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de cette relation si intéressante et si exacte. Cette hypothèse très vraisemblable n'est cependant pas absolument justifiée.
Le Périple de Néarque ne doit pas être jugé d'après l'extrait qu'en donne Arrien dans ses Indiques ^ Il avait une étendue beaucoup plus considérable que cet extrait ne le ferait supposer. Il ne commençait pas, en effet, au moment où la flotte quitta l'embouchure de l'Indus, il comprenait des faits bien antérieurs, et renfermait le récit des événements survenus depuis l'embarquement d'Alexandre à Nicée sur l'Hydaspe ; de plus, ce n'était pas un simple journal de bord, enregistrant les distances parcourues et les menus incidents de la traversée : c'était une véritable relation où les détails intéressants de toute nature avaient leur place. Ce fait ressort avec évidence de l'examen des passages dans lesquels Strabon^et Arrien^ renvoient au texte de Néarque. Ceci admis, il s'ensuivra comme conséquence toute naturelle que cette relation aura pu être utilisée par Quinte Curce dans une partie de sa description de l'Inde. Un chapitre de cette description montrera clairement qu'il en a été ainsi.
Dans le ix° chapitre de son VIII*' livre. Quinte Curce donne toute une série de renseignements sur les oiseaux qui imitent la voix humaine * ; sur la différence des saisons en Inde et en Grèce ° ; sur les vents de terre et les vents de mer ^ ; sur l'écriture chez les Indiens '^ ; sur les attelages d'éléphants ^ ; or tous ces renseignements se retrouvent dans Strabon ou dans Arrien attribués — quelques-uns en opposition à d'autres témoignages — à l'ouvrage de Néarque ^ : il faut donc en conclure, malgré certaines différences de détail, que ces renseignements sont pris à la relation du grand explorateur macédonien. C'est à cette même relation qu'il faudra rapporter encore l'origine des détails que donne Quinte Curce sur les Ichthyophages '", sur le prix