‹ Étude sur Quince CurceChapitre 196 sur 398 · Quinte Curce, IX, v, 3, sqq · texte numérisé non relu

Quinte Curce, IX, v, 3, sqq

9. Lessing, Laoocon, traduction française, Hachette, 1877, ch. v, page 44, sqq.

10. G. Boissier, Promenades archéologiques, Paris, Hachette, 1880, page 345, sqq.

sujet du taureau Farnèse; en revanche, Cicéron, dans son de Consulatu, s'est inspiré d'un groupe de bronze que l'on voit encore à Rome au Capitole ' ; Horace, en nous peignant les Gaulois et les Parthes -, a dû se souvenir d'un bas-relief triomphal, et Ovide songeait à coup sûr à la Vénus de Médicis quand il écrivait ce distique si harmonieusement, si exactement descriptif :

Ipsa Venus pubem, quoties velamina ponil, Protegitur lœva semireducta manu 3.

Quinte Gurce paraît aussi, dans certaines descriptions, s'être inspiré des chefs-d'œuvre de la peinture ou de la sculpture.

Un épisode de la bataille d'Issus * rappelle, à s'y méprendre, l'admirable mosaïque de la maison du Faune; Agis mourant ^ fait involontairement songer au Gladiateur du Louvre, et les éléphants que l'historien nous peint saisissant les Macédoniens pour les jeter aux mains des cornacs^ éveillent le souvenir d'un camée bien connu '.

Ailleurs Quinte Gurce a groupé ses personnages avec un art si consommé, il a tracé des tableaux d'un dessin si ferme qu'un sculpteur ou un peintre n'aurait qu'à suivre le texte de notre historien :

« Statira entourait de ses bras son fils, qui n'avait point « encore accompli sa sixième année et qu'elle avait mis au jour « dans l'espoir de cette haute fortune que son père venait de perce dre. Sur le sein de la vieille reine étaient penchées les deux « filles de Darius, déjà sorties de l'enfance et accablées de la douce leur de leur aïeule autant que de la leur; autour d'elles se « tenaient une foule de femmes de distinction, les cheveux épars, « les vêtements déchirés, insoucieuses de leur ancien rang *. »

1. Patin, Études sur la poésie latine, Paris, Hachette, 1875, t. II, page 436.

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