L. Iulius L. f. Fab. Marinus Caecilius Simplex^, consul
l'une des premières années du règne de Trajan. Q. Roscius Sex. f. Quir. Coelius Murena Silius Decianus Vibullus Pius Iulius Eurycles Herculanus Pompeius Falco^ consul dans l'une des dernières années du même règne ^. A ces exemples, empruntés aux fiastes de la période qui s'étend de Vespasien à Trajan, on peut ajouter celui du fils de ce même Pompeius Falco, fameux parle nombre de ses noms, et qui avait été consul en 169. Dans une inscription honorifique, il s'appelle : Q. Pompeius Q. f. Quir. Senecio Roscius Murena Coelius Sex. Iulius Frontinus Silius Decianus C. Iulius Eurycles Herculaneus L. Vibullius Pius Augustanus Alpinus Bellicius Sollers Iulius AperDuceaiusProculus Rutilianus Rufinus Silius Valens Valerius Niger Claudius Fuscus Saxa Uryntianus (?) Sosius Priscus, tandis que, dans d'autres inscriptions, il se contente des trois premiers et des deux derniers noms {Q. Pompeius Senecio Sosius Priscus), et plus souvent encore du premier et des deux derniers (Q. Sosius Priscus) ^.
Il faut rapprocher de cette manière d'abréger les noms, celle qui est usitée chez les auteurs de l'époque ^ : au lieu des trois noms on y en trouve, presque sans exception ^, deux ; et régulièrement c'est le prénom qui est omis '^ .
les actes des Arvales, Mariai, tav. XXIII et XXV; le nom abrégé, probablement OreHi, n. 3651.
1. Le nom complet sur la base honoraire, Orelli, n. 3569-4952; le nom abrégé dans les dates, Orelli, n. 782.
2. Le nom complet sur la base honoraire, Marini, ilrt;. tav. LYIII; le nom abrégé dans les dates, Gruter p. 456, 1.
3. Le nom complet Henzen, n. 5451; le nom abrégé dans une inscription d'Afrique, Renier, n. 1816; dans les auteurs il est nommé Pompeius Falco; v. plus haut p. 22 et les ouvrages cités même page^ note 3.
4. Orelli, n. 2761 et 2245; voy. Borghesi, Bullett deW Inst. 1853, p. 185; [Œuvres, VIII, p. 365].
5. Cet usage est suivi surtout dans les correspondances de Pline et de Fronton et dans le testament de Dasumius; toutefois, lorsqu'U est question de personnages de la république ou des premières années de Tempire, on indique souvent encore le prénom.
6. Dans les lettres d'affaires, comme ad Traian. 11; 57; 58b(?); 104; 106; 109, on rencontre souvent trois noms.
7. Les personnes désignées seulement par leur nom et leur prénom (ainsi C. Musonms^ Piin. Ep, IV, 11, etc.) n'avaient probablement pas de
Il n'est pas impossible cependant de reconnaître un certain ordre dans cet entassement de noms ^ . Les noms essentiels sont fixes : il y a un prénom, un gentilicium^, dans la règle aussi un cognomen unique; ces noms occupent à côté des autres une place fixe, soit au commencement, soit à la fin. Ainsi qu'on peut le voir par la liste que nous avons donnée plus haut, le prénom du nom abrégé est toujours celui qui est en tête du nom complet^, et les deux noms employés dans l'usage ordinaire sont ou bien au commencement^, ou bien à la fin ^, ou encore le premier au commencement, le second à la fin ®.
cognomen. Cependant le consul C. CaecUius Strabo s'appelle dans Pline tantôt Caecilius Strabo (IV, 12) tantôt C. CaecUius (IV, 17). La désignation M, Régulas (Pline Ep. I, 5; VI, 2; ailleurs touiours Regulus) est singulière.
1. Borghesi Œuv. III, 487 et suiv. (conf. Marquardt, Handh. V, 1, 28) repousse avec raison l'opinion de Sirmond, que le dernier nom est toujours le principal; mais il va trop loin lorsqu'il dit qu'il n'y avait pas du tout de règle.
2. Du moins quant à la forme ; car je ne voudrais pas soutenir que celui des gentilicia qui était seul considéré comme nom officiel (voy. p. 46) ait aussi prédominé dans l'usage.
3. Aussi je crois que le consul de 93, consul II en 105 : C, Aniius A, lulhis il. f. Qfoadratus (comme le nomment les inscriptions grecques. Marin! Arv, LVII, comp. mes Epigraph. Analecten dans les Berichte der. K, Saechs. Ges. 1850, p. 223), ou C. Antius lulius Quadratus (suivant Gardinali, Biplomi imp. , IX) est différent de Â. lulius Quadratus, arvale dès 78 (Marini, Arv. p. 162). A mon avis celui-ci est le père du premier qui, du reste, fut aussi arvale plus tard.
4. Ainsi p. ex., outre les quatre déjà cités (Flavius Silva, lulius Gandidus, Roscius Aelianus, et lulius Marinus) nous trouvons dans les fastes de cette époque : <?. Petillius Cerialis Caesius Rufus, consul en 70 et 74, et C. Salvius Liberalis Cornus Bassus, consul sous Nerva.
5. Ainsi, outre ceux déjà cités (Valerius Festus et Pompeius Falco): T. Clodius Eprius Marcéllus, cos. iter. en 74; M. Appuleius Proculus Ti. Caepio Hispo^ consul vers 104. — Les désignations telles que L. Valerius Caiullv^Messaliny^,conmlen 73; G. luliusCornutus Tertullus, consul en 100; T. Prifernius Paetus Rosianus Geminus, questeur en l'an 100 (Pline ad Traian, 26; Dig. XL VIII, 5, 6, 2; Gruter, p. 126, 1077; comp. sur lui et son fils plus connu, du même nom, Borghesi, Builet. Nap. N. S. Il, p. 33), ne rentrent pas dans cette catégorie. L'omission du gentilicium ne convient pas très-bien au style des documents officiels: et, en effet le premier de ces trois personnages est désigné par ses quatre noms dans une inscription de Turin, (Borghesi, Œuvres, V,p.527)-, dansFrontin(rfcagww, 102) il s'appelle, conformément à la règle, Valerius Messalinus. Il est vrai que le consul de 115 s'appelle, même dans des inscriptions, -ilf. Pedo Vergilianus (Gruter, p. 300, 1) ou M. Vergilianus Pedo (Gruter, p. 1070, 1).
6. De cette nature sont les désignations : Gn. Dontiftu^ Titius Marcellus Gurvius Lucanus; G. Plinius Caecilius Seeundus\L. lulius UrsusServianus.
Pour arriver à des résultats plus précis et plus importants, il faudrait soumettre à un examen détaillé tout le système des noms sous l'empire, mais l'espace ne nous permet pas de plus amples développements. ■
Pour en revenir à Pline, il est appelé dans Martial et dans les lettres qu'on lui adresse tantôt Plinius, tantôt, et cela le plus souvent (dans les lettres de Trajan toujours), Secundus. Mais si, en revanche, dans les en-tête de ses propres lettres, on lit ordinairement C. Plinius, cette désignation, que Ton rencolitre aussi dans Sidoine Apollinaire ^ pourrait bien avoir été introduite par des grammairiens qui, s'appuyant de l'exemple de M, Tullius, la trouvaient plus choisie que le simple nom ou surnom; mais elle ne répond pas à l'usage de l'époque. Son ancien gentilicium, Caecilius, ne s'est maintenu que dans le nom complet, tel que le donnent les inscriptions honorifiques et les copistes du recueil de ses lettres^ dans les subscriptiones de plusieurs livres.
§ IV. Circonstances connues de la vie de Pline jusqu'à
son entrée au sénat.
Il résulte des indications fournies par Pline lui-même, qu'il était dans sa dix-huitième année lors de l'éruption du Vésuve, le 24 août 79^. Il était donc né dans la seconde moitié de 61 ou dans la première moitié de 62. Nous possédons de lui plusieurs inscriptions dont il sera question plus loin (Appendice A). La principale nous apprend que les débuts de Pline furent ceux de la plupart des fils de sénateurs ou de chevaliers influents qui se proposaient d'entrer au sénat et de se vouer à la carrière