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La multiplicité des causes qui paraissent influer sur les hémorrhagies cérébrales ; la diversité des lésions qui jouent un rôle important dans leur pathogénie, ont conduit un bon nombre d'auteurs à ne voir dans l'épanchement sanguin qui s'opère dans l'encéphale qu'un accident ou une complication de maladies différentes.
Cette opinion qui mérite inconteslableunent d'être conservée pour un certain nombre d'hémorrhagies, nous paraît beaucoup trop absolue. L'étude seule de la pathogénie de l'apoplexie sanguine peut conduire à la solution de cette importante question; et, sans avoir la prétention de traiter complètement dans ce travail tous les points que comporte cette étude , nous chercherons à montrer, en examinant successivement le rôle des diverses lésions qui agissent comme causes prochaines de L'hémorrhagie cérébrale, qu'il est des cas, les plus nombreux à notre
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avis, où l'hémorrhagie, dans la substance encéphalique, se présente comme une maladie à part, indépendante, liée à des altérations spéciales, et qu'elle mérite réellement une place particulière dans le cadre nosologique.
Pour atteindre ce but, dont on comprend l'importance et dont nous ne nous dissimulons pas les difficultés, nous devrons examiner scrupuleusement les opinions déjà émises sur les modifications pathologiques de la circulation locale du cerveau, et sur les altérations morbides du système vasculaire encéphalique.
Des recherches poursuivies, pendant deux années, à la Salpètrière, sous la direction de M. Charcot, nous permettront d'apporter à l'appui de ces opinions ou de leur opposer le contrôle des faits. Quant aux altérations spéciales qui nous paraissent être la véritable cause et la lésion propre de la maladie hémorrhagie cérébrale, nous pensons qu'on leur reconnaîtra au moins une certaine nouveauté. Leur constatation résulte de travaux poursuivis dans le cours de cette année, travaux auxqnels M. Charcot a bien voulu nous associer ; et je manquerais à la reconnaissance comme à la vérité en n'indiquant pas, dès le commencement de cette thèse, la large part qui lui eu revient.