‹ Étude sur Quince CurceChapitre 227 sur 398 · QUI-NTE CCRCE, IV, XVI · texte numérisé non relu

QUI-NTE CCRCE, IV, XVI

« payés? L'un a arrosé de son sang la table d'iin banquet ; l'autre « n'est même pas mort d'un seul coup; il a fallu que tes géné- « raux. attachés au chevalet, fussent donnés en spectacle aux « Perses qu'ils avaient vaincus. Parménion, sans avoir pu se « disculper, a été assassiné, lui qui avait été l'assassin d'Attale ; « car tu fais tour à tour de ces malheureux autant de bourreaux « pour frapper tes victimes; et ceux qui viennent d'être les ins- « truments de tes vengeances sont bientôt mis à mort par d'au- « très '. »

La suite est moins belle, — Hermolaiis s'amuse à des antithèses -, il prend à la fin le ton d'un stoïcien faisant la leçon au tyran et souhaitant que ses remontrances ne soient pas inutiles ', — mais il y a encore de belles choses, fort justes, ne serait-ce que ce mouvement ironique dans lequel le jeune page rappelle au roi le souvenir de Callistliène condamné d'avance par le plus juste et le plus patient des souverains \

La réponse de Callisthène à Cléon est fort modérée. Le philosophe parle en habile politique ^, en homme d'esprit % en patriote perspicace \

Le discours de Cratère contre Philotas a quelque chose de l'habile perfidie des délateurs romains. L'orateur y exploite surtout fort adroitement la jalousie qu'Alexandre ne pouvait s'empêcher de ressentir contre Parménion *. « Mais alors même, « dit-il, que, vaincu par le repentir ou par ton bienfait, il voudrait « se tenir désormais en repos, Parménion, son père, qui cora- « mande à une armée si puissante, Parménion, dont la voix est « depuis si longtemps respectée de tes soldats, et dont la grau- « deur atteint presque à la tienne, ne se trouvera-t-il pas humilié <( de te devoir la grâce de son fils? Il est des bienfaits qui nous « sont odieux; on a honte d'avouer qu'on a mérité la mort. »

Tous ces discours sont dans le ton; les personnages sont dans

i. QUI.NTE CCRCE, VIII, VII, 1, sfjq.

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