p. I, 1. VIII, 10. n rappelle C. Secundus JV, 33; IX
2. Sur le Caedlius Secundus de Martial v. plus loin p. 52, n. 5. [Sédition de Keil a montré que, dans les subscriptiones des lettres (au moins des livres 1, II, IV, VII), le nom de Caecilius à la troisième place repose sur rancienne tradition des manuscrits; les manuscrits du Panégyrique ne Tout pas conservée; du reste ils sont trop récents pour faire autorité.] En aucun cas, je ne pourrais admettre avec Reiflferscheid {Rh, Mus, XVI, 16) que Je fameux Caecilius Balhus de Johannes Sarisberiensis provienne d*une subscriptionmal comprise d'un manuscrit du Panégyrique. Le nom de Caecilius n'a jamais été d'un usage général pour Pline et l'analogie des paroles empruntées soit disant à Caecilius Balbus avec quelques passages du panégyrique est en tout cas bien faible et bien lointaine.
3. Ep. VI, 20, 5. L'année de l'éruption est connue surtout par Dion Cassius LXVI, c. 21 et suiv. Cf. c. 26.
administrative. Dès sa vingtième année, en 80 ou 81, il débuta dans le barreau ^ et, avant d'entrer au sénat, il fui decemvir stlitibus iudicandis, tribun militaire de la légion ///« Gallica et sévir des chevaliers romains à des dates que nous ne pouvons pas préciser*. On trouve aussi dans ses lettres ^ une allusion au fait qu'il avait parcouru dans sa jeunesse les emplois par lesquels on se préparait à revêtir la dignité sénatoriale, mais il n'y mentionne pas formellement le décemvirat et le sévirat. En revanche il parle souvent de son tribunat militaire et il résulte de ses indications qu'il en fut revêtu sous Domitien^ c'est-à-dire après le 13 septembre SI'*, et qu'il exerça cette charge en Syrie, ce qui est pleinement d'accord avec ce qu'on sait des quartiers de la ///û Gallica^. Pas plus pour lui que pour les autres trïbuni militum honores petituri, il ne saurait avoir été question d'un service militaire effectif® : on sait, en effet, que le gouverneur de Syrie l'employa à la comptabilité, et qu'il trouva, à côté de ses
t. Ep. V. 8, 8.
2. Il est intéressant de comparer sa carrière avec celle d'Hadrien. Né le 24 janvier 76, celui-ci exerça successivement le décemvirat stlitibm iudicandis^ le sévirat et plusieurs tribunats militaires, et à la mort de Domitien (fin de %), avant sa vingt-et-unième année accomplie, il avait déjà revêtu son deuxième tribunat militaire (VUa c. 2; Henzen, Annali délV InsL 1862, p. 239 et suiv.)- Hadrien n'était pas non plus, par sa naissance, de rang sénatorial.
3. VIII, 14, 8: prospeximus curtom... eadem mala jam senaiores.,, vidimtis.
4. I, 10, 3 : hune {Euphratem philosophum) in Syria, cum adolescentulus militarenif penUus et domi inspexi. — lll, 11, 5 : Artemidorum {phitosophum) iam tuniy cum in Syiia tribunus militarem^ aria familiaritate complexus sum. — VII, 16, 2 : simul (avec Calestrius Tiro) mUUavimus, — Ad Traian. 87 : NymphÀdium Lupum,.. commilUonem habuiy cum ipse tribunus essem^ ille praefecttks, — VIII, 14, 7 : nos iuvenes fuimus quidem in castris, sed cum suspecta virttts, inertia in pretio^ etc. — VII, 31, 2 : hune (Claudium Pollionem) cum sxmul mUitaremus non solum ut commilito in^exi : praeerat alae mUiariae (c'est ainsi qu'il faut lire au lieu de militari^ cette correction est du reste admise depuis longtemps), ego iussus a legato consulari raUonés alarum et cohortium exc%Uerè.,. ^vtu&,. sollicitam diligentiam inveni, — VII, 4, 3 : cum e miUtia redtens in Icaria insula ventis detinerer.
5. Tacite^ Hist : IV, 39. Le CaecUius Secundus qui commanda sous Domitien sur le Danube, et pour qui Martial (VII, 84) se fît peindre, ne saurait être notre Pline. En style rigoureux, le nom ne serait pas exact Le temps ne convient pas non plus, puisque les guerres de Domitien sur le Danube ne commencèrent qu'en 88 et que Pline fat tribun en 81; enfîn ce dernier indique assez souvent la contrée où il joua à Vofficier, pendant peu de temps d'ailleurs.
6. Ep. VI, 31, 4; cf. Paneg. 15 et Dion, lxvii, 15 : veovCaxoc*... xsxiXtap- XiQxà>c k pouXsCaç 2Xtr($a.
occupations, le temps de suivre les leçons des principaux philosophes qui enseignaient alors dans ces contrées et de nouer des relations avec eux^ Il est probable qu'il ne resta pas à l'armée plus longtemps que la loi ne l'exigeait, c'est-à-dire une année ou du moins plus d'un semestre.
§ V. Questure. Tribunat du peuple. Préfure.
Il n'y apas longtemps encore, on suivait, quant aux lois annales de l'époque impériale, la tradition assez peu fondée des érudits du XVI® siècle. Les recherches de Wex ^, et surtout celles de Nipperdey '' sont les premières qui reposent sur des bases plus certaines.
Les principales règles suivies en matière d'avancement * sont probablement les suivantes : 1^ l'avancement dans les charges supérieures comprenait les quatre degrés de la questure, du tribunat du peuple ou de l'édilité (ces deux charges, depuis l'empire, étaient considérées comme étant du même degré ^), de la préture et du consulat, et, pour être revêtu de l'une de ces fonctions, il fallait nécessairement avoir passé par le degré précédent ; 2^ entre chacune de ces fonctions il devait s'écouler un certain laps de temps {ne honores continuentur) ; 3^ pour devenir questeur il fallait être entré dans sa vingt-cinquième année ^, pour devenir préteur dans la trentième^. On ne sait s'il existait une règle sem-