Cf. Sainte-Croix, Op. /.,page
3. QuLNTE Cl'rce, IX, IV, 18. — Cf. Arrien, VI, 3, xi. Cf. VIII, ix, 16, et IX, I, o; IX, IX, 22 et 23; VII, i, o, et VIII, viii, 6. D'autres exemples de ces contradictions sont signalés par R. Petersdorff , Diodorus Curtiiis, Op. L, page 13. — Sainte-Croix, Oj}. L, page 285.
4. Quinte Curce, VI, ii, 1, sqq., et VI, vi, 1, sqq. 3. Quinte Curce, IV, xi, 1, sqq.
6. Quinte Curce, VI, i, 21, et VII, iv, 32. Ce second passage est d'ailleurs une contradiction du premier. — Le chiffre 30,000 donné par Quinte Curce (VIII, V, 1) doit être aussi une erreur provenant d'une confusion. Cf. J. G. Droysen, Op. L, t. I, page 498, n. 2. — Certaines inexactitudes numériques semblent avoir la même cause; cf. Tii. Zolling, Op. /., page 6. — C'est encore à la même cause qu'il faut rapporter certaines erreurs topographiques: cf. A. CuNNiNGHA.M, The ancient geography of Inda, Londres, 1871, 1. 1, page 229, sqq. — Cf. R. Petersdorff, Eine neue Hauptquelle, Op. L, page 25, sqq.
mier par le second. Ainsi Clitarque donne en parlant de l'étendue des murs de Babylone * le chiffre de 365 stades; les éditeurs et les critiques n'ont pas hésité à introduire ce chiffre dans le texte de Quinte Curce, quoique les manuscrits offrent des chiffres tout différents '. Dans le même paragraphe ^, et pour un but identique, le chiffre L donné par Clitarque a été substitué * au chiffre G que portent les manuscrits de Quinte Curce. On a été beaucoup plus loin, et l'on n'a pas hésité ^ à déclarer que Quinte Curce, après Clitarque, avait relaté l'ambassade des Romains à Alexandre.
Il n'y a pas à insister sur l'emploi de procédés de ce genre ; les signaler, c'est en faire bonne justice.
Il convient de s'arrêter un peu plus longuement sur d'autres reproches, en apparence mieux fondés, que l'on a adressés à Quinte Curce.
Et tout d'abord ces anecdotes sur Bétis, Thaïs, Dioxippe, sur ces vétérans mutilés que rencontre Alexandre, ont-elles un fond historique ou sont-ce tout simplement des légendes écloses dans la fertile imagination d'un Clitarque? Sainte-Croix^, Droysen '' et bien d'autres avec eux, le pensent. Il ne serait peut-être pas trop téméraire de soutenir une opinion différente.
L''argument le plus fort qu'allèguent ceux qui refusent tout fondement sérieux à ces récits est qu'ils ne sont pas rapportés par les écrivains les plus exacts. Ainsi l'aventure de Bétis ^, racontée par Quinte Curce, n'est connue ni d'Arrien, ni de Diodore, ni de Justin.
En ce qui concerne ces deux derniers historiens, l'objection n'a pas grande valeur; l'un écrit une histoire universelle, l'autre un abrégé ; c'est dire qu'ils sont tous les deux dans la nécessité d'élaguer les faits qui ne sont pas indispensables. En ce qui concerne Arrien, l'objection n'est pas beaucoup plus forte.
1. Quinte Ccrce, V, i, 26. — Cf. C. .Mleller, Script. Rer. Alex., page 77.
2. Le Palatinus, I, (914) a GCCLXIII et les autres CCCLXVIII.