Jahn, Op. /., pages
2. Suivant Lerseh iZeitschrift f. Alterth. 1839, page 100), Santra vécut au courant du vu<= siècle de Rome ; le titre de son ouvrage est inconnu ; on peut cependant affirmer que cet ouvrage se rapprochait de celui de C. Népos et de Suétone. Cf. saint Jérôme, Prolog, in lihr. de scriptorihus ecclesiaslicis, et Qui.NTiLiEN, liist. orat., XII, x, 46. Santra est cité à propos de Térence par Suétone, Reliquix, Op. /., page 31, ainsi que par Festus et Nonius.
3. Cf. DioMKDD^ I, page 403, K. Cornélius Népos, Vie de Dion; 3, etc.
4. Aur.u-GhXLE, .\uits attiques, I, 14, 1; VI, 1, 2, et Asconius, éd. d'Orelli, Scholies de Cicér., part. II. page 113. — Jean de Sausbury, Xiig. CuriuL, V, 7. Cf. aussi SAINT Jérôme, L. l.
î). Cf. Sueloni qux supersunt omnia recensuit K. Lld. Roth., Lei[)zig,
AUTHENTICITÉ DE L'uISTOIRE d'aLEXANDRE 13
peut-élre aussi Tarquitius Priscus ', enfin Aurelius Victor publièrent, sous le litre de de Vins illustribus ou de Vitœ illustrium virovum, des recueils qui renfermaient soit la biographie de tous les hommes illustres de l'antiquité, soit simplement celle des écrivains de profession.
Ces encyclopédies présentent les mêmes caractères que les monographies. Les /Teéf/owiarfes de Varron ne contenaient, d'après les conjectures les plus vraisemblables, que de très courtes notices terminées par un distique, moyen mnémotechnique destiné à rappeler au lecteur une opinion toute faite ^ Le recueil de Suétone, pour être supérieur à celui de Varron, était bien loin d'avoir les qualités que nous lui demanderions, si toutefois l'on en juge d'après un des articles le mieux conservés, la biographie d'Horace. Suétone s'y montre simple et précis, mais sec; désireux de trouver la vérité, il l'a puisée à des sources pures, mais il s'est trop attardé à nous conter des incidents mesquins et sans intérêt. Bailleurs, comme Varron et comme la plupart des auteurs de monographies biographiques, il semble avoir cherché à faire une œuvre moins littéraire que pédagogique. Il s'est de plus volontairement enfermé dans des limites fort étroites.
Dans ces encyclopédies où, semble-t il, tous les écrivains de quelque importance auraient dû trouver place, un choix était fait, les « illustres » seuls avaient droit à une mention particulière. Si l'on y regarde de près, on s'assurera que plus d'un écrivain digne de figurer parmi les « illustres » pouvait fort bien être laissé de cùté et que les auteurs qui cultivaient certains genres étaient de parti pris négligés par les biographes. En effet, parmi les monographies, on trouve une seule biographie d'historien et une seule biographie de philosophe : dans les recueils, ces deux catégories d'écrivains tiennent une très petite place; ainsi, l'ouvrage de Suétone — le seul dont il soit possible de parler avec connaissance de cause — ne mentionne que six historiens et trois philosophes ^ ; et encore a-t-on voulu
1838, et C. Suetoni prœter Cxsarwa libros reliquLv, edldit Aug. ReifTerscheid, Leipzig, 1860.
1. Lactance, Divinarum institutionum lib. I, 10, 2. Cf. Teuffel, Litter. lat., § 138, 2.
2. G. BoissiER, Étude sur la vie et les ouvrages de Varron, Paris, Hachette, 1861, page 347.