‹ Étude sur Quince CurceChapitre 224 sur 398 · Quintilien, de Instilutione oratoria, X, i · texte numérisé non relu

Quintilien, de Instilutione oratoria, X, i

de Fauteur qui les souffle. C'est à Quinte Curce qu'appartiennent cette réflexion philosophique qui termine l'allocution de Charidème*, ces maximes qui coupent le discours d'Alexandre à ses soldats hésitants ^ celui de Nabarzane ', celui de Cratère^; c'est à lui encore qu'il faut attribuer certaines subtilités d'expression ou de sentiment ^, la recherche du terme rare, les aUiances de mots inattendues *•, les mouvements ironiques si fréquents dans les discours", les pointes qui les terminent*, les péroraisons sentencieuses ^, les réflexions d'une banalité désespérante "•. C'est à lui enfin que revient le douteux honneur d'avoir semé à pleines mains l'hyperbole " et l'antithèse '^, les traits d'esprit qui manquent d'à propos et de goût ''.

Cette recherche continuelle de l'effet, ce souci de la forme, cette ingéniosité constamment en éveil, ces petits bonheurs d'expression qui nous font à chaque instant nous écrier :

Ah! qu'en termes galants ces clioses-là sont dites,

cet amour de tout ce qui est neuf, imprévu, surprenant, a singulièrement nui à Quinte Curce. Sa réputation d'historien, d'écrivain en asoufl'ert; on pourrait presque dire qu'elle en a été diffamée. La critique, choquée de ces faiblesses inévitables à celte

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