‹ Étude sur Pline le JeuneChapitre 3 sur 87 · Histoire des Empereurs, tom. II, note 9 sur Trajan · texte numérisé non relu

Histoire des Empereurs, tom. II, note 9 sur Trajan

2. Il va sans dire que j'ai fait grand usage de ce travail de Masson, Plinii Secundi vtta (Amsterdam, 1709); mais je n*ai pas cru devoir le citer pour chaque cas particulier. — Le travail de M. Grasset, Pline le Jeune et ses œuvres (Montpellier, 1865), n*est qu'une étude littéraire.

soin, un cachet de négligence agréable? En tout cas ce passage ne prouve pas ce qu'on veut j voir, car il n'est pas établi que les différents livres de la collection n'ont pas été publiés séparément et successivement, et cette pré&ce pourrait bien ne se rapporter qu'au premier livre.

D'après le caractère même du recueil il parait certain que Pline a publié lui-même les neuf livres de ses lettres : on n'a, il est vrai, aucun témoignage formel à ce sujet ^ ; mais quel éditeur, si prudent qu'il fut, eût été capable d'arranger d'une façon aussi peu compromettante un recueil de lettres posthumes, où sont loués tous ceux qui, au moment où l'auteur parle, ne sont ni morts ni exilés ^, et qui, dans son ensemble, fait plutôt l'effet d'un manuel épistolaii*e a l'usage des classes élevées, que d'une véritable correspondance ^. Le premier, à Rome, Pline lut en public les lettres qu'il destinait à la pubhcité ^, et on ne peut douter qu'il ne les ait éditées lui-même, comme des modèles de style ^, honneur qu'elles méritaient bien d'ailleurs par la clarté et la grâce du langage. Or, à cette époque, la publication suc^ cessive des différents livres composant une même oeuvre était sinon la règle, du moins l'usage ordinaire ®. Les termes mêmes dont se sert Pline dans sa dédicace à Septicius : ita fiet ut eas qitae adhuc neglectae iacent requiram et si quas addidero, non supprimant, paraissent indiquer un tel procédé, dont le recueil lui-même semble d'ailleurs avoir conservé quelques traces; ainsi, dans sa lettre Cremutius Naso, IX, 19, Pline veut justifier sa lettre à [Lucceius?] Albinus (VI, 10) et il débute par

i. On pourrait invoquer Sidoine Apollinaire, Ep, 9, 1; mais son témoignage n'a pas de valeur. ,

2. L'exception la plus singulière à cette règle concerne RegtUus, Sauf pour lui, et peut-être pour lavoUnus Priscus (VI, 15), le nom est omis dès qu'il y a blâme, comme II, 6; VI, 17; VII, 26; VIII, 22; IX, 12; 26; 27. Sous ce rapport la correspondance avec Trajan ne fait pas exception et pourrait bien avoir été publiée par Pline lui-même.

3. Une chose qui frappe et qui rend même fastidieuse la lecture du recueil, c'est qu'à peu d'exceptions près, chaque lettre ne traite que d'un seul sujet» et qu'en résumé les lettres de recommandation, de félicitations et de condoléances, alternent avec des anecdotes ou des chrieSf qui, pour porter une adresse, n'en sont pas moins des exercices d'école.

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