Par Auguste. Cf. Suétone, Auguste, 28 et
13. Par Tacite, car nous n'admettons pas l'opinion d'Hûbner [Hermès, 1866, p. 428-448 , qui fait de VAgricola une oraison funèbre.
14. Par Vuiralius (Jallicanus. Cf. Scriptores historié Auguste.
15. Par Gordien. Cf. J. Capitolin, Hist. des Gordiens, 3. Cf. pour l'ensemble
AUTHENTICITÉ DE l'iIISTOIRE d' ALEXANDRE 11
La liste des monographies relatives aux écrivains est bien plus courte; telle que nous pouvons la dresser aujourd'hui, elle ne comprend guère plus d'une douzaine de noms, ceux de Térence \ de Lucilius -, de Salluste '', de Virgile *, d'Horace ^. d'Ovide '^, de Lucain, de Musonius Bassus ', de Pomponius Secundus *, d'Helvidius Priscus ^, de Sénèque le père *", de Juvénal ^', de Perse *-.
Les auteurs de ces rares biographies n'ont en général qu'une
de ces biographies Wiese, De vitarum scriptorihus Romanis, Berlin, 1840, Progr. des Joachimsthalschen Gipniiasiums. 'Sous ne parlons pas des histoires proprement dites du règne de chaque empereur, histoires dont Tacite [Anti., I, 1) dit : « Tiberii Gaiique et Claudii ac Neronis res, florentibus ipsis ob metum falsa^, postquam occiderant rccentibus odiis compositœ sunt. »
1. Vie anonyme de Térence, P. Terentii vita quam e codice Oxoniensi descripsit Ah. Gronovius, éd. de Térence par Zeune, 1787, pages ix-xxiv. — Autres vies anonymes publiées par A. Mai dans ses M. Acci Plauti fi-agmenta inedita, Milan, 1813, d'après un manuscrit de TAmbrosienne; par G. de Murr li*>uremberg, 1786; d'après un manuscrit de Nuremberg. — Cosconius avait peut-être écrit une vie de Térence. Cf. Suétone, ReUquiœ, éd. Riïsch, Vie de Térence, page 32. Ritschl (cf. Rffsch, éd. de Suétone, page 318^ n'admet pas cette hypothèse.
2. Vie de Lucilius par Ccrtil-s Xicia; « hujus (Niciœ) de Lucilio libres etiam Santra comprobat, » dit Suétone, ReUquiœ, Op. l., page 112.
3. Vie de Salluste par Ascoxius Pedi.\.nl's; Acro ad Horatium Sat., I, ii, 41 : » [Ille flagellis ad mortem cœsus] hoc de Sallustio videtur dicere. Sallustius enim Grispus in Faustae, filiae Syllae, adulterio deprehensns, ab Annio Milone flagellis caesus esse dicitur, quem Asconius Pedianus in vita ejus significat. »
4. Vies de Virgile par Probus, Donat, Servius, Phocas, et peut-être aussi par Vauius et Mélissus. Cf. Suétone, éd. ReilTsch, pages 398, 399. 403, et Servius, Comm. des Églogues de Virgile, II, 97. Cf. Quixtilien, X, ui, 8 : '< Vergilium paucissimos die composuisse versus auctor est Varius. » Cf. DoNAT, Vie de Virgile, 16 (27 1 : » In sermone tardissimum ac pœne indocto similem eum fuisse Melissns tradit. »
o. Vie d'Horace par Porphyrio.n. Cf. Srholies, Sat., I, vi, 41.
6. Reifferscheid, édition de Suétone, Op. /., p. 404. Cf. Teuffel, Littérature latine, Op. t., § 247, 5; 303, 1.
7. Vie de Musonius Bassus par Cl. Pollion. Cf. Pline, Lettres, VII, 31, o.
8. Vie de Pomponias Secundus par Pline l'Ancien. Cf. Pline, Histoire naturelle, XIV, iv, 4 et ii, 83,103; Pline, Lettres, III, 5.
9. Vie d'Helvidius Priscus par Hérennius Sénécion. Cf. Pli.ne, Lettres, \U. i.
10. Vie de Sénèque le Rhéteur par son fils. Cf. Teuffel, Littérature latine, Op. L, § 269, 3.
11. Vies de Juvénal; on en connaît sept, elles sont toutes anonymes. — Cf. ScÉTONE, éd. Reiffersch., L. L, p. 394, sqq.; J. Val. Fbanke, Examen rriticum D. Junii Juvenalis vitse i Leipzig. 1820;, page 13; 0. Jah\, D. Junii Juvenalis satirarum libri, cuni scholiis veterihus, Berlin, 1831, p. 386-397.
12. Vie de Perse, tirée du commentaire de Probus. Cf. 0. Jahn, A. Persil satirarum liber, cum scholiis antiquis, Leipzig, J843, et Reifferscheid, Op. /., pages 72 sqq, 395 sqq.
assez médiocre notoriété. Trois ou quatre, il est vrai, sont illustres; mais ne voit-on pas que Varius, Pline et Sénèque ont simplement payé, par un éloge biographique, un légitime tribut à Tamitié ou à la piété filiale? Les autres, que sont-ils? Des grammairiens ou des rhéteurs. On est loin, on le voit, de ces noms célèbres qui figurent parmi les biographes des hommes politiques. Leurs œuvres du moins témoignent-elles d'une étude approfondie? y retrouve-t-on ces élans d'éloquence et cette richesse de détails que nous offrent certaines biographies politiques, ou bien y peut-on admirer ces analyses si délicates dont notre littérature contemporaine nous fournit tant d'exemples?
Les quelques monographies que le temps nous a conservées nous permettent d'affirmer que non.
Écrites généralement par des grammairiens et à une époque assez basse, elles ne sont guère qu'une collection sèche, brève et mal ordonnée de renseignements plus ou moins authentiques, — les sept biographies de Juvénal tiennent quatre pages de l'édition de Jahn*; — elles n'ont rien d'original, leurs auteurs ne faisant d'ordinaire qu'abréger un travail plus étendu et puiser sans critique à des sources sans valeur: elles ressemblent assez aux notices mises en tète de nos éditions classiques, et non pas des meilleures; elles paraissent, comme elles, avoir été écrites dans un but purement pédagogique.
Les encyclopédies biographiques ne paraissent pas leur avoir été de beaucoup supérieures.
Varron avait publié sous le titre à'Hebdomades le premier recueil de ce genre. Il avait condensé dans cet ouvrage les renseignements les plus importants sur tous les hommes illustres de la Grèce et de Rome, sans oublier les écrivains.
Après lui, Santra % Cornélius Népos 3, Hygin \ Suétone ^,