‹ Étude sur quelques troubles respiratoires dans la chloroseChapitre 5 sur 15 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Dans le cours de ces dernières années, les auteurs qui ont traité de la chlorose ont, en général, étudié les rapports de dette maladie avec la tuberculose.

Quelques-uns ont considéré la chlorotique comme un lerrain propice au développement du bacille de Koch. D'autres, étudiant spécialement l'hérédité chez ces malades, ont trouvé dans les antécédents des traces fréquentes de tuberculose, causes prédisposant, selon leur théorie, les descendants à la chlorose.

Pour M. le professeur Hayem, la chlorose serait, au contraire, un mauvais lerrain, où la granulation tuberculeuse pousserait difficilement ; les chlorotiques ne deviendraïent pas tuberculeux plus facilement que

les autres individus.

Créé ahËrS admettént Fr. nn) elle chlôrose: peuvenk éndheèse DhcnhéeDekrèle méledel St Nous savons, de plus, que la tuberculose, agent puissant de déglobulisation du sang peul amener le dévelospement d'une anémie symplomatique, c'est la chloroanémie tuberculeuse, qui peut procéder de différentes manières. Tantôl le début n'est marqué que par les signes de la chlorose, la tuberculose se developpant plus lard ; tantôt celte dernière s'installe, dés le début. amenant tardivement son anémie symplomatique. Le diagnostic peut, dans ces cas, être difficile à poser ; l'auscultalion des poumons donne souvent des signes négalifs ou douteux, mais plus tard les lésions s'afhirment et le diagnostic de tuberculose n'est plus doulieux; submalité des sommels, respiration rude. avec expiralion prolongée ,. expectoration spéciale avec bacilles.de Koch dans. les crachais, PA progressif, elc.. SUR

. Nous navonsipas l'intention 7 ir dans DER travail celte queslion.si imporiante.et.si difficile des rapporis de la .chlorose. avec: la: tuberculose, cette à lâche serait au dessus de nos forces, natre but est.plus modestes: | MOTS Souvent nous avons.élè frappé dela fréquence. de: certains iroubles. respiratoires: chez Les. chlorotiques. alors que dans les antécédents de. la rnalade on ne

Lire trouvait aucune tare tuberculeuse, et: qu'un examen clinique altentif “permettait dé nier d'une façon sûre l'existénce dela bacillose. Notre maître, M..1e docteur Tapret, a souvent attiré notre attention sur ce fait que les chlorotiques respirent mal, que chez elles le murmure vésiculaire paraît affaibli, surtout aux sommels, alors qu'on peut nier d'une façon certaine là tuberculose, comme le démontre là marché ultérieure de la ma'adie. C'est la respiration chlorotique de certains auteurs qui peut elle-même s'accompagner d'au: tres troubles tels que la toux, la dyspnée, el qui peut exister à côlé de certaines malformations thoraciques, scohose, développement imparfait du thorax, infantilisme, etc. ,

Nos observalions ont été. prises chez des chlorotiques de la classe ouvrière, chez ces malades qui, surmenées par le travail d'atelier et: fatiguées par une mauvaise nourriture et une hygiène insuffisante, viennent à l'hôpital, offrant tous les caraclères de la chlorose verte, si l'on peut ainsi parler. Notre maître, M. Taprel. nous a enseigné que ces chlorotiques, eomme beaucoup d'autres de la ville, ne deviennent jamais tuberculeux ; ce sont des sujets chez qui les combustions sont insuffisantes, mais qui, malgré cela, n'offrent pas de prises au bacille tuberculeux.

Nous adressons nos sincères remerciements 4 ñn0S

NEPRAR maîtres dans les hôpitaux; ils n'ont cessé de, nous prodiguer leurs conseils el nous ont toujours donné des marques de leur intérêt pour nos études médicales.

Merci également à notre ami M. Demantkhé, interne des hôpilaux, qui ne nous a point épargné ses conseils.

M. le professeur Laboulbène a bien voulu accepter la présidence de notre thèse, nous sommes très sensible au grand honneur qu'il nous fait.

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