avons obtenues jusqu'ici. Le consul désigné Acilius Rufas ^, qui est cité à propos du premier vote sur la question, aurait donc été consul en 106; je ne connais d'ailleurs aucun autre moyen de axer la date de ce consulat ^.
mettent hors de doute qu'il obtint la cura de la voie Emilienne après la pr^ fecture de Vaerarium Satumi et après le consulat. C'est cependant à ma con* naissance le seul cas où la curatelle des routes est administrée par un consulaire. Dans la règle, c'était une fonction essentiellement prétorienne, comme le dit Dion, LIV, 8, et comme le confirment les inscriptions: et cette fonction était inférieure aux autres charges prétoriennes. En ce qui concerne les préfectures des deux aeraria en particulier Je ne trouve, à part Gomuttts, qu'un seul exemple d'un ancien préfet devenu cwrator d'une voie, c'est celui de L. FwnisiUanus Vettonianus, sous Domitien (Henzen^ n. 54S1. 5432). Dans la règle c'était, au contraire, l'ancien curateur des routes qui avançait au poste de préfet de TAerarium (Orelii-Henzen, n, 2274. 3044. 6019. 6484. 6501. 6504. 7420). Je ne sais quelle peut être la cause de cette particularité dans la carrière de Cornu tus; tout ce qu'on peut affirmer, c'est que l'indication de Pline suivant laquelle la cura alvei etla cura viae Emiliae seraient paria officia, est exacte dans ce cas particulier, mais dans ce cas seulement.
1. Borghesi, suiV età di Giovenale^ p. 17 — Oeuvres^ V, 62, croit que Pline fut revêtu de ces fonctions à la fin de 101 ou au commencement de 102. Mais tout ce qui est établi par les sources, c'est que Tù Iulius Ferox, consul 99, les remplit en 101 (C. /. X. I. p. 181), et rien n'empôche de fixer la curatelle djB Pline à la date que nous avons indiquée.
2. Voy. surtout V, 13, 7. 8. Dans le livre suivant (v. p. 20, n. 2> il est formellement mentionné comme absent.
3. Le discours 48 de Dion Ghrysoetôme fut prononcé pendant ce pro* consulat de Varenus et en son honneur, à Prusa; mais il ne fournit pas non plus de données précises pour le dater.