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QciNTE CcncE, V, I, 25,
sqq. :murus spatium
A'.YX et duorum pedum in latitudinem amplectitur. Quadrigae interse occurrentes siae periculo commeare dicuntur. Altitiido mûri L cuhitum emiaet spatio ; turres dénis pedibus quam muru3 alliores siint.
Si Quinte Curce ne s'est pas servi de Clitarque dans ce passage, — et le dernier membre de phrase de notre citation le prouve bien — il l'a certainement pris pour guide en mainte autre circonstance; nous aurons, à plus d'une reprise, occasion de le constater.
Il a fait également usage d'Aristobule : il dit en effet qu'Alexandre, au moment de passer en Asie, disposait de soixante talents; Arrien donne le même chiffre ', or, on le sait de reste, Arrien puisait en partie ses renseignements dans l'ouvrage d'Aristobule ; donc Quinte Curée, qui est ici d'accord avec Arrien, a pu, dans cette circonstance, faire comme lui usage de Ihistoire d'Aristobule, et il l'a certainement fait. Cette conclusion est justifiée par un passage dans lequel Plutarque, rapportant à ce même sujet les évaluations contradictoires des historiens ', donne, d'après Aristobule, un chiffre à peu près identique à celui d'Arrien et de Quinte Curce. La légère différence que l'on peut noter tient sans doute à une erreur du copiste ou de Plutarque lui-même.
Enfin il semble avoir emprunté à Trogue Pompée le chiffre
1. Arrien, VII, ix, 6 : ôî irapaXa^wv... T(i).avTa ôk o'jok l^r, xovxa £v toî; Orjaxjpot;, y^pEwv ok o'f e'.aô [iîva -jub ^iKTiTioy s; uEvtaxô^'.a TocXavta.
QuLNTE CcRCE, X, u, 24 : ... Quingenta talenta œris alieni, eu m omnis regia supellex haud amplius quam sexaginta talentorum esset.
2. Plutarque, Alexandre, 13 : 'Eçôoiov 5k -zo-'j-oiz oO ttXéov lêoo ixïixovca ïa). dcv-wv £/îiv a'JTOv 'Apts-côêo'j/.o; 'igxoozI, AoOpCî ok rpiâxovxx [lôvov TijAEptbv ô'.aipo^ïjv, 'OvriTixoiTOî 5k xai 5'.axÔTta ■zxXxvzt. npoaoçEO.stv.
de la rançon offerte par Darius à Alexandre *; le détail qu'il a ajouté n'a pas grande importance et n'est pas en contradiction absolue avec le texte de Justin.
Ainsi donc l'exanaen des chiffres de Quinte Curce nous a permis de reconnaître une série d'emprunts incontestables faits à Aristobule, à Callisthène, à Clitarque, à Eratosthène, à Trogue Pompée; voyons si l'examen des autres parties de l'histoire de Quinte Curce infirmera ou confirmera les résultats de cette première enquête.
B. — Nous retrouvons ces mêmes noms à propos de certains détails sur lesquels les écrivains n'étaient pas d'accord, ou à propos de faits donnés par un historien seul.
Examinons, par exemple, l'anecdote des Branehides : Strabon la raconte d'après Callisthène, cela ressort d'un passage postérieur dans lequel Strabon cite Callisthène à propos de ces mêmes Branehides^; or Quinte Curce comme Strabon, affirmant que les Branehides quittèrent leur pays sur l'ordre de Xerxès ', alors que leur émigration avait eu lieu sous Darius *, on doit conclure que l'historien a ici puisé à la même source que le géographe.
On ne doit pas davantage hésiter à reconnaître l'influence de Clitarque dans le récit de certains faits plus ou moins légendaires, par exemple dans le récit de l'incendie de Persépolis, de cet incendie allumé sur les conseils de la courtisane Thaïs, et dans la légende des Amazones, C'est à lui sans conteste qu'il faut
i. Justin, XI. xn, 10 : OlTert deinde majorem partem regni usque ad Euphraten, et alteram filiam uxoreiu ; pro reliquu cnptivis triginta millia t aient um.
QuLNTE CrncE, IV, XI, o, 6 : Quidquid inter HellespontUDi et Euphraten est,
in dolem filiœ ofTert pro tribus
corporibus triijinta millia talentum auri precatur accipias.
Les chiffres donnés par les autres historiens sont absolument différents. Cf. Arkien, Anabnse, II, 2.j. — Plltarqle, Alexandre, 29. — Diodobe, XVII, o4. — Valére Maxim.", VI, 4.