‹ Étude sur Quince CurceChapitre 167 sur 398 · J. Lu'SE, Xùt. ad. Politic, 1. I, ch · texte numérisé non relu

J. Lu'SE, Xùt. ad. Politic, 1. I, ch

Au xvii" siècle, Rapiii ' accentue les réserves d'Érasme, Gui Patin ^ est bien près d'admettre Topinion professée par son régent et de considérer Thistoire de Quinte Curce comme un roman, mais l'opinion commune, représentée par J. F. Gronovius% Erycius Puteanus *, La Motte Le Vayer ^, est encore de tous points favorable à l'auteur de V Histoire cT Alexandre.

Au xviii^ siècle, la lutte est beaucoup plus acharnée; les dé- 'tracteurs et les défenseurs de Quinte Curce ne se bornent plus à opposer des affirmations à de? négations, ils s'arment en guerre et livrent des batailles en règle. J. Leclerc et J. Perizonius sont les deux plus vaillants champions de cette querelle; ils en sont venus aux mains plus d'une fois, sans remporter ni l'un ni l'autre aucun avantage bien marqué.

J. Leclerc ouvrit le feu par un réquisitoire violent ^ dans lequel il accusait Quinte Curce : 1° d'ignorer l'astronomie et la géographie; 2° d^avoir puisé à des sources sans valeur; 3° d'avoir donné des descriptions inexactes et de s'être plus d'une fois contredit; 4° d'avoir rapporté des faits insignifiants et d'avoir omis des événements du plus haut intérêt; 5° de s'être ingénié à trouver dans les traditions hindoues l'origine des fables grecques; 6° de négliger toute chronologie; 1° d'écrire en déclamateur, et 8° d'être un panégyriste d'Alexandre. A ces accusations, J. Perizonius répondit d'abord incidemment, par une note insérée dans son Commentaire d'Elien '', note à laquelle J. Leclerc riposta par la préface de son édition de PedoAlbinovanus^; trois ans plus tard, il écrivit en faveur de Quinte Curce ^ un plaidoyer complet, qui naturellement ne modifia pas l'opinion de ^on adversaire *°.

1. Rapin, Réflexions sur l'histoire, Paris, Muguet, 1684, page 238. — Ckllanius, Geog. Ant., t. II, page 3 : « De Curtio non laboramus sœpe in geographicis aberrante. »

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