Cf. page 181, sqq
C'est Callisthène qui est l'auteur du renseignement géographique donné par Quinte Curce à propos de l'antre de Typhon et de la forêt de Gorycie. En efîet, en parlant de ces curiosités naturelles, Strabon et Quinte Curce s'expriment tous les deux à peu près de la même manière :
Strabon, XIV, page 670 : "Emi xo Ktopuxtov avxpov, ev o) vj iç.ia'z-/]
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QniNTE Curce, III, iv, 10 :Typhonis quoque specus et Corycium nemus ubi crocum gigniiur.
Mais Strabon — on le sait par un passage antérieur * — tient ces détails de Callisthène, c'est donc à Callisthène aussi que Quinte Curce doit la courte notice qui précède.
C'est à Clitarque au contraire que sont empruntés les détails suivants sur les mœurs et les coutumes des Indiens :
Strabon, XV,page 718: 'OoèKXei-
T a p y 0 ç cprjfftv à [xa ^ a ç xexpaxuxXouç, Sô'vÔpa xoij.iÇou(7aç xwv p.£YaXoœuXXtov, I; wv aTTv^pTjxx t y^vv] xext- ÔXfreuaévojv opvewv.
DioGENE Laerce, Proœmium, 6 :
Touç Yoîîv yujxvodO'^tGxà; xat Oavaxou xaxacppovsTv <fr^Gl KXetxap^oç *.
QciNTE Curce, YIII, ix, 24, 25 : ...
lecticam sequuntur armati intei
quos 7'amis aves pendent, quas cantu seriis rébus obstrepere docuerunt.
Qdinte Curce, VIII, ix, 31 : Apud bos (sapienles) occupare fati diem pulchrum.
Clitarque n'a pas d'ailleurs été le seul guide que Quinte Curce ait suivi dans sa description de l'Inde; l'auteur latin a pris dans la relation d'Aristobule certains traits de son tableau, et, sans conteste, les deux suivants :