‹ Étude sur Pline le JeuneChapitre 64 sur 87 · IV, 18. V · texte numérisé non relu

IV, 18. V

4. IV, 12, 2, 8,V, 10, 1,V1I, 4. La dernière lettre contient rhistoire détaillée de ces « fleurs printannières », quelque peu attardées; elle raconte la première visite de la muse pendant une sieste manquée et donne le fruit de cette entrevue : des hexamètres bien durs sur les poèmes de Gicéron. Transii ad elegos : hos quoque non minus celeriter explicui, Addidi iambos (c'est ainsi qu'on doit lire au lieu de alios; cf. Tacite, Dial. 10) facilUate corrupius, Deinde in Urbem reversus sodalUms legi : probaverunt Inde plura metra,,. iemptavi. Postremo placuiL., unum separatim hendecasyllaborum volumen absolvere, necpaenitet: legitur, describUur, canlatur. Et l'auteur est ravi de ce que sa jeune femme .(la troisième) lui chante ses propres vers (IV, 19,4; cf. VI, 7, 11).

5. IV, 15 : Tu foriasse oratUmem^ ut soles .. expedas. At ego,,, lusus meos tibi prodo,,. Si hoc opusculum nosti'um aut poUssimvm esset (mtsolum, fortasse posset durum videri dicere a quaere quod agas : molle et humanum est » kabes quodagas, »

6. y, 3; VIL 4 ; 9, 9. Les jeunes poètes du temps portaient, naturellement, un jugement différent (IV, 27).

7. VIII, 22. Cf. VIL 9, 10. IX, 10, 2 : poemala crescunt (ne pas lire quie»cunt)] IX, 16. 25. 34.

Histoires, qui traitaient de l'histoire de Rome depuis la mort de Néron à celle de Domitien^ étaient annoncées d'une façon trèsvague dans YAgricola, publié au commencement du règne de Trajan * ; elles étaient achevées et publiées lorsque leur auteur commença les Annales, écrites vers Tan 115; elles ont donc été lues et publiées entre 98 et 115, probablement par livres isolés^.

H vaut la peine de comparer ces données avec ce que Pline dit de Tacite dans ses Lettres, Les relations d'amitié qui imissaient ces deux hommes percent à chaque instant dans ce recueil ^. Un peu plus jeune que Tacite, Pline le considère en quelque sorte comme son modèle.

Dans les quatre premiers livres (jusqu'en 105), il en parle uniquement comme d'un orateur célèbre ^ Dans le sixième livre (publié en 106 ou 107) on trouve par contre des détails sur des événements du règne de Titus, détails que Tacite avait demandés comme matériaux pour écrire son histoire ^ ; dans le septième, ce

1. On place en général la publication de TAgricola avant la mort de Nerva, parce que, c. 3, cet empereur n'est pas appelé diviLs; mais ceci n'est point indispensable, surtout dans un résumé historique (Gomp. p. ex. Pline, Panég, 35 : imperator Nerva... qaaedam edicto Titi adstruxekttf et Panég, 8, 10; Ep, IV, 9, 2; 17, 8; 22, 4). Au contraire, ce passage montre, et encore mieux le ch. 44, que, lorsque Tacite écrivit TAgricola, Nerva était mort. Pour croire que Tacite a pu écrire sous Nerva que son beaupère eût désiré voir cet heureux régime (acprincipem Traianumvideré), il ne faut pas avoir une idée nette de la position d'un César qui est plutôt celle d'un héritier présomptif que d'un associé à l'empire; il faut oublier que le titre de princeps ne revient qu'à l'Auguste, jamais au César et que même loc^que le César succède à TAuguste, princeps muiaiur (Tacite, Ann. I, 16).

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