QuiiNTE CunCE, IV, xii
4. Quinte Curce, IV, xii, 9 : « Nomina verius quain auxilia. » — Le latin est bien plus énergique.
9. Quinte Curce, IV, xiii, 5. — Cf. Quinte Curce, III, ii, 7; IX, vu, 12.
« rure '. » L'esquisse qu'il nous trace des Indiens Ichthyophages est aussi poussée assez loin. « Ils habitent, dit-il, un immense « pays désert, et ils n'ont aucune relation avec leurs voisins. La « solitude où ils vivent achève de rendre sauvage leur esprit na- « turellement farouche. Ils laissent croître leurs ongles et leurs «cheveux, sans jamais les couper; ils habitent des cabanes « faites de coquillages et de détritus rejetés par la mer. Ils s'ha- <( billent de peaux de bêtes sauvages; ils se nourrissent de pois- « sons séchés au soleil et de la chair des grands animaux marins « que les flots ont poussés sur leurs côtes -. »
Mais Quinte Curce est trop avare de pareilles esquisses. Il a cependant une palette riche en couleurs variées, il a le sens plastique, et lorsque son attention, moins violemment sollicitée par le spectacle de l'être moral, des états de l'âme, des éléments psychologiques, consent à s'arrêter au monde extérieur et sensible, il trace de véritables peintures.
Si indifférent qu'il soit d'ordinaire à l'extérieur de ses personnages, il saura décrire avec art les costumes qui lui paraîtront dignes d'arrêter son attention :
« La parure de Darius efTaçait tout le reste en magnificence : « sa tunique de pourpre était, dans le milieu, relevée par une bro- « derie blanche ; son manteau, où l'or étincelait, était orné de « deux éperviers de même métal, qui semblaient fondre l'un sur «l'autre à coups de bec; enfin de sa ceinture d'or, semblable à «celle d'une femme, pendait un cimeterre dont le fourreau était « tout entier de pierres précieuses. Le diadème des rois s'appelle, « chez les Perses, cidaris : celui de Darius était un bandeau de cou- « leur bleue mêlée de blanc '. »
« Sopithès portait une robe chamarrée d'or et de pourpre, « qui lui descendait jusqu'au bas des jambes; ses sandales d'or «étaient semées de pierreries; une parure de perles entourait «aussi ses poignets et ses bras; de ses oreilles pendaient des dia- « mants d'un éclat et d'une grosseur extraordinaires; son sceptre « d'or était orné de béryls ^. »
Le détail pittoresque et précis ne lui échappe pas. Les envoyés