‹ Étude sur Quince CurceChapitre 157 sur 398 · PoLYE.\, IV, m · texte numérisé non relu

PoLYE.\, IV, m

M. QuiXTE Curce, III, xin, 16.

12. Athé.née, XIII, page 667. Signalons encore un chiffre (Qcixte Curce, V, m, 23) confirmé par Polyen (IV, m, 27). Sur l'exactitude de certains chiffres donnés par Quinte Curce, cf. Th. Zolllxg, Op. L, pages 31, 88. — A. CuxMXGHAM, Archœological Survey of India, Simla, 1871, t. II, page 199.

14. A. Cu.NNixGHAM, The ancient rjeocjvapky of India, Londres, 1871, t. I, :| page 138.

autres historiens. Ainsi il donne Hegesimachus *, qui se retrouve sur une monnaie des Diadoques ^, Seuthès, que donne une inscription ^. Il transcrit très exactement le mot sanscrit Xudraka par Sudracte % alors qu'Arrien l'hellénise en 'Oç-jopàxa», ^; il cite le nom de Mœris, qui, suivant Lassen, serait une erreur de copiste pour Sœris et reproduirait assez bien le nom propre sanscrit Saur^'a **.

La justification vient parfois d'un passage d'Arrien, d'un mot jeté au courant de la plume, mais qui suffit. La terreur des Macédoniens à la nouvelle de l'arrivée imprévue de Darius '' n'est pas une invention de Quinte Curce. le début de la harangue mise par Arrien dans la bouche d'Alexandre suffit à le prouver ^.

Autant qu'on en peut juger, l'ouvrage de cet historien inconnu n'était donc pas indigne de figurer même à côté des relations sérieuses d'Aristobule et de Ptolémée, et Quinte Curce n'avait pas eu tort de l'utiliser. Que Quinte Curce ait d'ailleurs bien choisi ses sources, ce qui précède le prouve. Parmi ces sources, quelques-unes sont excellentes, elles peuvent être mises à contribution aveuglément; d'autres sont moins sûres, mais elles seront toujours utiles à quiconque saura les mettre en œuvre avec prudence : reste à savoir si cette prudence n'a pas manqué à notre historien.

1. QciNTE Clkce, VIll, XIII, 13. Les éditions, d'après certains manuscrits, donnent Symmachus, la vraie leçon est Hegesimachus fournie par Modics et les manuscrits de Buda-Pest et de Florence D. F. G. I. Sur les Sobii, cf. A. CuN.MNGHA.M, Aichieol. Survey..., Op. L, t. II, page 27; sur les Prœsti, cf. A. CcNMNGHAM, Ancient geograjjhy, Op. /., t. I, page 261. 11 n'y a pas lieu d'admettre l'opinion de Lemaire {Op. /., t. 111, page 253), qui croit que ces noms sont de pure invention; il faut avec Zolling [Op. L, page o3) et Kôhler (Op. L, page 34) les considérer comme empruntés par <}uinte Curce à une source inconnue des autres historiens d'Alexandre.

2. Cf. MuELLER, Numismatique (r^lZej;an(:/re,Copenhague,18o5, XV, n" 1013.

Page 1