II. Les résultats
I. Les détracteurs et les panégyristes de Quinte Curce. — II. Les erreurs de Quinte Curce en histoire, en géon;raphie. — III. Exagération et injustice de certaines accusations formulées contre lui.
I. — Quinte Curce a l'honnêteté et la bonne foi, qualités à coup sûr estimables, indispensables même; il n'a pas cette rigueur d'esprit et de critique qui met l'historien à l'abri de l'erreur. Il s'est trompé ou il a été trompé plus d'une fois, et ceux •qui l'ont étudié, suivant qu'ils ont tenu compte de ses qualités ou de ses défauts, se sont montrés ses admirateurs déterminés ou ses détracteurs acharnés.
La querelle qui s'est élevée au sujet de la valeur historique de son ouvrage ne date pas d'hier. Elle a commencé presque aussitôt que cet ouvrage a été lu. Elle n'est pas cependant arrivée d'un seul bond à la violence qu'elle a atteint plus tard.
Au xvi° siècle, l'admiration domine ' ; Erasme ^ et Juste Lipse ^ sont presque les seuls à émettre quelques doutes sur l'exactitude de Quinte Curce, et ils ne le font qu'avec beaucoup de réserve.
indication analogue d'Arrien {Anahase, IV, xiv, 2 : ï-or, SI -zvizz xx\ tcxoe àvlypxiiav). — R. KÔHLEK \0p. L. pages 9, 30, 38, 39) donne plusieurs exemples de ce procédé de composition. Cf. encore l'épisode du Cydnus, Quinte •Curce, III, v.
1. Cf. B. Brisson, de Reg. Pers,, Op. et L. L — Am. C.\ndidus, éd. de Quinte Curce, Lyon, 1591, préface. — F. Modius, éd. de Quinte Curce, Cologne, P. Horst, 1391, page 6 du commentaire.
2. Érasme, éd. de Quinte Curce, Strasbourg, 1518, lettre préliminaire.