‹ Étude sur Quince CurceChapitre 179 sur 398 · Quinte Curce, IV, vi, 25-30. — Cf. page · texte numérisé non relu

Quinte Curce, IV, vi, 25-30. — Cf. page

LA CRITIQUli DANS QUINTE CURCE 191

Arrien, on le sait \ est très partial pour Alexandre et supprime de parti pris tout ce qui pourrait ternir la gloire de son héros. C'est pour cela aussi que, peut-être, il n'a pas voulu nous montrer Alexandre et Thaïs, au sortir d'une orgie, donnant le signal de l'incendie de Persépolis. Peut-être aussi n^avait-il pas trouvé cette anecdote dans l'ouvrage de Ptolémée, et, pour cela, n'avait-il pas cru devoir l'emprunter à une autre source. Il ne pouvait cependant s'attendre à lire, dans les mémoires de Ptolémée, une mention quelconque de Thaïs. Un roi, même écrivain, se croit obligé à une certaine retenue, et le roi d'Egypte eût sans doute été embarrassé de parler de celle qui fut sa maîtresse -.

Le silence d'Arrien sur Dioxippe et la rencontre des vétérans s'explique par l'habitude qu'a cet historien de négliger tous les détails purement pittoresques, sans qu'il faille nécessairement en conclure à la fausseté de ces deux anecdotes rapportées par Quinte Curce ^.

Les reproches qui portent sur la valeur des notions géographiques paraissent plus justifiés.

Certains de ces reproches visent des erreurs formelles, et on ne peut qu'y acquiescer en plaidant les circonstances atténuantes, qui sont fortes; d'autres tombent devant un examen impartial.

Quinte Curce désigne, à la fois, sous le nom de Tanaïs, le Don * qui se jette dans la mer d'Azow et llaxarte ^ qui se jette dans la mer d'Aral. Il y a là une confusion évidente; mais cette confusion avait été faite par ses prédécesseurs ^, il faut bien s'en souvenir, et de plus le mot Tanaïs semble avoir été un appellatif générique des fleuves septentrionaux ^.

1. Cf. Sainïe-Croix, Op. L, pages 100, 273, 292, 311, 420, 501, S02. Cf. Grote, Op. L, t. XVIII, page 10.

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