‹ Étude sur Pline le JeuneChapitre 61 sur 87 · Scaevola, Dig. XXXIII, 2, 34, pr · texte numérisé non relu

Scaevola, Dig. XXXIII, 2, 34, pr

7. IV, 1, 4: Oppidum est praediis nostris vicinum nomme Tiberini, quod me paene ûdhuc puerum patronum cooptavit.

construire à ses frais un temple, avec les statues des divi (Y. plus haut, p. 5, n. 1). De même^ par suite de sa défense dans le procès de Massa, Ù était patron des habitants de la Bétique ^ ou des quelques villes de cette province qui avaient porté plainte. * — Avocat influent, il dut recevoir ce titre d'autres localités encore, mais les inscriptions sont muettes sur ce point.

§ XIV. Pline avocat et écrivain.

Nous n'avons pas l'intention de juger ici la valeur littéraire de Pline, nous voulons seulement rechercher jusqu'à quel point on peut, sous ce rapport, déterminer la suite chronologique de ceux de ses écrits qui nous sont parvenus.

Pline avait débuté comme avocat à l'avènement de Domitien, peut-être même déjà sous Titus (p. 52); cela concorde assez bien avec le fait que, dans les lettres, dont le premier livre a été publié seize ans plus tard, sous Nerva, il se pose déjà comme un avocat en vogue*, protégeant les avocats plus jeunes^ et leur donnant des conseils ; le souvenir de ses premiers discours semble appartenir déjà à un passé lointain^. Les affaires de successions, qu'il plaida devant les centumvirs, marquent le point central de son passage au barreau^; il parle peu des autres causes civQes dont il a pu être chargé ^ et encore moins des procès criminels ordinaires devant les préteurs, probablement parce que le grand monde de la capitale y avait moins de part'''.

C'était au sénat, dans les procès criminels intentés à des sénateurs, qu'on atteignait l'apogée de la carrière d'avocat.

Pline avait déjà atteint cette période au moment où commence sa correspondance. Déjà il avait soutenu la plainte contre Baebius Massa, en 93 (p. 12), et tenté, quoique sans succès, à

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