‹ Étude sur Quince CurceChapitre 188 sur 398 · QuD<TE Curce, V, x · texte numérisé non relu

QuD<TE Curce, V, x

vient bien au roi qui aimait mieux « ouvrir la route à ses ennemis « que la fermer à ses sujets * », elle a le tort de ne montrer qu'un côté du personnage.

Les autres personnages d'hommes ne sont pas dessinés avec plus de précision. Certes les caractères ne manquaient pas dans l'entourage d'Alexandre, non plus que les figures fortement accusées ou les physionomies curieuses. Philippe, Critobule, ces médecins qui jouent leur vie contre celle de leur roi; Charidème, ce Grec trop franc pour la cour de Darius; Glitus, ce soudard bravache et brave; Parménion^ ce vieux et fidèle courtisan; Ptolémée, ce général avisé et courageux; ce jeune fou dHermolaûs; Callisthène, à la fois historien, philosophe et courtisan; les rois de l'Inde, les Taxile, les Porus; Eumène, dont Cornélius Népos et Plutarque ont fait ressortir les hautes qualités, bien d'autres encore méritaient d'être au moins crayonnés. Quinte Curce n'a pas même ébauché leur portrait physique. Il se contente le plus souvent d'indiquer rapidement le trait distinctif de leur caractère. Charidème est un « général expérimenté * »; Thymodès, « un jeune homme actifs »; Méléagre, inconstant, sans foi, est toujours prêt à « nouer des intrigues, à provoquer des séditions* »; Porus a « un air de dignité ^ »; le frère de Darius, Oxathrès, « n'est « pas moins célèbre par sa parenté que par ses nobles qualités ^ » ; un autre membre de la famille royale, Médatès, n'était pas un « opportuniste '^ », — on nous pardonnera cet anachronisme de traduction; — d'autres enfin n'ont pas même ce simple qualificatif, tel Amyntas, le hardi condottiere, qui essaya de se tailler un royaume en Egypte, et pour lequel l'auteur n'a rien trouvé de mieux que cette mention bien sèche : « Il avait été d'abord « au service d'Alexandre, c'était alors un transfuge *. »

Si Quinte Curce est parfois plus prolixe, il ne s'attache pas pour cela à nous faire pénétrer plus avant dans la familiarité de ses personnages. Au lieu d'un portrait intime, il nous donne

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